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Vérification — Le carnet de tir numérique
Fiche de traçabilité du carnet de tir et de sa page de démonstration : sauvegarde et restauration, relevé des impacts sur cible, statistiques de groupement et de vitesse. Voir les fiches de la rubrique et la méthode.
Contrôle du 2026-09-25. Ce dossier fait suite à celui de l'analyseur de chronographe. On y a appris qu'un outil dont les formules sont justes peut rendre des résultats faux par ses entrées. Le carnet a donc été vérifié par le même chemin : des données réelles, le résultat affiché, les cas limites.
Ce qui a été fait
Le carnet a été utilisé de bout en bout dans un navigateur, sur la page réelle et sur la démo :
- restauration d'une sauvegarde, dans six scénarios ;
- un impact placé au centre de chacune des cibles, puis à une distance connue ;
- des centaines de milliers de groupements simulés, pour mesurer le biais de l'estimateur de dispersion ;
- la migration d'une séance enregistrée par l'ancienne version ;
- un vrai rapport de radar et des saisies à la française, collés dans la fenêtre des vitesses.
L'erreur principale : un impact au centre ne valait pas le centre
Le tableau où l'on clique les impacts porte une bordure de 4 px. La position du clic était mesurée depuis le bord extérieur de cette bordure, alors que la cible dessinée commence 4 px plus loin. Chaque impact était donc enregistré 4 px à droite et 4 px trop bas. La cible, trop grande pour son cadre, était de plus rognée à droite et en bas.
| Coup placé au centre visuel | Avant | Après |
|---|---|---|
| Score, cibles ISSF | 10,6 | 10,9 |
| Point moyen d'impact, cible 300 m | +13 mm / −16 mm | 0 / 0 |
| Point moyen d'impact, cible pistolet 50 m | +7 mm / −8 mm | 0 / 0 |
La taille du groupement n'était pas touchée, car le décalage s'annule entre deux impacts. Le point moyen d'impact, lui, l'était, et c'est la valeur qu'on utilise pour corriger ses organes de visée.
Le défaut existe depuis la création du relevé d'impacts (26 juin 2026). Les impacts déjà enregistrés n'ont pas été corrigés. Ceux placés par un clic portent le décalage, ceux saisis au clavier non, et rien dans les données ne permet de les distinguer. Corriger tous les impacts aurait faussé les justes.
Les autres erreurs
| Défaut | Conséquence | Correction |
|---|---|---|
| Vitesses collées découpées aux virgules | « 812,5 / 813,1 / 811,9 », saisi à la française, donnait 6 vitesses, moyenne 408,5 m/s, écart-type 442, que « Appliquer » enregistrait dans la séance | lecteur commun avec l'analyseur de chronographe : virgule décimale, exports de radar lus par colonne, conversion depuis l'unité déclarée |
| Restauration d'une sauvegarde : « Annuler » écrasait tout le carnet | aucun moyen de renoncer, rien de conservé avant d'écraser, alors que ces données n'existent que dans le navigateur | trois choix explicites, seconde confirmation pour remplacer, copie mise de côté et bouton de restauration ; remplacement refusé si la copie échoue |
| σ de dispersion divisé par 2n, les écarts étant pris au point moyen estimé | sous-estimé de 18 % à 3 coups, 11 % à 5 : le biais que la page du rayon moyen chiffre et corrige | |
| MOA et mrad ne suivaient pas la distance | des impacts placés avant la saisie de la distance gardaient les angles de l'ancienne valeur : 0,20 MOA affichés pour 0,07 à 300 m | recalcul à chaque modification ; « – » quand la distance manque, au lieu d'un 100 m supposé |
Ressorti intact
- la taille du groupement : plus grande distance entre impacts, de centre à centre ;
- les conversions angulaires : 1 MOA = 29,0888 mm à 100 m, le mrad en mm/m ;
- le score d'après les anneaux, une fois la position juste, y compris la cible C200 dont les anneaux sont doublés ; la cible loisir de 180 mm vaut 9 au centre, et son dessin le dit aussi (bandes numérotées de 1 à 8) ;
- l'écart-type des vitesses (échantillon, n − 1) et l'ES ;
- la démo, qui n'écrit jamais dans le navigateur, et la parité de ses éléments avec la page réelle.
Ce qui n'a pas été vérifié
- Les séances déjà enregistrées : leurs impacts cliqués depuis le 26 juin portent le décalage de 4 px, et des séries de vitesses saisies à la française peuvent y être faussées. Seul leur σ de dispersion a été recalculé.
- Le partage d'une arme vers le catalogue collectif, et les imports d'une arme ou d'une séance isolée.
- La saisie tactile sur téléphone, au-delà du clic simulé : le calcul est le même, mais le geste n'a pas été éprouvé sur un appareil.
Voir aussi
- L'analyseur de chronographe, dont le lecteur de vitesses est désormais commun