# Vérification — Le dossier atelier du wiki (recuit, étuis, poudres) Fiche de traçabilité des sept pages de l'espace [[rechargement:start|Rechargement]] du wiki. Voir [[verification:start|la méthode]]. Ces pages avaient été **contrôlées en bloc le 2026-07-26**, avant que le dispositif de fiches n'existe — l'index général les portait sur une seule ligne, sans trace de ce qui avait été confronté. Elles décrivent des gestes d'atelier ; c'est à ce titre qu'elles passent avant les sept pages `technique:` restantes, dont la relecture initiale avait été plus fournie. ## L'erreur principale : un indicateur visuel qui place le collet 150 °C trop haut Le recuit des étuis vise le seuil de recristallisation du laiton, **370 à 400 °C**. Sur ce point les trois supports du site s'accordent, et le chiffre est juste. Mais deux pages du wiki y accolaient une **consigne visuelle** : > Travaillez dans une pièce sombre pour mieux voir la couleur du métal. On vise un **rouge sombre tout juste naissant**… La cible est le seuil de recristallisation du laiton, ≈ 700–750 °F (370–400 °C) — **bien en dessous de l'incandescence**. La phrase se contredit d'un membre à l'autre : elle demande de guetter **l'apparition** de l'incandescence, puis annonce une cible « bien en dessous » de celle-ci. Les deux ne peuvent pas être vraies. **Un solide ne commence à rougir visiblement, même dans le noir, qu'aux alentours de 525 °C.** C'est un seuil d'émission thermique, indépendant du métal — pas une propriété du laiton. À 370–400 °C, une douille **n'a donc aucune couleur**. Conséquence directe pour l'atelier : chauffer « jusqu'au rouge sombre naissant » place le collet **130 à 155 °C au-dessus de la cible**. Or la page dit elle-même, deux lignes plus bas, qu'une douille trop chauffée est « trop molle, dangereuse ». La consigne conduisait précisément à l'état qu'elle met en garde de produire. Les deux pages énoncent désormais que la couleur **ne peut pas** servir d'indicateur, que travailler dans le noir sert à voir le rouge qu'on ne veut **pas** atteindre, et renvoient à ce qui indique réellement la température : un vernis calibré, ou un temps de chauffe étalonné une fois sur un étui sacrifié. ### La sœur portait la même erreur Le passage figurait sur `rechargement:recuit_etuis` **et** sur `rechargement:preparation_etuis`, dans une formulation condensée — « ≈ 700–750 °F (370–400 °C), soit un rouge sombre tout juste naissant et jamais incandescent ». Corriger la page dédiée sans re-grepper aurait laissé l'erreur sur sa compagne, à un clic de là. C'est le troisième dossier de cette passe où le même motif se répète, après le coefficient C.I.P. et le décompte du connecteur Glock. Le re-grep systématique n'est pas une précaution : c'est ce qui fait la différence entre corriger une page et corriger un fait. ## Ressorti intact * **Le chapitre 3 du guide** ne portait pas la faute : il donne 370–400 °C et **ne parle jamais de couleur**. Les deux supports ne divergeaient donc pas sur la température, seulement sur la façon de l'atteindre. * **Le bain de sels** est correctement expliqué, y compris ce qui surprend : le bain est porté à 500–550 °C, **plus haut** que la cible de surface, parce que l'immersion ne dure que quelques secondes. La page dit pourquoi, au lieu de laisser croire à une contradiction. * **L'étude de cas volume / pression** est solide, et c'est la meilleure page du dossier sur le plan du raisonnement. Elle expose l'hypothèse du volume réduit, puis montre par la modélisation qu'elle **n'explique pas** la surpression observée (≈ 2 926 bar, largement sous la limite), et conclut qu'il ne faut pas s'arrêter à la première hypothèse plausible. Toute son arithmétique a été refaite : 198 − 185 = 13 grains, soit 0,84 g ; 2,5 grains d'eau sur 70,5 font bien 3,5 % de volume ; et 1 grain d'eau vaut bien 0,0648 cm³. * **Les seuils de sensibilité thermique** sont cohérents avec leurs propres exemples : $T_c < 0{,}15$ m/s/°C donne bien moins de 3 m/s sur 20 °C, et $T_c > 0{,}40$ donne bien 8 m/s et plus. ## Une divergence signalée, non tranchée Le [portail balistique](https://www.tireur.org/techniques/balistique/) et la page `rechargement:stabilite_poudre` décrivent la même grandeur dans deux unités, et ne s'accordent pas : | | Poudres « Extreme » | Poudres classiques | | :--- | :---: | :---: | | Portail (converti) | $0{,}27$ m/s/°C | $0{,}82$ à $1{,}10$ | | Wiki | $0{,}08$ à $0{,}25$ (H4350) | au pire $0{,}50$ (Tubal) | Soit un **facteur deux** sur les poudres classiques. La conversion a été refaite : 1 fps/°F = 0,5486 m/s/°C. ### Les guides de fabricants ont été ouverts — et ils ne publient rien La piste évidente était les guides de fabricants. **Les huit que nous hébergeons ont été dépouillés** : Vihtavuori (édition 2026), Alliant, Norma, Lyman, Western Powders, Shooters World, Lovex, Vectan. **Aucun ne publie de coefficient de sensibilité thermique.** Les fabricants qualifient leurs poudres — « temperature stable », « insensitive to extreme weather conditions », « the most temperature stable powder in its class » — sans jamais chiffrer. La recherche a porté sur les coefficients explicites comme sur leur forme indirecte (écart de vitesse annoncé entre deux températures) : rien dans aucun des huit. La divergence **ne peut donc pas être tranchée**, et elle ne le sera pas par cette voie. Ni le portail ni la page wiki n'ont vu leur chiffre modifié. En revanche, les deux disent désormais ce qu'ils sont : des **ordres de grandeur issus d'essais non identifiés**, utiles pour classer des poudres entre elles, pas des données de laboratoire. La page wiki nomme explicitement la divergence interne et renonce à la trancher ; le portail renvoie vers elle. ### Ce que le dépouillement a rapporté malgré tout Deux faits sourcés qui manquaient au site, et que la recherche a mis au jour : * **Les tables de rechargement ont une température de référence.** Vihtavuori indique que ses données sont obtenues à **68 °F (20 °C)** et **55 % d'humidité relative**. Une charge lue dans un manuel suppose donc une vingtaine de degrés — c'est exactement l'écart avec la température du pas de tir que le coefficient $T_c$ sert à estimer. Ce point ne figurait **nulle part** sur le site, alors qu'il donne sa portée à toute la page. * **Un cas où le fabricant chiffre, et c'est une consigne de sécurité.** Vihtavuori déconseille la **N570** en charges lourdes **sous −20 °C**, pour risque de pression élevée, et oriente vers la N568. Rappel utile : au froid, certaines poudres montent en pression au lieu d'en perdre. La divergence reste ouverte. Elle demanderait une mesure au chronographe à deux températures, ce que le site pourrait faire mais n'a pas fait. ## Ce qui n'a pas été vérifié * **Les classements de poudres par étoiles** (🌟 à 🌟🌟🌟🌟🌟) et les fourchettes de $T_c$ par famille reposent sur des « essais indépendants » non identifiés. Rien n'a été confronté. * **Les durées de chauffe** (5 à 10 s au chalumeau, ≈ 6 s en double torche) sont des conventions d'atelier dépendantes du matériel ; elles n'ont pas de source et n'en auront pas. * **`choix_presse`** n'a pas été contrôlé au-delà d'une relecture : la page ne porte que trois valeurs chiffrées et aucune ne conditionne un geste. * **La modélisation QuickLoad** citée dans l'étude de cas provient d'un tiers et n'a pas été rejouée. L'estimateur du site pourrait le faire ; ce serait le prolongement naturel de cette page.