Fiche de traçabilité des deux articles La C.I.P. (l'organisme) et La limite C.I.P.. Voir la méthode.
Les deux pages forment un dossier et ont été contrôlées ensemble — c'est ce qui a fait apparaître l'erreur principale, qui n'était visible que dans la contradiction entre elles.
calibers/calibers.json, la base de calibres du site, pour la P_max de la 7,5 × 55.Ce qui n'a pas pu être ouvert. Les tables de cotes (TDCC) sont réservées aux détenteurs d'un accès au portail BOBP. Les valeurs de la C.I.P. citées ici viennent donc soit de tables publiées, soit de la base du site — jamais d'une redistribution du document source, que nous ne rehébergeons pas.
limite_cip posait P_E = 1,25 × P_max comme la règle, sans distinction. C'est vrai pour les armes rayées à percussion centrale, et faux pour tout le reste :
| Famille | Surpression réelle |
|---|---|
| Carabine, fusil rayé | +25 % |
| Pistolet, revolver, percussion annulaire | +30 % |
| Cartouches à grenaille | voir le post-scriptum |
(Pour la grenaille, cette ligne s'est révélée fausse — voir le post-scriptum ci-dessous.)
Deux choses méritent d'être notées.
D'abord, la page compagnon avait raison. cip portait déjà la distinction carabine / pistolet-revolver-annulaire ; c'est limite_cip, la page que consulte le rechargeur, qui l'avait perdue. Les deux pages se contredisaient depuis leur rédaction, et aucune relecture page par page ne pouvait le voir.
Ensuite, la même erreur était dans le code. L'estimateur de balistique intérieure trace les seuils C.I.P. sur sa courbe de pression : sa branche SAAMI distinguait déjà les armes de poing des armes d'épaule, sa branche C.I.P. appliquait 1,25 à tout. Un 9 mm Luger voyait donc sa ligne d'épreuve tracée cinq points trop bas — alors que le drapeau nécessaire était déjà présent, sur la ligne d'à côté.
Trois supports d'accord ne prouvent rien quand ils descendent l'un de l'autre. La page, sa page compagnon et le code du calculateur partagent le même 1,25. Ici c'est la page compagnon qui a rompu l'accord et permis de voir. Sans elle, une relecture aurait confirmé l'erreur trois fois.
Corrigé dans le code au passage : eMul vaut désormais 1,30 pour une arme de poing, et l'étiquette de la ligne suit la valeur au lieu d'être écrite en dur.
Post-scriptum du 2026-07-30 : cette correction n'était pas visible. Un mois après avoir été écrite, la table des surpressions d'épreuve — le cœur de ce dossier — n'était affichée à aucun lecteur. Le tableau d'identité en haut de la page avalait tout ce qui le suivait, et la page servie sautait directement des Membres aux Bancs d'épreuve nationaux. Trois sections sur sept manquaient, dont celle-ci.
Rien ne le signalait : source correct, balisage équilibré, aucun lien mort, aucune balise échappée. Le défaut ne se voit qu'en comptant les titres de la page rendue et en les comparant au source — ce que fait désormais une règle du linter, découverte en butant sur le même piège dans la fiche du dossier entretien. Le balayage complet du wiki n'a trouvé que ces deux cas.
La leçon dépasse ce dossier : corriger une page ne suffit pas, encore faut-il vérifier qu'elle s'affiche. C'est le même enseignement que les figures — « valide » n'est pas « lisible » — appliqué cette fois au texte lui-même.
Post-scriptum du 2026-08-01 : les tables officielles confirment la correction — et en infirment une partie. Les tables publiées par la C.I.P. ont pu être consultées directement. Elles tranchent, sans ambiguïté et sur des centaines de lignes :
| Table | Famille | P_K / P_max | P_E / P_max |
|---|---|---|---|
| I, II, III | sans bourrelet, à bourrelet, à ceinture | 1,150 | 1,250 |
| IV | pistolet et revolver | 1,150 | 1,300 |
| V | percussion annulaire | 1,150 | 1,300 |
| VII | grenaille | ≈ 1,15 | ≈ 1,255 |
Le cœur de ce dossier est donc confirmé par la source primaire : le coefficient d'épreuve n'est pas unique, il vaut bien 1,25 pour les armes rayées et 1,30 pour les armes de poing et la percussion annulaire. Et la pression statistique P_K, elle, vaut 1,15 partout — c'est bien le seul coefficient d'épreuve qui varie.
Mais la ligne « grenaille » était fausse. Cette fiche affirmait que la table VII « l'imprime mot pour mot : P_E = 1,30 P_max ». Elle ne l'imprime pas : elle ne pose aucun multiplicateur. Elle prescrit des triplets de pressions absolues par calibre et longueur de chambre — 740 / 850 / 930 bar pour le 12/70, 1 050 / 1 200 / 1 320 pour les chambres magnum. Le rapport qui en résulte tourne entre 1,253 et 1,257, et il n'est même pas constant, précisément parce que ces valeurs sont prescrites et non calculées.
L'erreur avait en outre été propagée le 2026-07-31 sur la page du rechargeur, en corrigeant autre chose. Les quatre pages concernées ont été reprises.
Confirmées au passage, contre les tables : P_max = 4 150 bar pour la .308 Win et 3 800 bar pour la 7,5 × 55 — les deux valeurs sur lesquelles les pages appuient leurs exemples chiffrés.
| Affirmation | Correction | Pourquoi |
|---|---|---|
| P_K = « aucune cartouche individuelle ne doit dépasser » | borne statistique calculée sur le lot | la C.I.P. l'appelle maximum statistical individual pressure : c'est une valeur déduite de la moyenne et de la dispersion, pas un plafond mesuré coup par coup |
| Capteur « typiquement à 25 mm » | c'est la cote M, donnée calibre par calibre | 25,00 mm pour la .308 Win, mais 17 mm et 25/30 mm sur des calibres de grenaille de la table VII. « Typiquement » masquait une cote de table |
| « une quinzaine d'États » | 16 | la page compagnon disait déjà 16 |
| C.I.P. « organisme gouvernemental » | commission intergouvernementale | ce sont les États qui y délèguent leurs bancs d'épreuve ; la C.I.P. n'est l'administration d'aucun d'eux |
| Liège, « banc d'essai créé en 1672 » | décret du prince-évêque Maximilien de Bavière du 10 mai 1672, rendant l'épreuve obligatoire et instituant le poinçon Le Perron | la C.I.P. tient cette date pour l'acte de naissance de l'épreuve à Liège ; ce n'est pas la création d'un bâtiment |
| Source « à jour au 1ᵉʳ juillet 2026 » | édition du 8 juillet 2026 | contenu recontrôlé à cette édition, inchangé |
C'est la partie de ce contrôle qui a demandé le plus de travail pour le moins de texte.
Le siège n'est pas établi à Bruxelles. La page l'affirmait. La C.I.P., dans son propre historique, écrit seulement que la convention « specified that the seat of the permanent office of the C.I.P. would be in Belgium », son directeur étant nommé par le gouvernement belge. Aucune adresse postale ne figure nulle part sur son site. La seule adresse de bureau permanent que j'aie pu retrouver dans une publication officielle est à Liège, rue Fond-des-Tawes — la même que le banc d'épreuves belge — mais elle remonte aux années 1980.
Une ville largement reprise ailleurs, une autre attestée par un document ancien, aucune confirmée par la C.I.P. : remplacer l'une par l'autre aurait été troquer une affirmation invérifiée contre une autre. La page dit désormais ce qui est établi, et rien de plus.
La « langue officielle : français » a été retirée. Aucune source ne l'établit. Le nom officiel de la commission est français, son site est publié en quatre langues, et ses tables portent des en-têtes anglais. Il est très possible que le français fasse foi ; ce n'était pas vérifiable, donc ce n'était pas publiable.
La date de fondation est un cas voisin, traité différemment. La page annonçait le 15 juillet 1914. La C.I.P. ne donne que l'année. La date précise circule largement, sans qu'aucune source de la commission ne la porte.
Elle a été ramenée à 1914 plutôt que supprimée : l'année, elle, est confirmée par la C.I.P., ainsi que le rôle de Joseph Fraikin, directeur du banc d'épreuves de Liège de 1908 à 1946 — précision que la page ne donnait pas et que l'historique officiel fournit.
pWarn = pcipD * 0.9), mais le chiffre de 6–10 % censé le justifier n'avait pas de source.