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Vérification — Les montages de lunette
Fiche de traçabilité de l'article Les montages de lunette : queue d'aronde, Weaver, Picatinny. Voir la méthode.
C'est un article neuf, écrit le 2026-09-25 et contrôlé le jour même, puis complété le même jour (schéma de la queue d'aronde, rail du dioptre). La fiche retrace donc d'où vient chaque affirmation, plutôt que ce qui a été corrigé.
Sources
- MIL-STD-1913 (AR), 3 février 1995, texte intégral (13 pages, diffusion publique, « distribution statement A »), et sa Notice 1 du 10 juin 1999, qui remplace la page 4. Les cotes ne sont que dans les figures, scannées sans couche de texte : lues en image, figure 1 dans ses deux états (1995 et 1999) et figure 2.
- Notice 2 du 3 octobre 2013 : connue par la notice du catalogue de normes qui la répertorie (« reviewed and determined to be valid for use in acquisition»), pas ouverte.
- Documentation technique du fabricant Weaver : deux articles, Weaver / Picatinny et montage sur carabines .22 LR et à air.
- Mesures de queues d'aronde de carabines à air réalisées pour un fabricant de montages dans les années 1990, rapportées par l'un des mesureurs (2007). Page lue dans une copie archivée : l'original refuse les requêtes automatisées.
- STANAG 4694 : texte non public. Sources secondaires citant le NATO Army Armaments Group.
- Anschütz, fiche constructeur des dioptres série 8000 : « robust 11 mm rail clamping », pièce de serrage Picatinny en option (réf. 016938), modèles 1827 F, 1761, 54.30, 9015 et 1782.
- MEC / Centra, catalogue général V (valable à partir du 1ᵉʳ avril 2023, 196 p.), lu dans le PDF du fabricant : p. 10 (tube pour carabine à air « with dovetail prism for Walther and for Feinwerkbau »), 68, 72, 74 (rehausses et déports par marque, lus en image), 78 (lunettes « including mount for 11 mm rail »).
- Mann, The Bullet's Flight from Powder to Target, éd. 1942, index plein texte du fonds local, p. 93 et 127-130 ; brevet US 830 729 (notice du brevet).
Les cotes du Picatinny, lues dans la norme
Toutes les valeurs du tableau de l'article viennent des figures 1 et 2, pas de résumés :
| Cote | Figure | Lu | Converti |
|---|---|---|---|
| Largeur hors tout | 1 | .835 −.005 | 21,21 mm (21,08 à 21,21) |
| Flancs | 1 | 2X 45°, cotes encadrées (de base) | |
| Largeur de fente | 2 | .206 +.008 | 5,23 mm (5,23 à 5,44) |
| Profondeur de fente | 2 | .118 +.008 | 3,00 mm (3,00 à 3,20) |
| Pas | 2 | .394, cote encadrée | 10,01 mm |
La note 2 de la figure 2 précise que le pas s'entend d'axe à axe entre fentes voisines. L'article l'écrit ainsi.
Notice 1 ne change aucune de ces cotes. Confrontées côte à côte, les deux versions de la figure 1 portent les mêmes nombres ; celle de 1999 ajoute seulement un rayon R 2X .060 MAX à la base du profil. L'article dit donc « remplace la figure sans changer les cotes ci-dessus ». Une première rédaction parlait de « rayons de raccordement ajoutés », ce que la figure ne permet pas d'affirmer avec certitude : le rayon est bien là, mais il n'est pas certain que ce soit un raccordement.
Le point délicat : la queue d'aronde n'a pas de cote
La tentation, pour un tableau comparatif, était d'écrire « 11 mm » et « 9,5 mm » comme deux cotes. Les deux sources qui ont mesuré s'accordent sur le contraire :
- les queues d'aronde dites « 11 mm » vont de 9,5 mm à près de 14 mm d'une arme à l'autre. Les deux sources donnent cette même plage, l'une d'après la campagne de mesure, l'autre dans sa documentation ;
- l'angle de taille est de 45° ou 60° selon le constructeur. Cela vient de la campagne de mesure seule, et reste vraisemblable ;
- il n'y a pas de convention de mesure. La campagne avait dû en inventer une, deux fils de 1 mm posés dans les rainures.
Une subtilité : l'une des sources donne aussi des ordres de grandeur « à plat » (environ 9,7 mm pour une 3/8″, 12,7 mm pour une « 11 mm »), mesurés d'une façon qui n'est pas celle de la campagne. L'article ne les reprend pas. Deux méthodes, deux séries de chiffres « justes » qui ne se comparent pas : c'est le fond même du problème.
L'article présente donc « 11 mm » et « 3/8″ » comme des appellations, et laisse le tableau sans cote.
Ajout du même jour : le rail du dioptre
La section sur les carabines de match a été ajoutée à la demande de Fabian, qui notait que c'est là que le tireur sur cible rencontre le plus souvent une queue d'aronde.
Ce que dit la source du constructeur. Anschütz annonce un serrage « 11 mm » pour ses dioptres série 8000, et une pièce Picatinny en option. La page le reprend tel quel. Des cinq modèles cités, elle ne retient que ceux qui intéressent le tir sportif : la 1782, carabine de chasse, est omise. La 1761 est dite « de sport », pas « de match » : la fiche du constructeur la classe parmi les carabines de sport petit calibre, et une première rédaction la qualifiait à tort de carabine de match.
Ce que dit le catalogue, et ce qu'il ne dit pas. Les références par marque ont été lues en image sur trois pages, et les regroupements ne sont pas stables :
| Produit (p. 74) | Regroupement des références |
|---|---|
| TELE | Anschütz, Walther, Steyr, Hämmerli ensemble ; Feinwerkbau à part |
| BLOCK 16 K | Anschütz ; Feinwerkbau et Hämmerli ; Walther ; Steyr |
| TELE FLIGHT | une référence par marque, plus « Match 54 » |
Il était tentant d'en conclure que les rails « 11 mm » des constructeurs diffèrent en largeur. Le catalogue ne le dit pas. Une rehausse peut dépendre aussi de la butée, de la position du rail ou du profil de la carcasse, et les regroupements changeants vont plutôt dans ce sens. La page affirme seulement ce que le catalogue établit : l'accessoire se commande pour une marque. Le fabricant n'est pas nommé dans l'article, qui le désigne par sa fonction, mais son catalogue figure dans les sources.
Une superlative de la première rédaction, « le principal fabricant indépendant », a été retirée : rien ne la soutient.
Affirmations resserrées avant publication
| Première rédaction | Version publiée | Raison |
|---|---|---|
| « le Picatinny est un Weaver normalisé » | « reprend le principe du Weaver, mais normalisé » | les profils sont voisins ; que le Weaver ait des flancs à 45° n'est garanti par aucun texte |
| « on parle d'un collier à la fente 7 » | retiré | usage courant, mais aucune source lue ne l'établit |
| l'AR-15 « a généralisé le rail Picatinny sur le marché civil » | « l'arme où le tireur sportif rencontre le plus souvent un rail Picatinny » | affirmation historique non sourcée |
| le SP-01 « reste admissible » en TAR | le rail sous le canon « n'est pas visé par cette exclusion » | l'admissibilité dépend aussi des organes de visée, voir la fiche CZ 75 |
| Weaver : « une ou deux fentes par collier sur une embase de chasse » | retiré à la relecture ; reste « espacement libre, parfois irrégulier » | le fabricant dit seulement que l'espacement n'est pas normalisé |
| « deux chiffres pour le même rail peuvent différer d'un millimètre » | « de deux millimètres, comme dans l'exemple ci-dessous » | la page se contredisait : son propre schéma montre plus de 2 mm entre les deux largeurs |
| Field Target parmi les usages de la queue d'aronde | retiré | aucune source lue ne dit ce qui équipe les carabines de la discipline |
| STANAG : « d'après les présentations de l'OTAN » | « ce qu'en ont rapporté les communications de l'OTAN… et non une lecture de la norme » | on a lu des sources secondaires qui les citent, pas les communications elles-mêmes |
Le schéma
materiel:rails_picatinny_weaver.svg est généré par calcul (scripts/gen_rail_diagram.py, avec l'option --check), à partir des constantes de la norme. Le générateur vérifie trois choses avant d'écrire :
- le flanc inférieur tracé est à 45° ;
- les fentes Picatinny sont au pas exact ;
- aucun attribut numérique ne porte de virgule décimale.
Mesuré ensuite dans le fichier produit :
- pas de 50,0 px à 5 px/mm, soit 10,0 mm ;
- fentes de 26,2 px et 22,9 px, soit 5,24 et 4,58 mm ;
- largeur hors tout de 233,2 px à 11 px/mm, soit 21,2 mm ;
- flanc inférieur : 30,4 px en horizontale comme en verticale.
Une partie du profil est déduite, pas lue. La norme donne la largeur hors tout (0,835″), la largeur du col (0,617″), sa profondeur sous le sommet (0,164″) et la hauteur du flanc inférieur (0,108″). Avec des flancs à 45°, le flanc inférieur rentre de (0,835 − 0,617)/2 = 0,109″. Cela concorde avec la cote de 0,108″ au millième près, ce qui confirme la lecture. On en déduit l'arête à 0,055″ sous le sommet et un sommet plat d'environ 0,725″. La semelle sous le col est illustrative. Le schéma n'affiche que les cotes lues.
Le rendu a été regardé. La première version débordait à droite, et les « 45° » chevauchaient le profil : corrigé. Le PNG de la galerie (1200 × 419) est un rendu du même SVG.
Le second schéma : la queue d'aronde
materiel:queue_aronde.svg, produit par le même générateur, est un schéma de principe, et le dit dans l'image. Il n'y a pas de cote à respecter : l'exemple prend une arête à 11 mm, un flanc de 2 mm et des flancs à 60° ou 45°. Les assertions du générateur vérifient que :
- les flancs dessinés font bien 60° et 45° ;
- la face de la mâchoire à 60° reste hors du rail à 45° sur toute sa hauteur, ce qui est la condition pour que le contact soit bien à l'arête seule.
Pour une arête de 11,0 mm et des flancs à 60°, la largeur au fond des flancs vaut 11 − 2 × 2/tan 60° = 8,69 mm ; le schéma affiche 8,7 mm.
Le rendu a été regardé. Dans la première version, avec un flanc de 1,6 mm, le vide entre mâchoire et flanc était trop petit pour se voir : flanc porté à 2 mm, angles étiquetés. Le schéma Picatinny est ressorti identique à l'octet près après la refonte du générateur.
Ressorti intact
- Weaver 4,57 mm / Picatinny 5,23 mm, pas libre / pas de 10 mm, et la compatibilité à sens unique : le fabricant et la norme concordent.
- La date de 1906 et le numéro de brevet de Mann. L'OCR du livre imprime « Sept. 11, 1806 », une coquille de numérisation ; la notice du brevet donne 11 septembre 1906 (demande du 14 juin 1904). Les trois années d'essais et la nervure longitudinale sur toute la longueur du canon sont dans le texte, p. 93 et 127-130.
- 20 MOA ≈ 5,8 mrad : 20 × 0,2909 = 5,82.
- Le double recul des carabines à ressort, et la variété des butées : deux sources indépendantes.
Ce qui n'a pas été vérifié
- La cote de 0,748″ (référence « C » de la figure 1, ±0,002). Elle définit le repère par rapport auquel les autres tolérances sont données. Sur le scan, on ne voit pas avec certitude à quel niveau du profil elle se mesure. L'article ne l'emploie pas, et le schéma n'en dépend pas.
- Le texte de STANAG 4694. Tout ce qu'en dit l'article est de seconde main :
- la date d'approbation (2009) et celle de publication (2011) ;
- la rectitude resserrée « d'environ moitié » ;
- l'appui sur le sommet ;
- la rétrocompatibilité.
À ouvrir si le texte devient accessible.
- L'attribution du rail Weaver. L'article dit seulement « du nom du fabricant américain de montages qui l'a répandu ». Une date d'apparition circule (vers 1930, sur le site du fabricant lui-même), mais c'est celle de l'entreprise, et rien ne l'attache à l'embase à fentes. Elle n'a pas été retenue.
- Les couples de serrage. L'article renvoie volontairement au fabricant. Une source lue donne 25 in·lb au plus pour des colliers de .22 LR précis ; ce n'est pas une valeur générale.
- Les diamètres de tube au-delà de 34 mm. Mentionnés sans chiffre.
- La cause des variantes par marque des accessoires de visée : largeur du rail, butée ou forme de la carcasse. Le catalogue ne la donne pas ; une mesure des rails, ou une question au fabricant, trancherait.
- Les guidons : le tunnel se monte lui aussi sur une queue d'aronde, au bout du canon ou sur un tube. Non traité, faute de source lue.
- Les règlements ISSF et Field Target n'ont pas été ouverts sur la question du montage. L'article n'affirme rien à leur sujet.