Fiche de traçabilité des articles Les réticules de lunette de tir et Le réticule PSO-1 (SVD Dragunov), traités ensemble parce qu'ils décrivent le même réticule et se citent l'un l'autre. Voir la méthode.
BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js), exécuté — pas lu — sur la 7,62×54R 7N1, avec analyse de sensibilité.Les deux articles donnaient des distances incompatibles pour les mêmes chevrons :
| article détaillé | page comparative | |
|---|---|---|
| Chevron principal | 1 000 m, tourelle sur 10 | « zéroté à 400 m » |
| Chevrons inférieurs | 1 100 / 1 200 / 1 300 m | « environ 600, 800 et 1 000 m » |
Aucune relecture page par page ne pouvait le voir : chaque version est cohérente avec elle-même. C'est la lecture conjointe qui la révèle, et c'est la raison d'être du traitement par dossier.
La documentation tranche en faveur de l'article détaillé : la tourelle se règle sur 10, et les trois chevrons prolongent alors la portée à 1 100, 1 200 et 1 300 m. La page comparative est corrigée. Au passage, le chevron principal n'a pas de distance propre — c'est le point de visée qu'on emploie avec la tourelle graduée de 1 à 10 ; lui attribuer « 400 m » revient à confondre le réticule et le réglage.
L'article détaillé plaçait les valeurs 1, 2, 3 mrad dans une colonne intitulée Chute (holdover), en regard de 1 100, 1 200 et 1 300 m. Cela revient à affirmer qu'un milliradian de report fait passer de 1 000 à 1 100 m.
Le solveur du site dit autre chose. Pour la 7N1 partant à 830 m/s, zéro à 1 000 m, le report vaut ≈ 3 mrad aux 100 premiers mètres au-delà de 1 000 m, puis ≈ 7 mrad à 1 200 m. À ces distances la balle est largement subsonique et sa trajectoire s'effondre.
Le calcul a été repris en faisant varier les hypothèses — vitesse initiale de 830 à 900 m/s, coefficient balistique de G7 0,205 à 0,30, modèle G1 comme G7. Le report ne descend jamais à 1 mrad ; la valeur la plus basse obtenue, 1,3 mrad, exige une combinaison que l'arme ne produit pas. La conclusion ne dépend donc pas du jeu d'hypothèses retenu.
Ce que valent réellement ces 1, 2, 3 mrad : la position des chevrons dans le dessin du réticule, ce que la mesure du SVG confirme exactement. La colonne a été renommée en conséquence, et un encadré explique que les chevrons sont des points de visée grossiers, non un compensateur exact.
Détail qui mérite d'être noté : l'explication était déjà dans la page, deux sections plus bas — « la rapidité prime sur la précision chirurgicale ». C'est l'archétype le plus fréquent de cette passe, et il s'est encore vérifié.
Les deux pages affirmaient que le PSO-1 est FFP « du fait de son grossissement fixe ».
L'inférence ne tient pas. Ce qui sépare premier et second plan focal, c'est le comportement des graduations quand on change de zoom. À grossissement fixe, la question ne se pose pas : les subtensions sont constantes par construction. La distinction est sans objet, ce qui n'est pas la même chose qu'être FFP.
La page comparative fournit elle-même la preuve que l'auteur connaissait la vraie distinction : sa ligne sur le mil-dot précise que les mesures ne sont exactes qu'au grossissement de référence en SFP. La formulation fautive n'est donc pas une ignorance, c'est un raccourci.
Le dossier avait laissé les réticules autres que le PSO-1 non contrôlés. Le H59 a été repris parce que le contrôle du simulateur de lunette — mené le même jour, voir la fiche parallaxe et plans focaux — a montré que l'outil le dessinait d'une certaine façon. Or l'article, la figure et le simulateur le dessinaient de la même façon fausse.
Ce n'est pas une grille autour du centre. La fiche technique du fabricant est sans ambiguïté : la grille Horus est sous la ligne horizontale, et sous elle seule ; au-dessus, le réticule se réduit à la croisée fine. Les lignes secondaires y sont tracées tous les 1 mil de chute, jusqu'à une vingtaine de mils, et la largeur disponible s'élargit avec la profondeur. Le H59 est donc, par construction, un réticule « sapin de Noël » — plus dense que les autres, non d'une autre famille.
La subtension caractéristique est 0,2 mil, pas 1 mil. L'article donnait « une grille complète de points espacés de 1 mil » et des « marques en croix tous les 5 mils ». Le 1 mil est l'écart entre deux lignes de la grille ; les graduations qui les jalonnent sont à 0,2 mil, et c'est cette valeur que le fabricant met en avant sur toute la famille.
H59 et TREMOR ne sont pas le même réticule. L'article posait « Horus H59, aussi appelé TReMoR », avec un développement d'acronyme en toutes lettres. Le fabricant traite les deux comme des lignes de produits distinctes : le H59 garde la grille et les repères de télémétrie rapide, les TREMOR y ajoutent un système breveté de points de vent. Aucune source consultée ne donne le développement d'acronyme que l'article avançait ; il a été retiré plutôt que remplacé par un autre non sourcé. La confusion s'explique — le même instructeur enseigne les deux familles — et l'encadré le dit désormais.
L'erreur était sur les trois supports à la fois, et c'est ce qui l'avait rendue invisible. Le texte de l'article, le schéma SVG (qui dessinait quatre rangées de points au-dessus de l'horizontale) et le simulateur (grille symétrique de ±15 mil) disaient la même chose. Trois accords ne font pas une preuve quand les trois descendent l'un de l'autre : il a fallu ouvrir la fiche technique du fabricant.
Les trois supports ont été refaits. Le schéma est regénéré par calcul et non retouché — lignes secondaires au mil, graduations à 0,2 mil, largeur croissante — puis converti en image et regardé à sa taille d'affichage réelle, pour vérifier que la densité du vrai réticule reste lisible à 180 pixels. Le rendu du simulateur a été contrôlé de la même façon.
La section précédente laissait les réticules restants explicitement non contrôlés. Ils l'ont été. La source est cette fois-ci sur le disque du site depuis le début : le manuel de tir de précision de l'US Army que la bibliothèque héberge, et dont la figure 2-21 porte la réponse écrite sur le dessin lui-même.
L'intervalle d'un mil sépare le centre d'un point du centre du suivant. La figure du manuel l'inscrit en capitales : 1 MIL — CENTER TO CENTER. La page écrivait « la distance entre le bord d'un point et le bord du point suivant est de 1 mil ». Ce n'est pas la même grandeur : pour un point de 0,25 mil, elle vaut 0,75. Quiconque appliquait la page plaçait ses repères un quart de mil trop loin à chaque intervalle, et toute estimation de distance s'en trouvait décalée de 25 %. C'est la correction la plus conséquente de ce dossier.
La confusion a une origine, et elle est instructive : le diamètre du point se mesure bien, lui, d'un bord à l'autre — les 0,25 mil que la page cite par ailleurs correctement. La même formulation désigne donc deux mesures différentes selon l'objet auquel on l'applique, et l'une a été appliquée à l'autre.
Le mil-dot est un Duplex, pas une croix graduée. Le manuel le dit dès sa première phrase, et sa figure le montre : montants épais à la périphérie, section fine au centre, quatre points par branche — le premier à 1 mil du centre, le dernier à 1 mil du début du montant. La zone graduée couvre 5 mils de part et d'autre, et s'arrête là. La page décrivait « un réticule en croix avec des points ronds », le schéma dessinait une croix fine allant au bord, et le simulateur alignait vingt points par branche sur une croix sans fin. Les trois ont été refaits : le schéma est regénéré par calcul (montants à 5 mils, quatre points à 1 mil d'écart, point de 0,25 mil) et la branche du simulateur réécrite, puis l'un et l'autre convertis en image et regardés.
| Réticule | Ce que le contrôle a donné |
|---|---|
| MRAD Standard | Traits pleins au mil, demi-traits à 0,5 — mesuré conforme |
| MOA Crosshair | Graduations à 0,2909 mil, soit exactement 1 MOA — mesuré conforme |
| Sapin de Noël | Lignes tous les 1 mil sous l'horizontale, largeur croissante — conforme |
| German #4 | Trois montants épais, fil fin vers le haut — conforme |
| Mil-Dot | Refait (voir ci-dessus) |
| Duplex | Date corrigée, schéma refait : le montant est fuselé, pas en marche |
« Breveté en 1962 » n'est pas ce que dit le fabricant. Sa fiche technique porte Invented in 1962, et aucune recherche n'a produit de brevet. La page avait donc transformé une création datée en dépôt de brevet — une précision ajoutée par-dessus un fait exact, qui est le même geste que le développement d'acronyme retiré la veille sur le H59. Corrigé en « créé ».
EBR est une marque, pas une catégorie. La page posait « Sapin de Noël (Christmas Tree ou EBR — Enhanced Battle Reticle) », comme si les trois termes étaient interchangeables. Le développement de l'acronyme est juste — c'est le seul des deux à avoir tenu — mais il désigne la gamme d'un fabricant unique, dont tous les membres ne sont pas des sapins : le premier de la série est un réticule à traits de télémétrie sans arborescence. Le nom générique a été rétabli, et l'étiquette du simulateur avec.
La correction de la veille n'avait pas été propagée. « Horus H59 (TReMoR) » subsistait dans cinq fichiers du simulateur — la page servie, la page du dépôt, les deux tables de traduction et le README — alors que l'article et le dessin avaient été refaits. La règle existe pourtant : re-grepper toute valeur corrigée dans les pages et dans le code. Elle n'avait été appliquée qu'aux pages.
Le montant du Duplex est fuselé, et le tableau du fabricant m'avait fait conclure l'inverse. Le point avait d'abord été classé non tranché : les deux figures du site se contredisaient — le schéma passait brutalement de l'épais au fin, le simulateur dessinait un montant qui s'effile — et la fiche technique ne cote que deux largeurs, ce dont j'avais déduit une marche d'escalier. C'était une inférence, pas une lecture.
Le dessin de cette même fiche, agrandi et mesuré colonne par colonne, tranche sans ambiguïté :
| Grandeur | Mesure sur le dessin du fabricant | Rapport au rayon |
|---|---|---|
| Trait épais | 28 px | — |
| Trait fin | 8 px | 0,29 du trait épais |
| Début du fuseau | d = 352 px | 0,338 R |
| Fin du fuseau | d = 237 px | 0,227 R |
L'épaisseur décroît régulièrement — 28, 26, 24… 10, 8 — sur une longueur de 110 px, soit environ quatre fois la largeur du montant lui-même. Les deux axes donnent le même profil. Ce n'est pas une marche.
Donc : le texte de la page (« qui s'amincissent vers le centre ») était juste, le simulateur aussi, et c'est le schéma SVG qui était le seul en tort. Il a été regénéré par calcul en reprenant les rapports mesurés ci-dessus, puis regardé à 180 pixels.
Deux valeurs dans un tableau n'impliquent pas une discontinuité entre elles. Une fiche technique qui cote un « trait épais » et un « trait fin » cote les deux extrémités d'un profil, pas les deux marches d'un escalier. J'avais pris l'absence d'une troisième cote pour la preuve qu'il n'y avait rien entre les deux — un raisonnement par le silence, exactement ce que la méthode interdit ailleurs. Il a suffi d'agrandir le dessin.
Un lien du tableau comparatif était mort depuis la rédaction. Le renvoi vers la section du sapin de Noël désignait une ancre que le titre ne produit pas : le / d'un titre disparaît sans laisser le souligné qu'on croit y voir. Aucun contrôle ne pouvait le signaler — le balayage des liens morts compte les liens vers des pages absentes, or une ancre inexistante est un lien parfaitement valide vers la page courante. Le titre a été réécrit avec des parenthèses, qui donnent une ancre stable, et une règle de lint (ancre_morte) a été ajoutée : elle a été vérifiée en réintroduisant le défaut, qu'elle signale. Une seule page du wiki emploie ce type de lien ; la règle est là pour la suivante.
Une seconde règle (lien_markup) est née du même contrôle, et d'une faute commise en écrivant cette fiche : une emphase placée dans le libellé d'un lien n'est pas repassée au parseur, et le lecteur voit les barres obliques. C'est le pendant de caption_markup pour les liens. Là encore, seul le rendu le montrait — le source était impeccable.
Le simulateur n'offre pas tous les réticules de la page. L'introduction promettait que « tous » y étaient manipulables ; il y en a huit sur dix, le crosshair simple et le BDC manquant. Les sections concernées ne portaient d'ailleurs aucun lien — la page se démentait déjà elle-même, sans que la phrase d'introduction en tienne compte. Reformulée.