Fiche de traçabilité du dossier balistique extérieure : Balistique extérieure, Coefficient balistique et Atmosphère et tir longue distance — avec la figure qu'elles partagent avec Les modèles de traînée G1 à G8 et la carte « zone transsonique » du guide de balistique. Voir la méthode. La table de dérive au vent de la première page relève du dossier vent.
Les trois pages faisaient partie de celles contrôlées avant l'existence des fiches (2026-07-26). Elles ont été reprises entièrement ; leurs tables chiffrées étaient presque toutes fausses, par deux mécanismes distincts qu'il a fallu séparer.
BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js), dans son état actuel — tables de traînée BRL complètes depuis le 2026-08-22 —, recoupé par un solveur tiers indépendant : mêmes temps de vol à la milliseconde.atmosphere_tir.scripts/build.sh --check).Cinq tables ou figures étaient fausses. Pour savoir pourquoi, le solveur tel qu'il était avant le 2026-08-22 a été extrait de l'historique et ré-exécuté : ce jour-là, ses tables de traînée ont été remplacées (leurs branches supersoniques avaient été extrapolées à tort, G1 dès Mach 0,75) et un facteur correctif de 4/π, qui masquait l'erreur en calant une .308 sur une vitesse plausible, a été retiré. Deux mécanismes en sortent :
coefficient_balistique et d'atmosphere_tir, et la table de dérive au vent. Aucune version du solveur ne les reproduit : l'ancien donne, pour G7 0,311 à 2 700 fps et 1 000 m, −965 cm, 116 cm et 1,63 s, là où la page annonçait −720 cm, 60 cm et 1,50 s. Ce sont des valeurs plausibles, écrites lors de la rédaction assistée, et reprises d'une page à l'autre (la chute de −720 cm figurait sur deux pages, la dérive de 60 cm sur deux autres).Dans les deux cas, rien ne les signalait : les contrôles automatiques ne connaissent pas l'origine des chiffres écrits en prose. Le détail :
| Page | Publié | Recalculé |
|---|---|---|
balistique_exterieure, dérive gyroscopique (.308 175 gr, 790 m/s) | 1,50 s et 24 cm à 1 000 m — calculé avec « G7 = 0,505 », le CB G1 saisi comme un G7 : une balle deux fois plus fine qu'elle n'est | 2,06 s et 43 cm (vrai G7 : 0,243) ; l'effet de la vitesse (745 → 840 m/s) va de 48 à 38 cm, non de 27 à 21 |
coefficient_balistique, « impact pratique » (2 700 fps, 1 000 m) | chute −720 cm, dérive 60 cm et 1,50 s pour G7 0,311 ; « 37 % de dérive en moins » | −1 070 cm, 144 cm, 1,73 s ; un CB plus élevé de 55-60 % divise la dérive par deux ; et les CB 0,200 et 0,250 sont subsoniques avant 1 000 m à cette vitesse |
atmosphere_tir, « impact pratique » (même balle) | chute −720 cm ; montagne +60 cm ; « plus d'un mètre, plus de 3 MOA » entre extrêmes | −1 070 cm ; montagne +108 cm ; 1,6 m, 5,5 MOA — et l'altitude y pèse trois fois plus que la chaleur |
balistique_exterieure, passage en transsonique | 820 / 950 / 1 275 / 1 500 m, sans vitesse initiale | incohérent avec lui-même : selon la ligne, la distance tombe entre Mach 1,2 et Mach 1,0, en deçà des deux (6,5 CM) ou au-delà des deux (.300 WM). Refait avec vitesses déclarées et les deux seuils ; même correction sur la carte du guide de balistique, en français et en anglais |
| Figure C_d(Mach), deux pages | pic G1 à 0,50 vers Mach 1,10 | pic G1 à 0,66 vers Mach 1,38 — la figure avait été tracée le 2026-07-30, depuis la table inventée, et n'avait jamais été retracée |
Les conclusions qualitatives tiennent presque toutes — le CB aide plus la dérive que la chute, le G7 a un pic plus bas et plus étroit que le G1 (0,69 Mach de large à 80 % du sommet, contre 1,60) —, mais aucun chiffre de ces tables n'était juste, et toutes les erreurs allaient dans le même sens : une balle qui chute, dérive et ralentit moins qu'en réalité.
| Point | Publié | Établi |
|---|---|---|
| Description du solveur | « recalibrage 4/π pour une parfaite corrélation avec les standards BRL/JBM » | Ce facteur était l'erreur qui masquait l'erreur ; il a été retiré le 2026-08-22 avec elle. Le paragraphe dit maintenant ce qui s'est passé |
| Traînée et vitesse | « à 900 m/s, 4× plus de traînée qu'à 450 m/s » | Vrai à Cd égal seulement ; le Cd baisse avec le Mach : 2,8× (forme G7) à 3,2× (G1) |
| Légende de la figure | le standard G7 aurait un CB « quasi constant » | C'est le CB d'une balle rapportée au G7 qui varie peu, parce que les deux courbes se ressemblent — ce qu'expliquait déjà la page G1-G8 |
| Tir en pente | règle du tireur « suffisante jusqu'à 30° » | Contredisait la page vérifiée du tir en pente : c'est la distance, plus que l'angle, qui fait décrocher la règle ; renvoi désormais explicite |
| Coriolis et Eötvös | « négligeables sous 600 m, plusieurs centimètres au-delà de 1 000 m » | Ordre de grandeur juste, désormais chiffré : 3 cm à 600 m, 9 cm à 1 000 m (.308, 45° de latitude) |
| Calculateur cité en référence | un calculateur en ligne connu | Le site ne propose plus de calculateur : lien qui répond 200 sans être valide. Remplacé par la bibliothèque libre à laquelle le solveur du site est confronté chaque nuit ; même mise à jour dans deux paragraphes d'atmosphere_tir |
| Effet de la densité | 10 % de densité → « environ 10 % » sur la chute et la dérive | 10 % sur la traînée ; à 1 000 m, 6 % sur la chute, 14 % sur la dérive |
| Humidité à 40 °C | « environ 250 m d'altitude-densité » | près de 300 m (284 m) |
| Exemple d'altitude-densité (mer, 30 °C, 1 010 hPa) | ≈ 600 m | ≈ 560 m |
| Pic transsonique en supersonique (page G1-G8) | « Mach > 1,2 : la traînée redescend » | Pas pour le G1, dont le maximum est à Mach 1,38 |
| Manuel du solveur | « 78 pages, v3.2 », sur six pages du wiki et le guide de balistique | 82 pages, v3.3 |
atmosphere_tir : densités à −10 et 35 °C, vitesses du son, les quatre écarts d'humidité (0,6 / 1,2 / 1,8 / 2,8 %), l'exemple à 1 500 m (1 850 m d'altitude-densité) et l'encadré sur le piège de « la pression standard » — exacts à la décimale. La page d'atmosphère avait des tables justes et un exemple d'application faux : tout ce qui se calcule à la main était juste ; l'exemple qui aurait dû passer par un solveur n'y était jamais passé.
Seconde lecture, consacrée aux seuls calculs. Le garde-fou check_solver_claims.js ne tenait qu'une ligne par tableau ; toutes les autres ont été refaites au solveur, et se retrouvent :
Coriolis, contrôlé par trois voies, et le piège était dans le contrôle. La formule d'usage $\Omega\sin\varphi\cdot R\cdot T$ donne 10,6 cm à 1 000 m, et la double intégrale $2\Omega\sin\varphi\int x\thinspace dt$ 12,3 cm, là où la page (et le solveur) disent 9 cm. C'est le solveur qui a raison : la vitesse latérale acquise par Coriolis est freinée par la traînée comme la vitesse longitudinale, ce que les deux formules ignorent. Sans traînée, les trois voies concordent (6,55 contre 6,53 cm), ce qui valide l'implémentation. À noter : le solveur exporte encore une fonction coriolisHorizontal qui applique la formule R·T ; elle ne sert qu'aux tests de parité Julia/JS, aucun chiffre publié n'en dépend, mais elle surestime de 18 % à 1 000 m pour cette balle.
Seconde lecture, consacrée aux seuls calculs : chaque valeur recalculée par script (et, pour ce qui sort du solveur, au solveur), chaque écart revérifié avant correction.
Page technique:atmosphere_tir. Ligne « Montagne (15 °C, 1 500 m, 845 hPa) » du tableau d'impact : le solveur donne −962,3 cm, soit −960 à l'arrondi de 5 cm des autres lignes, et +107 cm au standard ; la page portait −965 et +108. Corrigé. Les trois autres lignes, les masses volumiques, l'altitude-densité, l'humidité et la vitesse du son sont justes.
Page technique:coefficient_balistique. Rien à corriger : les quatre lignes du tableau d'impact, les rapports de CB et de chute, et le rapport G1/G7 sont justes au solveur. Ces trois lignes, d'abord hors du garde-fou, sont tenues par check_solver_claims.js depuis le 2026-09-26, comme le reste des tableaux de cette page (transsonique, vent, dérive gyroscopique) et de celles de l'atmosphère, du rechargement balistique et de la lecture du vent.
Fiche établie le 2026-09-24. Trois pages, cinq tables fausses, deux causes : des chiffres calculés contre un solveur corrigé depuis, et des chiffres qui n'avaient jamais été calculés. L'historique du solveur, ré-exécuté, a permis de les distinguer.
Les deux pages ne s'accordaient pas : 0,8 à 1,2 dans les modèles de traînée, 0,9 à 1,2 dans la balistique extérieure. Le manuel Consolidated Competition Ballistics portait les deux valeurs à des endroits différents.
Source lue : R. L. McCoy, Modern Exterior Ballistics, 2ᵉ éd., Schiffer, 2012, ch. 4, p. 58 imprimée (p. 56 du PDF), lue au rendu image. Sur les photographies d'ombres de la balle de calibre .50 M33, l'écoulement est subsonique partout à Mach 0,75, et le $C_D$ reste constant, 0,118, jusqu'à Mach 0,80. À Mach 0,89, une petite zone d'écoulement supersonique local apparaît sur le culot conique : McCoy écrit « at the low end of the transonic flow region ». À Mach 1,24, l'écoulement est supersonique partout, sauf autour de la pointe.
Tranché : ≈ 0,9 à 1,2, avec la mention que les bornes sont approchées et dépendent de la forme. Le 0,8 correspondait à la limite sous laquelle la traînée reste constante, pas au début du régime transsonique. Le manuel a été aligné (§ courbe $C_D$–Mach, PDF reconstruit).
Corrigé au passage : data/references.bib datait la 2ᵉ édition de McCoy de 1999, année de la 1ʳᵉ. La page de copyright du PDF porte 2012 (ISBN 978-0-7643-3825-0).
check_solver_claims.js. La phrase précise maintenant la balle.scripts/gen_altitude_densite.py : altitude-densité selon la température, pour 0, 500, 1 000, 1 500 et 2 000 m, chacune à sa pression standard, en air sec. Formules et constantes sont celles du module Atmosphere du solveur (BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js), reprises en Python ; les deux implémentations, confrontées sur quatre points, concordent au centième de mètre.Atmosphère et tir donnait « typiquement 0,5 à 2 fps/°F », avec la mention qu'aucune mesure publiée n'avait été vérifiée. Confronté à douze sources : les mesures publiées vont de 0,03 fps/°F (une poudre vendue comme stable, chez son fabricant) à 1,83 fps/°F (munitions militaires .30-06 des années 1920 à 1940), et quelques charges vont plus vite à froid. La page donne ces bornes et renvoie à Stabilité thermique des poudres, qui porte les sources ; le détail est sur la fiche de l'atelier. Le lien vers le manuel balistique ne porte plus de numéro de version ni de nombre de pages, qui se périmaient à chaque édition.