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Vérification — Le Spantole et PS Magazine

Fiche de traçabilité des deux derniers articles de la rubrique : Le Spantole — le canon de Thuin et PS, The Preventive Maintenance Monthly. Ils n'ont rien en commun de sujet, et sont traités ensemble pour une seule raison : ce sont les deux seules pages de la rubrique dont les faits ne circulent nulle part ailleurs. Aucun contrôle croisé n'était possible. Voir la méthode.

Ils se ressemblent pourtant sur un point décisif : l'un comme l'autre a sa source à portée de main. Le Spantole est la synthèse d'une étude hébergée sur ce site ; PS Magazine est un index de fascicules que nous archivons. Dans les deux cas, la vérification consistait donc à confronter la page à ce dont elle rend compte — et non à chercher au dehors.

Sources

Ce qui a été fait

Pour PS Magazine, les 54 entrées des quatre tableaux ont été confrontées à l'archive une par une et automatiquement : pour chaque ligne, le numéro annoncé dans le libellé, le fichier réellement visé par le lien, et le mois et l'année portés par ce fichier.

Pour le Spantole, chaque affirmation chiffrée et chaque attribution ont été retrouvées dans l'étude d'origine, puis comparées à ce que la synthèse en dit.

L'erreur principale : des décomptes justes, des plages fausses

Trois articles renvoient vers PS Magazine en annonçant combien d'entrées les concernent et sur quelles années. Les décomptes sont exacts tous les trois — quatorze, sept, vingt-trois, vérifiés ligne à ligne. Les plages d'années sont fausses tous les trois.

Page Plage annoncée Plage réelle
M1 Garand 1953-1965
Carabine USM1 1957-1963
M16 1967 à 1971

Et sur la page PS Magazine elle-même, l'index cumulatif était donné comme couvrant « les numéros 1 à 229, soit 1951 à 1972 » : le n° 229 est de décembre 1971.

Ce qui rend le cas instructif, c'est le partage entre ce qui a été recompté et ce qui ne l'a pas été. Compter des lignes est un geste qu'on refait volontiers ; lire la première et la dernière date d'une colonne est un geste qu'on croit avoir fait. Les trois écarts vont d'ailleurs dans des sens différents — une année en trop à la fin, trois de trop au début, deux de trop au début —, ce qui exclut une cause commune : ce sont trois approximations indépendantes, chacune plausible, aucune vérifiée.

Le cas du M16 méritait plus qu'un remplacement de chiffres. La plage 1967-1971 était fausse mais l'intention était juste : c'est bien à partir de 1967 que les fascicules documentent la crise de fiabilité. La page dit désormais les deux — vingt-trois entrées de 1965 à 1971, dont vingt-deux à partir de 1967.

L'erreur suivante : une synthèse qui durcit ce qu'elle résume

L'article sur le Spantole est le résumé d'une étude de 2008. La confrontation au document d'origine montre que le résumé est fidèle sur presque tout — mais qu'il a raidi le raisonnement en le condensant, à trois endroits.

Un argument retourné par l'auteur, gardé à l'endroit. Sur les fleurs de lys gravées, l'article concluait qu'elles « indiquent une provenance française ». L'étude, elle, pose l'objection avant de conclure : les rois d'Angleterre ont porté la fleur de lys trois siècles durant, en rappel des prétentions des Plantagenêt sur la couronne de France, et plusieurs villes et associations l'emploient aussi. L'auteur conclut malgré tout à la provenance française — mais au terme d'un raisonnement, pas d'une évidence. La synthèse avait gardé la conclusion et jeté l'objection, ce qui transforme un indice discuté en preuve. L'objection est rétablie.

Deux nombres déplacés. L'alésage était donné pour « 16 cm de profondeur sur 70 cm » : c'est l'inverse — 16 cm de diamètre, 70 cm de profondeur. L'arithmétique de la page suffisait à le montrer, puisqu'elle donne par ailleurs des parois de 13 cm et un diamètre extérieur de 42 : 16 + 2 × 13 = 42. La relation est désormais écrite dans le texte, pour qu'elle ne puisse plus se perdre.

Et sur le siège de 1653-1654, l'article portait « 400 morts et 45 blessés côté assaillants, contre 12 morts pour Thuin ». L'étude écrit : 400 morts parmi les assaillants, et 12 morts et 45 blessés pour Thuin. Les blessés avaient changé de camp. L'anomalie était visible sans la source — quatre cents tués pour quarante-cinq blessés est un rapport que les sièges ne produisent pas.

Correction secondaire

Affirmation d'origine Correction
Thuin rasée en 1466 « par Philippe le Bon, duc de Bourgogne » L'étude ne lui attribue pas l'acte : le démantèlement est la conséquence des insultes proférées par Dinant à son encontre sous les murs de Bouvignes. La synthèse avait fait d'un motif un auteur

Complété par ailleurs, à partir de l'étude : le commandement du siège de 1653-1654 par le comte de Duras sous les régiments de Condé, le déroulé de l'assaut, et la masse totale estimée de la bombarde complète (~6 tonnes), qui est l'une des deux prémisses du raisonnement de datation que la page exposait sans elle.

Ressorti intact

Les 54 entrées des tableaux de PS Magazine sont exactes — les 54 liens pointent vers le fascicule annoncé, et les 54 couples mois/année correspondent au numéro. C'est le résultat principal de ce dossier, et il porte sur la seule chose que cette page prétend faire. Le contrôle a été automatisé et peut être refait à l'identique.

Tiennent également :

Ce qui n'a pas été vérifié

Voir aussi