Fiche de traçabilité des cinq pages qui décrivent la chaîne du départ du coup : Balistique intérieure, Validation & limites du modèle, Implications pour le rechargement, Produire ses propres données et Balistique terminale. Voir la méthode.
BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js), exécuté pour recalculer un tableau que la page donnait sans origine.reloading/tireur_reloaded/index.php) et celui du simulateur hérité, lus jusqu'aux constantes effectivement employées.Les cinq pages ont été traitées ensemble. Tout ce qui était calculable a été recalculé, tout ce qui était cité a été rouvert, et les constantes annoncées dans le texte ont été confrontées à celles que le code applique réellement.
Le 2026-07-29, le dossier C.I.P. établissait que la pression d'épreuve n'a pas un coefficient unique : 1,25 × P_max pour les armes rayées à percussion centrale, mais 1,30 pour les armes de poing, la percussion annulaire et la grenaille. Deux pages et le code du calculateur avaient été corrigés.
Une troisième page portait la même erreur, et elle est restée en ligne. La page destinée au rechargeur écrivait encore que « l'arme elle-même est éprouvée au banc à P_E = 1,25 × P_max », sans distinction — c'est-à-dire exactement la formulation qui avait été identifiée comme fausse deux jours plus tôt, sur la page qui s'adresse le plus directement à quelqu'un qui développe une charge.
Le mécanisme, et il est réparable. Corriger une valeur ne suffit pas : il faut la re-chercher dans tout l'espace de noms. C'est le deuxième archétype de cette passe, déjà rencontré avec une durée de phase annoncée sur trois pages. Il s'est reproduit ici alors même que la leçon était écrite — parce que la recherche n'a porté que sur les pages du dossier en cours.
La même page décrivait par ailleurs l'outil comme traçant « P_E (1,25×) », alors que le code, lui, avait été corrigé et choisit désormais 1,25 ou 1,30 selon le type d'arme. La page décrivait donc un comportement que le logiciel n'avait plus.
Corrigé sur la page, et le commentaire du code — resté généralisant alors que la ligne en dessous branchait correctement — a été remis en accord avec ce qu'il commente.
La page donnait la sensibilité verticale à la vitesse initiale, en centimètres par m/s, à quatre distances. Recalculée avec le solveur du site sur deux munitions réelles de longue distance :
| Distance | Valeur publiée | .308 Win 175 gr recalculée | 6,5 Creedmoor 140 gr recalculée |
|---|---|---|---|
| 300 m | 0,5 | 0,15 | 0,12 |
| 600 m | 1,8 | 0,91 | 0,75 |
| 800 m | 3,5 | 2,0 | 1,6 |
| 1000 m | 5,8 | 4,0 | 3,0 |
Le tableau publié était donc 1,5 à 3,3 fois trop élevé, et l'écart n'était pas un simple facteur d'échelle.
L'origine se retrouve exactement. Sans traînée, la chute vaut $\tfrac12 g t^2$ avec $t = R/v_0$, d'où une sensibilité $g R^2 / v_0^3$ — strictement proportionnelle au carré de la distance. Les quatre valeurs publiées suivent cette loi à moins de 5 % près, pour $v_0 \approx 560$ m/s. Le tableau est celui d'un projectile sans traînée lancé à 560 m/s, présenté dans une page de tir de précision à 1 000 mètres.
La traînée change les deux choses à la fois : elle réduit l'amplitude et fait croître la sensibilité plus vite que $R^2$, parce que le temps de vol s'allonge plus vite que la distance. Le tableau a été remplacé par les valeurs calculées, pour deux munitions nommées, avec la mise en garde que ces nombres n'ont de sens qu'attachés à une munition.
La conclusion qualitative survit, elle : à 1 000 m un SD de 3 m/s pèse encore une douzaine de centimètres, davantage que le visuel dix de la cible 300 m — qui fait bien 100 mm, d'après le générateur de cibles du site et la page de discipline.
| Page | Ce qui était écrit | Ce qui est vrai |
|---|---|---|
| Produire ses données | Deux renvois vers les outils du site | Deux liens morts, écrits en chemin absolu [[/techniques/…]] : DokuWiki les lit comme des identifiants de page, pas comme des URL. Le premier est dans la phrase d'ouverture, et pointe vers l'outil dont la page explique comment l'alimenter. Passés en URL complètes. |
| Balistique intérieure | « sous-estime la pression (~25–35 %) et la vitesse (~15–25 %) » | La page compagnon dit mieux : la vitesse est sous-estimée dans tous les cas, mais la pression ne l'est qu'en carabine — en pistolet le pic tombe juste. L'article principal laissait croire à un biais conservateur systématique, quand la page de validation avertit précisément du contraire. Nuance de régime rétablie. |
| Balistique intérieure | Bilan d'énergie avec un terme $W_{friction}$… | …absent de l'équation différentielle qui suit. Le frottement agit pourtant dans le modèle, mais seulement dans l'équation du mouvement. L'énergie retirée au projectile n'est donc pas retirée au gaz : inconsistance énergétique, désormais dite, et rapprochée du défaut de partage d'énergie déjà diagnostiqué à la validation. |
| Balistique intérieure | $Ba$ donné en $\text{bar}^{-1}\text{s}^{-1}$… | …puis employé deux paragraphes plus bas dans une formule en $P/p_0$, qui exige des $\text{s}^{-1}$. Les deux écritures donnent le même nombre tant que $p_0$ vaut 1 bar, mais pas la même unité. Convention fixée et explicitée. |
| Balistique intérieure | Le lien entre modèles 0D et défaillances catastrophiques attribué à la revue | La page avait raison, et c'est moi qui l'ai cassée — voir la section suivante. Rétabli, et renforcé par la citation exacte. |
| Rechargement | La marge orange « rappelant que le modèle sous-estime la pression de ~6–10 % » | Fil ouvert depuis le dossier C.I.P., tranché ici. Ce chiffre n'existe ni dans le code, ni dans la page de validation, ni ailleurs. Le seuil à 90 % est une bande de garde, et le commentaire du code ne dit rien d'autre. Chiffre retiré, seuil expliqué pour ce qu'il est. |
Il faut le consigner, parce que c'est la faute de méthode la plus instructive du dossier.
Le texte intégral de la revue n'était pas accessible aux requêtes automatisées. J'ai donc travaillé sur l'abrégé, qui suffisait pour deux attributions mais pas pour les autres — et j'ai réécrit la phrase liant les modèles 0D aux défaillances catastrophiques, pour la ramener à ce que l'abrégé pouvait soutenir.
Le texte intégral, fourni ensuite, dit exactement ce que la page disait :
« Les phénomènes importants causant les défaillances catastrophiques des systèmes d'arme, comme les ondes de pression ou les non-uniformités du flame-spreading, ne peuvent pas être capturés. »
La formulation apparaît deux fois — en introduction et en conclusion — et la page en était une traduction fidèle, jusqu'au choix des termes. L'affaiblir n'a rien corrigé : cela a retiré une affirmation juste et bien sourcée.
« Non vérifié » n'est pas « douteux », et ne justifie jamais de réécrire. Une fiche possède déjà la rubrique qui traite ce cas : Ce qui n'a pas été vérifié. C'est là que la phrase devait aller, intacte dans l'article. Modifier le texte revient à traiter l'absence de preuve comme une preuve d'absence — exactement l'erreur de raisonnement que cette passe est censée traquer, retournée contre elle-même.
Règle qui en découle : une source inaccessible se signale, elle ne s'arbitre pas. Tant qu'on n'a pas lu, on ne touche pas.
La phrase a été rétablie, et elle est maintenant plus forte qu'avant : la citation exacte y figure.