La balistique terminale étudie le comportement du projectile à l'arrivée sur la cible — c'est le dernier maillon de la chaîne : balistique intérieure (dans le canon) → balistique intermédiaire (à la bouche) → balistique extérieure (en vol) → balistique terminale (à l'impact).
Selon la cible, elle recouvre des phénomènes distincts : marquage d'une cible papier ou métallique (tir sportif), pénétration et dépôt d'énergie dans un milieu dense (gélatine balistique, gibier), ou perforation d'obstacle.
Tireur.org est orienté tir sportif et de précision. Les effets sur les tissus vivants relèvent de la balistique lésionnelle (wound ballistics), présentée ici de façon factuelle et pédagogique. L'usage réel (chasse, défense) est encadré par la réglementation (calibres, munitions et énergies autorisés) qui varie selon les pays et le gibier — voir Réglementation.
La balistique extérieure fournit la vitesse d'impact $v_i$ et l'angle d'arrivée. On en déduit :
Ces grandeurs ne suffisent pas à elles seules : la construction du projectile et le milieu déterminent comment l'énergie est réellement dissipée.
Dans un milieu dense, le projectile crée :
Le comportement dépend de la construction :
La gélatine balistique 10 % sert d'étalon reproductible pour comparer pénétration et expansion (ce n'est pas un substitut fidèle du vivant, mais un banc d'essai standardisé).
L'énergie déposée dans la cible vaut $E_{\text{déposée}} = E_{\text{impact}} - E_{\text{sortie}}$ : une balle qui traverse (FMJ) cède peu d'énergie ; une balle qui s'arrête (expansion/fragmentation) cède tout.
⚠ Les indices empiriques de « pouvoir d'arrêt » (Taylor KO, Optimal Game Weight, energy dump) sont commodes mais controversés : ils résument mal des phénomènes complexes (placement, pénétration, anatomie). À utiliser comme ordres de grandeur, pas comme vérités physiques.
La zone transsonique commence bien au-dessus de Mach 1. On lit couramment qu'il s'agit du passage de $M \approx 1$, soit ~340 m/s. C'est trop tard : la référence de longue distance [5] situe les ennuis « d'environ 1 300 fps jusque sous la vitesse du son, ~1 120 fps » — soit de ~400 m/s à ~340 m/s. Viser Mach 1 comme limite, c'est se donner une portée utile surestimée de plusieurs dizaines de mètres.
Et le mécanisme n'est pas la traînée. Ce qui déstabilise la balle là n'est pas une fluctuation de traînée mais un défaut de stabilité dynamique — la capacité à revenir à son orientation après une perturbation — soumise à de fortes variations des forces et moments aérodynamiques. La même source est explicite : quand une balle bascule à longue distance, « ce n'est pas par manque de stabilité gyroscopique, mais par manque de stabilité dynamique ». C'est exactement ce que dit la page sur le facteur Sg : Sg est une condition nécessaire, pas suffisante.
Conséquence pratique : un pas de rayure plus rapide peut parfois compenser, mais la source ajoute qu'il est « extrêmement difficile de calculer » de combien. Le comportement transsonique se constate à l'essai, il ne se calcule pas. En général, les balles lourdes et à CB élevé franchissent mieux la zone ; les balles à culot conique (boat-tail) y sont plus fragiles, et de très petites différences d'angle ou de longueur de culot changent beaucoup le résultat.
Page vérifiée. Contrôlée une première fois sans correction — puis reprise le 2026-08-01 quand le traité qu'elle cite en référence [5] a pu être ouvert : il infirme la zone transsonique annoncée et le mécanisme d'instabilité. Détail sur la fiche du dossier balistique interne.