Fiche de traçabilité des trois pages consacrées à l'œil et aux simulateurs de visée : L'œil et la visée, Simulateur de visée ISSF et Simulateur de visée pistolet. Voir la méthode.
Les trois pages ont été traitées ensemble. Tout ce qui était calculable a été recalculé ; les chiffres annoncés par les pages de simulateur ont été confrontés au code, et non au texte qui l'accompagne ; la traduction a été confrontée à son original ; les figures ont été mesurées puis regardées.
La page du simulateur ISSF donnait la formule de chute libre, puis ses deux applications :
| Annoncé | Calculé | Facteur | |
|---|---|---|---|
| 10 m, plomb | 0,17 mm — « négligeable » | 16,0 mm | ×94 |
| 50 m, .22 LR | 11,2 mm | 112,6 mm | ×10 |
La formule imprimée juste au-dessus donne les bonnes valeurs : $\tfrac12 g t^2$ avec $t = d/v$. Ce n'est donc pas le modèle qui est en cause, seulement les nombres.
Le qualificatif était le plus trompeur. Une chute de 16 mm à 10 m est annoncée « négligeable » alors que le visuel dix de la cible carabine 10 m mesure 0,5 mm — trente fois moins. Un lecteur pouvait en conclure que la gravité ne compte pas à 10 m, quand c'est précisément ce que la hausse surélevée compense.
La page se contredisait, et c'est ce qui a confirmé le diagnostic. Deux sections plus bas, le paradoxe du cant annonce qu'à 50 m une inclinaison de 2° déplace l'impact de « plusieurs millimètres ». Or ce décalage vaut la correction totale multipliée par le sinus de l'inclinaison. Avec la valeur publiée (11,2 mm), il vaudrait 0,4 mm — pas « plusieurs millimètres ». Avec la valeur recalculée, et en ajoutant la hauteur de visée que le code prend en compte, il vaut 6,0 mm.
Autrement dit, la section sur le cant était juste et incompatible avec la section sur la chute. C'est le contrôle interne qui a tranché, avant même de lire le code.
Le code confirme les valeurs recalculées, et corrige au passage un troisième chiffre : la vitesse du plomb à 10 m est de 175 m/s, non 170.
Le premier article est la traduction d'un manuel d'instruction. Trois de ses distances ont été rendues en mètres alors que l'original dit yards — tandis que les pieds, eux, ont été correctement conservés. Ce n'est donc pas une conversion assumée, c'est une équivalence fautive appliquée à un mot.
| Original | Traduit | Conséquence |
|---|---|---|
| one hundred yards | cent mètres | l'exemple d'acuité change de référence |
| one yard | un mètre | la distance œil-guidon, base du calcul angulaire |
| 50 yards | 50 mètres | l'erreur de 3 pouces devient fausse de 9 % |
La dernière est vérifiable : 0,01 pouce de désalignement sur un rayon de visée de 6 pouces, projeté à 50 yards, donne exactement les 3 pouces annoncés. À 50 mètres, il faudrait 3,3 pouces.
L'article annonçait que l'œil normal « peut distinguer des objets séparés dans la limite de 40 minutes angulaires », en présentant cela comme meilleur que la norme médicale rappelée deux paragraphes plus haut — laquelle est d'une minute.
Quarante minutes, c'est quarante fois pire. Et l'exemple censé illustrer la phrase la contredit : 0,1 pouce à un yard fait 9,6 minutes. À cent yards, 40 minutes représenteraient plus d'un mètre d'écart, ce qui n'a aucun rapport avec de l'acuité.
Le chiffre est incohérent dans le manuel lui-même, qui est une traduction : c'est vraisemblablement un accident en amont. Il a donc été écarté et l'incohérence expliquée, plutôt que recopiée. L'exemple, lui, est cohérent et conservé — et le seuil du tireur entraîné (0,01 pouce à un yard) tombe juste sur la minute d'angle de la norme, ce qui referme la section proprement.
| Page | Ce qui était écrit | Ce qui est vrai |
|---|---|---|
| Simulateur ISSF | Vent de 3 m/s à 50 m → « 10 à 15 mm » | Le code applique 10,5 mm par m/s : 3 m/s donnent 31 mm. La fourchette publiée correspond à 1 m/s, pas 3. |
| Simulateur ISSF | Cant : « plusieurs millimètres » à 50 m | Exact, mais la grandeur projetée n'est pas la seule chute : c'est hauteur de visée + chute, ce que fait le code. Chiffré pour les deux distances. |
| L'œil et la visée | La tache d'aberration sphérique « directement proportionnelle » au diamètre pupillaire | Fidèle au manuel, mais faux en optique : l'écart transversal du troisième ordre croît comme le cube du rayon d'ouverture. La conclusion (optimum vers 3 mm) tient dans les deux cas — c'est la raideur de la dépendance qui change, et elle explique l'efficacité du sténopé. Signalé sans réécrire le manuel. |
#808080 apparaît exactement deux fois dans le fichier. L'illusion est honnête.