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technique:oeil_et_visee [2026/06/17 00:21] – [Comment l'œil réagit aux différentes intensités lumineuses] Lepigeontechnique:oeil_et_visee [2026/06/17 12:56] (Version actuelle) – [Généralités] Lepigeon
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 Il complète les articles [[technique:visee_dioptre|La visée au dioptre]] (diaphragme, profondeur de champ et cercle de confusion) et [[technique:plans_focaux|Plans focaux : FFP vs SFP]]. Il complète les articles [[technique:visee_dioptre|La visée au dioptre]] (diaphragme, profondeur de champ et cercle de confusion) et [[technique:plans_focaux|Plans focaux : FFP vs SFP]].
  
-L'exposé technique s'appuie sur le guide d'entraînement au tir de l'**U.S. Army Marksmanship Unit** (voir [[https://www.tireur.org/techniques/pistolet/|le guide pistolet]] traduit sur Tireur.org) ; le rappel anatomique a été recoupé avec l'article [[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92il|« Œil » de Wikipédia]] pour la précision des termes.+L'exposé technique s'appuie sur le manuel original (en anglais) de l'**U.S. Army Marksmanship Unit**le *Pistol Marksmanship Training Guide* ; le rappel anatomique a été recoupé avec l'article [[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92il|« Œil » de Wikipédia]] pour la précision des termes.
  
 {{:technique:oeil_et_visee.pdf|Télécharger la version PDF (19 pages)}} {{:technique:oeil_et_visee.pdf|Télécharger la version PDF (19 pages)}}
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 ## Généralités ## Généralités
  
-Les principales difficultés auxquelles est confronté le tireur lors de la visée sont déterminées par le caractéristiques inhérentes à l'organe de la vision l'œil et à son fonctionnement en tant qu'appareil optique au cours de la vie. processus de visée. Il est bien connu que le processus de visée impose des exigences très exigeantes en matière de vision, car la cohérence et le degré de précision dépendent directement de la netteté de la vision et des conditions les déterminer. Il est donc nécessaire que le tireur ait une connaissance de certains éléments optiques. propriétés de l'oeil. Il doit connaître le degré et les conditions dans lesquelles les imperfections optiques de l'œil peut affecter la précision de la visée.+Les principales difficultés auxquelles est confronté le tireur lors de la visée sont déterminées par les caractéristiques inhérentes à l'organe de la vision — l'œil — et à son fonctionnement en tant qu'appareil optique au cours du processus de visée. Il est bien connu que le processus de visée impose des exigences très élevées en matière de vision, car la cohérence et le degré de précision dépendent directement de la netteté de la vision et des conditions qui la déterminent. Il est donc nécessaire que le tireur ait une connaissance de certaines propriétés optiques de l'œil. Il doit connaître le degré et les conditions dans lesquels les imperfections optiques de l'œil peuvent affecter la précision de la visée.
  
 {{:technique:oeil_coupe.svg?500|Figure 1 : Coupe schématique de l'œil humain droit (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0).}} {{:technique:oeil_coupe.svg?500|Figure 1 : Coupe schématique de l'œil humain droit (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0).}}
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 Pour le tireur, il est utile de connaître les structures de l'œil qui interviennent directement dans la formation de l'image, et donc dans la qualité de la visée. On peut les regrouper selon leur rôle optique. Pour le tireur, il est utile de connaître les structures de l'œil qui interviennent directement dans la formation de l'image, et donc dans la qualité de la visée. On peut les regrouper selon leur rôle optique.
  
-**L'appareil réfringent (la « lentille » de l'œil).** La lumière est d'abord déviée par la **cornée**, membrane transparente antérieure qui assure l'essentiel de la réfraction, puis par le **cristallin**, lentille souple capable de modifier sa courbure pour faire la mise au point : c'est l'**accommodation**. Le cristallin est tenu et déformé par les **ligaments suspenseurs (zonule de Zinn)** sous la commande du **muscle ciliaire**. Entre la cornée et le cristallin circule l'**humeur aqueuse** (chambres antérieure et postérieure) ; l'arrière du globe est rempli par le **corps vitré**, un gel transparent.+**L'appareil réfringent (la « lentille » de l'œil).** La lumière est d'abord déviée par la **cornée**, membrane transparente antérieure qui assure l'essentiel de la réfraction, puis par le **cristallin**, lentille souple capable de modifier sa courbure pour faire la mise au point : c'est l'**accommodation**. Le cristallin est tenu et déformé par les **ligaments suspenseurs (zonule de Zinn)** sous la commande du **muscle ciliaire**. Entre la cornée et le cristallin circule l'**humeur aqueuse** (chambres antérieure et postérieure) ; l'arrière du globe est rempli par le **corps vitré**, un gel transparent.
  
 **Le diaphragme.** L'**iris**, partie colorée, fait varier le diamètre de la **pupille** — l'ouverture centrale — et règle ainsi la quantité de lumière admise, exactement comme le diaphragme d'un appareil photo. **Le diaphragme.** L'**iris**, partie colorée, fait varier le diamètre de la **pupille** — l'ouverture centrale — et règle ainsi la quantité de lumière admise, exactement comme le diaphragme d'un appareil photo.
  
-**Le capteur.** L'image se forme sur la **rétine**, membrane interne tapissée de photorécepteurs : les **bâtonnets** (sensibles en faible lumière) et les **cônes** (vision des couleurs et des détails fins). La vision la plus nette se concentre sur la **macula** et, en son centre, sur la **fovéa**, minuscule zone dense en cônes. Les signaux gagnent le cerveau par le **nerf optique** ; son point d'émergence, la **papille** (ou tache aveugle), est dépourvu de récepteurs.+**Le capteur.** L'image se forme sur la **rétine**, membrane interne tapissée de photorécepteurs : les **bâtonnets** (sensibles en faible lumière) et les **cônes** (vision des couleurs et des détails fins). La vision la plus nette se concentre sur la **macula** et, en son centre, sur la **fovéa**, minuscule zone dense en cônes. Les signaux gagnent le cerveau par le **nerf optique** ; son point d'émergence, la **papille** (ou tache aveugle), est dépourvu de récepteurs.
  
-**Les enveloppes.** Le globe est entouré de la **sclérotique**, coque externe résistante (le « blanc » de l'œil), doublée de la **choroïde**, couche vasculaire qui nourrit la rétine.+**Les enveloppes.** Le globe est entouré de la **sclérotique**, coque externe résistante (le « blanc » de l'œil), doublée de la **choroïde**, couche vasculaire qui nourrit la rétine.
  
-De cette organisation découle une conséquence capitale pour le tir : l'œil ne peut faire une mise au point nette que sur un seul plan à la fois. Il est donc **impossible de voir simultanément, avec une netteté égale, les organes de visée et la cible**, situés à des distances différentes — un point développé plus loin.+<WRAP round info> 
 +De cette organisation découle une conséquence capitale pour le tir : l'œil ne peut faire une mise au point nette que sur un seul plan à la fois. Il est donc **impossible de voir simultanément, avec une netteté égale, les organes de visée et la cible**, situés à des distances différentes — un point développé plus loin. 
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 ## Mise au point et adaptation à la lumière ## Mise au point et adaptation à la lumière
  
-1. Lœil humain est construit de telle manière quil ne peut pas voir clairement, simultanément, des objets situés à des distances variables de lui. Il n'est donc pas possible, en visant, de voir avec une netteté identique l'alignement des organes de visée et la cible, situés à des distances différentes de l'œil du tireur. Sachant cela, il ne faut pas forcer excessivement la vision dans de vaines tentatives pour tout voir net en même temps.+**1.** L'œil humain est construit de telle manière qu'il ne peut pas voir clairement, simultanément, des objets situés à des distances variables de lui. Il n'est donc pas possible, en visant, de voir avec une netteté identique l'alignement des organes de visée et la cible, situés à des distances différentes de l'œil du tireur. Sachant cela, il ne faut pas forcer excessivement la vision dans de vaines tentatives pour tout voir net en même temps.
  
-2. L'œil au repos est réglé pour percevoir les objets lointains (mise au point « à l'infini »). Pour voir net de près, un effort musculaire est nécessaire : le muscle ciliaire se contracte et le cristallin se bombe, augmentant sa réfraction. En conséquence, le tireur ne doit pas fatiguer son œil en déplaçant le regard avec une fréquence excessive d'un plan de netteté à l'autre — par exemple de la hausse et du guidon vers la cible, et inversement. L'effort prolongé dépensé dans ces conditions provoque une fatigue rapide et marquée des muscles oculomoteurs. Pour la même raison, le tireur ne doit pas viser pendant de longues périodes soutenues. Dans les intervalles entre les séries de visée, plutôt que de fixer un objet, il lui est conseillé de regarder un instant au loin « d'un regard distrait » pour reposer les muscles de ses yeux.+**2.** L'œil au repos est réglé pour percevoir les objets lointains (mise au point « à l'infini »). Pour voir net de près, un effort musculaire est nécessaire : le muscle ciliaire se contracte et le cristallin se bombe, augmentant sa réfraction. En conséquence, le tireur ne doit pas fatiguer son œil en déplaçant le regard avec une fréquence excessive d'un plan de netteté à l'autre — par exemple de la hausse et du guidon vers la cible, et inversement. L'effort prolongé dépensé dans ces conditions provoque une fatigue rapide et marquée des muscles oculomoteurs. Pour la même raison, le tireur ne doit pas viser pendant de longues périodes soutenues. Dans les intervalles entre les séries de visée, plutôt que de fixer un objet, il lui est conseillé de regarder un instant au loin « d'un regard distrait » pour reposer les muscles de ses yeux.
  
-3. Lorsque l'éclairage change, le niveau de sensibilité à la lumière de l'œil change et lœil sadapte aux différentes quantités de lumière qui y pénètrent. Un rôle similaire à celui joué par le diaphragme d'un appareil photo est joué par la pupille, l'ouverture ou l'ouverture au milieu de l'iris. Sous l'action de divers muscles oculaires, le diamètre de la pupille peut être rétréci ou élargi. Il est cette action qui régule la quantité de lumière entrant dans l'œil et qui améliore la profondeur de focalisation de l'image sur la rétine lorsque la pupille devient plus étroite. La question de la vitesse à laquelle la pupille réagit à un changement d'éclairage mérite également l'attention. Quand la lumière se transforme en un plus grand éclat, la pupille se contracte beaucoup plus rapidement qu'elle ne se dilate après s'être trouvée encore une fois dans des conditions de moindre brillance. Par exemple, la contraction de la pupille jusqu'au niveau stable de l'intensité lumineuse moyenne prend environ 5 secondes, mais le processus de sa dilatation inverse après le stimulus créé par une lumière de faible intensité nécessite environ 3 minutes. À partir de là, le tireur doit également faire le conclusions correspondantes : afin de préserver l'efficacité du travail de l'œil sans réduire la précision de la visée, avant ou pendant la visée, il ne faut pas regarder des objets très éclairés ou, de plus, soumettez lœil à l’action de transitions brusques de la lumière à lombre. Dans les intervalles entre les plans, il ne faut pas reposer les yeux en les fermant. Entre les tirs, il faut reposer le yeux, mais le meilleur moyen est de regarder des surfaces ternes lointaines ayant des tons uniformes de gris, de vert ou de bleu.+**3.** Lorsque l'éclairage change, le niveau de sensibilité à la lumière de l'œil change et l'œil s'adapte aux différentes quantités de lumière qui y pénètrent. Un rôle similaire à celui du diaphragme d'un appareil photo est joué par la pupille, l'ouverture au milieu de l'iris. Sous l'action de divers muscles oculaires, le diamètre de la pupille peut être rétréci ou élargi. C'est cette action qui régule la quantité de lumière entrant dans l'œil et qui améliore la profondeur de focalisation de l'image sur la rétine lorsque la pupille devient plus étroite. La vitesse à laquelle la pupille réagit à un changement d'éclairage mérite également l'attention. Quand la lumière devient plus intense, la pupille se contracte beaucoup plus rapidement qu'elle ne se dilate lorsqu'elle se retrouve dans des conditions de moindre brillance. Par exemple, la contraction de la pupille jusqu'au niveau stable correspondant à une intensité lumineuse moyenne prend environ 5 secondes, mais le processus inverse de dilatationaprès un stimulus créé par une lumière de faible intensiténécessite environ 3 minutes. Le tireur doit en tirer les conclusions correspondantes : afin de préserver l'efficacité du travail de l'œil sans réduire la précision de la visée, il ne faut pas, avant ou pendant la visée, regarder des objets très éclairés ni soumettre l'œil à des transitions brusques de la lumière à l'ombre. Dans les intervalles entre les tirs, il ne faut pas reposer les yeux en les fermant le meilleur moyen est de regarder des surfaces ternes lointaines, aux tons uniformes de gris, de vert ou de bleu.
  
 ## Comment l'œil réagit aux différentes intensités lumineuses ? ## Comment l'œil réagit aux différentes intensités lumineuses ?
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 ### L'œil mesure des contrastes, pas une quantité absolue de lumière ### L'œil mesure des contrastes, pas une quantité absolue de lumière
  
-L'œil ne se comporte pas comme un seau qu'il faudrait remplir d'une quantité fixe de lumière : il **compare des brillances**. Sur une plage d'éclairement gigantesque (de la pénombre au plein soleil, soit un facteur de plusieurs millions), ce que l'œil distingue n'est pas une quantité absolue de lumière, mais un **contraste**, c'est-à-dire le //rapport// entre le clair et le sombre. C'est la **loi de Weber–Fechner** : si l'on double l'éclairage général, le contraste perçu entre le visuel noir et le fond blanc reste pratiquement inchangé.+L'œil ne se comporte pas comme un seau qu'il faudrait remplir d'une quantité fixe de lumière : il **compare des brillances**. Sur une plage d'éclairement gigantesque (de la pénombre au plein soleil, soit un facteur de plusieurs millions), ce que l'œil distingue n'est pas une quantité absolue de lumière, mais un **contraste**, c'est-à-dire le *rapportentre le clair et le sombre. C'est la **loi de Weber–Fechner** : si l'on double l'éclairage général, le contraste perçu entre le visuel noir et le fond blanc reste pratiquement inchangé.
  
-Ce comportement vient de l'**adaptation rétinienne** : les photorécepteurs et les circuits de la rétine ajustent en permanence leur sensibilité au niveau de lumière ambiant (réponse compressive, dite de Naka–Rushton). Pour une luminance de fond `L` élevée, la variation de réponse à un petit écart `ΔL` est proportionnelle à `ΔL / L` (et non à `ΔL`) c'est encore le contraste qui compte. De même, la //détectabilité// d'un détail croît seulement comme `√L`, et non comme `L` (modèle de Rose).+Ce comportement vient de l'**adaptation rétinienne** : les photorécepteurs et les circuits de la rétine ajustent en permanence leur sensibilité à la lumière ambiante (réponse compressive, dite de *Naka–Rushton*). Deux conséquences quantitatives en découlent :
  
-**Conséquence pour le tireur** : chercher à maintenir « la même quantité de lumière » n'a pas de fondement perceptif. Ce que l'œil exploite pour viser — le contraste entre le noir (visuelorganes de visée) et le fond clair — reste à peu près stable dès lors que l'œil est correctement adapté à la lumière du pas de tir.+**Loi de Weber** — pour une luminance de fond `L` élevée, la variation de réponse à un petit écart `ΔL` est proportionnelle à `ΔL / L`, et non à `ΔL` : c'est le *contraste* qui est perçupas l'écart absolu. 
 +- **Modèle de Rose** — la *détectabilité* d'un détail ne croît que comme `√L`, et non comme `L` : quadrupler la lumière n'améliore la finesse perçue que d'un facteur deux.
  
-### L'irradiation pourquoi le noir « maigrit » en pleine lumière+Cette logique de contraste est d'ailleurs à l'origine d'illusions d'optique connues dans l'illusion de **contraste simultané**, une même plage grise paraît plus claire sur un fond sombre que sur un fond clair, car l'œil juge la luminance *par rapport au voisinage*, pas dans l'absolu.
  
-Si la lumière modifie tout de même la visée, c'est surtout par un phénomène d'optique physiologique l'**irradiation**, décrite par Helmholtz dès 1867. Un fond très lumineux fait paraître un objet sombre **plus petit (plus mince)** qu'il ne l'est réellement. C'est le même effet qui fait paraître le filament allumé d'une ampoule plus épais qu'éteintou une barre sombre devant une fenêtre éclairée plus fine qu'elle n'est.+Au pas de tir, le même mécanisme opère : un guidon (ou un visueld'une luminosité donnée n'est pas perçu de la même façon selon l'arrière-plan — cible blanche éclairéeciel, butte sombre, ombre.
  
-Le mécanisme à cause du léger flou optique de l'œil, le bord entre le noir et le blanc est étalé ; le système visuel place ce bord là où le signal franchit un seuil interne. Quand la luminance du fond augmentece seuil est atteint « plus tôt », du côté noir : le bord perçu glisse vers le noir et la zone sombre se contracte. Le rétrécissement croît avec la lumière, mais de façon **concave** : il sature (grossièrement en `√(ln L)`), de sorte que l'effet est marqué quand on passe du gris au clair, puis de plus en plus faible ensuite.+{{:technique:contraste_guidon.svg?600|Image de visée (guidon net aligné sur la haussecible floue en prise « 6 heures »: le guidon gris, identique dans les deux vues, paraît plus clair sur le fond sombre — c'est le contraste simultané.}}
  
-**Conséquence pour le tireur** : en pleine lumière, le visuel noir de la cible et le guidon (vu sombre sur fond clairparaissent plus fins ; l'« image de visée » (la répartition des blancs autour du noir) se modifie donc avec l'éclairage — non parce que la quantité de lumière reçue aurait changémais parce que l'irradiation déforme les //tailles apparentes//. C'est pourquoi un réglage de visée qui « va » par temps gris demande souvent un ajustement en plein soleil.+Couplé à l'irradiation (section suivante), cela explique pourquoi l'« image » que l'on a de ses organes de visée change avec le fond et l'éclairage, à réglage pourtant identique.
  
-### Régler la brillance : l'iris arrièrepas le guidon+<WRAP round info> 
 +**Conséquence pour le tireur** — chercher à maintenir « la même quantité de lumière » n'a pas de fondement perceptif. Ce que l'œil exploite pour viser — le contraste entre le noir (visuelorganes de visée) et le fond clair — reste à peu près stable dès lors que l'œil est correctement adapté à la lumière du pas de tir. 
 +</WRAP>
  
-La quantité de lumière admise se règle au **diaphragme** (iris réglable du dioptre, filtres colorés), et non en modifiant la géométrie des organes de visée. Attention toutefois à ne pas trop fermer l'iris : en dessous d'environ **1 mm**, la **diffraction** dégrade la netteté de l'image (voir la section //Imperfections optiques// ci-dessous). Il existe donc une ouverture optimale, de l'ordre de **0,9 à 1,2 mm** selon les yeux, qui réalise le meilleur compromis entre brillance, profondeur de champ et finesse de l'image. Ce sujet est développé dans [[technique:visee_dioptre|La visée au dioptre]].+### L'irradiation pourquoi le noir « maigrit » en pleine lumière
  
-## Fonction des habitudes de l'œil normal+Si la lumière modifie tout de même la visée, c'est surtout par un phénomène d'optique physiologique : l'**irradiation**, décrite par Helmholtz dès 1867. Un fond très lumineux fait paraître un objet sombre **plus petit (plus mince)** qu'il ne l'est réellement. C'est le même effet qui fait paraître le filament allumé d'une ampoule plus épais qu'éteint, ou une barre sombre devant une fenêtre éclairée plus fine qu'elle n'est.
  
-Tous les tireurs doivent faire un effort conscient pour améliorer l'état de leurs yeux dans les intervalles où ils ne visent pas réellement en permettant les habitudes de vue normale de la fonctionCe qui suit donnera un idée de la façon dont cela devrait être fait. Il y a trois choses que tout œil sain fait Cligner des yeux, centrer son attention (appelée Fixation Centraleet déplacement.+Le mécanisme : à cause du léger flou optique de l'œil, le bord entre le noir et le blanc est étalé ; le système visuel place ce bord là où le signal franchit un seuil interne. Quand la luminance du fond augmente, ce seuil est atteint « plus tôt », du côté noir : le bord perçu glisse vers le noir et la zone sombre se contracteLe rétrécissement croît avec la lumière, mais de façon **concave** il sature (grossièrement en `√(ln L)`), de sorte que l'effet est marqué quand on passe du gris au clair, puis de plus en plus faible ensuite.
  
-1. Clignoterla première habitude de la vue normale est une action involontaire. Le clignotement est la fermeture rapide, légère et facile et l'ouverture de l'œil, et cela se fait par intermittence par tout œil normal. Le taux de clignement varie avec les gens et varie également en fonction de l'utilisation que l'on fait d'un œil. Par exemple, vous clignez davantage des yeux lorsque vous regardez à quelque chose de brillant que lorsque vous regardez quelque chose de doux. un. Souvent, le point de démarcation entre une paire d’yeux normale et anormale est son impulsion à cligner des yeux. dans une situation donnée. Si les yeux sont parfaitement normaux, ils clignoteront ; suppression de l'acte de le clignotement montre une tendance à devenir anormal.+<WRAP round info> 
 +**Conséquence pour le tireur** — en pleine lumièrele visuel noir de la cible et le guidon (vu sombre sur fond clair) paraissent plus fins ; l'« image de visée » (la répartition des blancs autour du noir) se modifie donc avec l'éclairage — non parce que la quantité de lumière reçue aurait changé, mais parce que l'irradiation déforme les //tailles apparentes//. C'est pourquoi un réglage de visée qui « va » par temps gris demande souvent un ajustement en plein soleil. 
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-b. L’action des paupières lors du clignement est essentielle au maintien d’une vision et d’une vue normales. Le fluide qui maintient les yeux humides est produit par une petite glande appelée glande lacrymale située sous la paroi externe partie de la paupière supérieure. Quand on cligne des yeux, ce liquide est lavé sur le globe oculaire et garde les yeux humides. Cette humidité a plusieurs fonctions (1) Il existe une action antiseptique et nettoyante certaine du fluide. (2) La brillance des yeux et leur capacité à réfléchir la lumière sont en grande partie dues au liquide présent sur leurs yeux. surface. (3) Le liquide est essentiel à la cornée, qui est la petite partie antérieure translucide de l'œil. Depuis la cornée n'pas de vaisseaux sanguins, elle a besoin de ce liquide pour la maintenir humide, sinon elle pourrait développer une cornée ulcères. (4) Lorsque des particules de corps étrangers pénètrent dans l'œil, le liquide lacrymal a tendance à les faire flotter, tandis que sur un œil sec, les particules peuvent coller et s'incruster. (5) Par temps froid, des clignements fréquents ont tendance à garder l’œil au chaud. Un globe oculaire peut être très inconfortable lorsqu'il fait froid.+### Régler la brillance : l'iris arrière, pas le guidon
  
-(6Par vent fort ou par temps très secle clignement réconforte et protège l'œil. Sous dans ces conditions, il faut cligner des yeux fréquemment, presque continuellement, car le liquide est perdu ainsi rapidement. (7) Pendant le court intervalle de clignement des yeux, les muscles de la pupille ont la possibilité de se détendre momentanémentleur tension. (8) Le clignement des yeux permet également à l'œil de bouger légèrement et permet ainsi aux muscles droits d'effectuer le mouvement. petite quantité de mouvement essentielle à leur bien-êtrepuisque le mouvement est nécessaire à la santé de n’importe quel muscle. (9La circulation du liquide lymphatique autour de l’œil est facilitée par le clignement, et l’œil est renforcé par cette bonne circulation, tout comme tout corps bénéficie du maintien de la circulation du sang actif autour de lui. c.+La quantité de lumière admise se règle au **diaphragme** (iris réglable du dioptre, filtres colorés), et non en modifiant la géométrie des organes de viséeAttention toutefois à ne pas trop fermer l'iris : en dessous d'environ **1 mm**, la **diffraction** dégrade la netteté de l'image (voir la section *Imperfections optiques* ci-dessous). Il existe donc une ouverture optimale, de l'ordre de **0,9 à 1,2 mm** selon les yeux, qui réalise le meilleur compromis entre brillanceprofondeur de champ et finesse de l'image. Ce sujet est développé dans [[technique:visee_dioptre|La visée au dioptre]].
  
-Cligner des yeux n’est pas une interruption de la vision continue. La vision continue est l'illusion qu'une vision normale l'œil produit, un effet authentique mais néanmoins une illusion. Lorsqu'une image tombe sur la rétine, il y une autre image ou une image rémanente produite. En d'autres termesl'image reste sur le rétine pendant une courte période plus longue que la durée de conservation de l'image devant l'œilC'est comme si votre image dans le miroirje suis resté là un moment après ton départ. Ainsi, il n’est pas nécessaire que l’œil voit activement tout le temps pour produire l’image. l'illusion de voir constamment. En faitrien dans le corps ne fonctionne plus de la moitié du temps ou autant que la mi-tempsPlus de la moitié du temps de chaque organe est consacré à la réparation et au remplacement de ses propres tissus et l'élimination de ses déchets.+Il faut distinguer deux ouvertures placées en série. La **pupille de l'œil** son optimum propreautour de **3 mm** (compromis aberration/diffraction de l'œil, voir l'aberration sphérique plus bas)L'**iris du dioptre** est une ouverture **externe**, que l'on ferme davantage (~1 mm) non pour la lumière mais pour gagner en **profondeur de champ** — voir net, en même temps, la hausse, le guidon et la cible ; étant plus petit que la pupille, il devient alors l'ouverture effective du systèmeCette préoccupation est propre aux visées mécaniques (dioptre, organes ouverts) ; avec une optique, la netteté se règle à la mise au point de la lunette.
  
-**d.** La fréquence des impressions visuelles faites par l'œil est comprise entre trente et quarante images par+## Fonction des habitudes de l'œil normal
  
-e. En fait, cligner des yeux augmente la durée réelle pendant laquelle vous pouvez voir activement, car ne pas cligner des yeux constitue une contrainte et cela peut réduire le nombre d'images de trente ou quarante à vingt ou moins images par seconde. Il n’existe aucun cas où le clignement des yeux interfère avec la vue. C'est naturel, performance constructive et améliore l'œil. Si, pour une raison quelconque, l’œil ne cligne pas normalement, la reprise du clignement normal améliore sa vision. f.+Tous les tireurs doivent faire un effort conscient pour améliorer l'état de leurs yeux pendant les intervalles où ils ne visent pas, en laissant fonctionner les habitudes de la vue normaleIl y a trois choses que tout œil sain fait : **cligner****centrer son attention** (la « fixation centrale ») et **se déplacer**.
  
-Ne confondez pas un clin d’œil ou un spasme de la paupière avec un clignement des yeuxUn spasme de la paupière est un choc puissantconstriction involontaire de la paupière et implique généralement les muscles autour de l'œil ainsi que les muscles de la paupière et est fréquemment associée à certaines maladies nerveusesUn clignement est une lumière, mouvement facile, fluide et à peine perceptible de la paupière.+**1. Le clignement.** Première habitude de la vue normalec'est une action involontaire la fermeture et l'ouverture rapides, légères et faciles de l'œil, qui se produisent par intermittence chez tout œil normalLe taux de clignement varie selon les personnes et selon l'usage que l'on fait de l'œil ; par exemple, on cligne davantage en regardant quelque chose de brillant qu'en regardant quelque chose de doux.
  
-**g.** Si vous avez pris lhabitude de regarder les choses de manière trop fixe, rappelez-vous de cligner des yeux. Clignement des yeux+- **a.** Souvent, le point de démarcation entre une paire d'yeux normale et anormale est son impulsion à cligner dans une situation donnée. Si les yeux sont parfaitement normaux, ils cligneront ; la suppression du clignement montre une tendance à devenir anormal. 
 +- **b.** L'action des paupières lors du clignement est essentielle au maintien d'une vision normale. Le fluide qui maintient les yeux humides est produit par une petite glande, la glande lacrymale, située sous la partie externe de la paupière supérieure. Quand on cligne des yeux, ce liquide est étalé sur le globe oculaire et garde les yeux humides. Cette humidité a plusieurs fonctions : 
 +  - (1) le fluide a une action antiseptique et nettoyante ; 
 +  - (2) la brillance des yeux et leur capacité à réfléchir la lumière sont en grande partie dues au liquide présent à leur surface ; 
 +  - (3) le liquide est essentiel à la cornée, petite partie antérieure translucide de l'œil : dépourvue de vaisseaux sanguins, elle a besoin de ce liquide pour rester humide, faute de quoi elle pourrait développer des ulcères ; 
 +  - (4) lorsque des particules étrangères pénètrent dans l'œil, le liquide lacrymal a tendance à les faire flotter, alors que sur un œil sec elles peuvent coller et s'incruster ; 
 +  - (5) par temps froid, des clignements fréquents tendent à garder l'œil au chaud (un globe oculaire peut être très inconfortable quand il fait froid) ; 
 +  - (6) par vent fort ou par temps très sec, le clignement réconforte et protège l'œil ; dans ces conditions, il faut cligner fréquemment, presque continuellement, car le liquide est perdu rapidement ; 
 +  - (7) pendant le court intervalle du clignement, les muscles de la pupille ont la possibilité de détendre momentanément leur tension ; 
 +  - (8) le clignement permet aussi à l'œil de bouger légèrement, donnant aux muscles droits la petite quantité de mouvement essentielle à leur bien-être, le mouvement étant nécessaire à la santé de tout muscle ; 
 +  - (9) la circulation du liquide lymphatique autour de l'œil est facilitée par le clignement, et l'œil est renforcé par cette bonne circulation, comme tout organe bénéficie d'une circulation active autour de lui. 
 +- **c.** Cligner des yeux n'interrompt pas la vision continue. La vision continue est une illusion que produit un œil normal — un effet authentique, mais une illusion néanmoins. Lorsqu'une image tombe sur la rétine, il s'y produit une image rémanente : l'image reste sur la rétine un court instant de plus que la présence réelle de l'objet devant l'œil. Il n'est donc pas nécessaire que l'œil voie activement en permanence pour produire l'illusion de voir constamment. En fait, rien dans le corps ne fonctionne plus de la moitié du temps : plus de la moitié du temps de chaque organe est consacré à la réparation et au remplacement de ses tissus et à l'élimination de ses déchets. 
 +- **d.** La fréquence des impressions visuelles faites par l'œil est de l'ordre de trente à quarante images par seconde. 
 +- **e.** En fait, cligner augmente la durée réelle pendant laquelle on peut voir activement, car ne pas cligner constitue une contrainte qui peut réduire le nombre d'images de trente ou quarante à vingt ou moins par seconde. Il n'existe aucun cas où le clignement interfère avec la vue : c'est une performance naturelle et constructive, qui améliore l'œil. Si, pour une raison quelconque, l'œil ne cligne pas normalement, la reprise d'un clignement normal améliore sa vision. 
 +- **f.** Ne confondez pas un clin d'œil ou un spasme de la paupière avec un clignement. Un spasme de la paupière est une constriction puissante et involontaire, impliquant généralement les muscles autour de l'œil en plus de ceux de la paupière, et fréquemment associée à certaines maladies nerveuses. Un clignement, lui, est un mouvement léger, facile, fluide et à peine perceptible de la paupière. 
 +**g.** Si vous avez pris l'habitude de regarder les choses de manière trop fixe, pensez à cligner des yeux.
  
-2. Fixation centrale La deuxième habitude d'une vue normale est d'avoir l'œil et l'esprit coordonnés de manière à ce que ils se fixent sur une petite surface en même temps. Autrement dit, lorsque vous regardez un objet, vous devez localiser votre attention, la fixer sur une petite zone et non la disperser. un. Par exemple, lorsque vous regardez une page imprimée, vous ne pouvez pas voir clairement la page entière. Si vous réparez vos yeux dans le coin supérieur droit de la page, vous pouvez le voir clairement, mais le reste de la page, bien qu’elle se trouve dans votre champ de vision, est beaucoup moins claire. Pour voir le dernier mot sur la page clairement, vous devrez déplacer vos yeux pour qu'ils soient dirigés directement vers ce mot.+**2. La fixation centrale.** La deuxième habitude d'une vue normale est d'avoir l'œil et l'esprit coordonnés de manière à se fixer en même temps sur une petite surface. Autrement dit, lorsque vous regardez un objet, vous devez localiser votre attention, la fixer sur une petite zone et non la disperser.
  
-b. Il en va de même si vous prenez des mots assez proches les uns des autres. Pour voir clairement le premier mot d'une ligne il faut le regarder directement, et pour voir le dernier mot de cette ligne il faut déplacer le regard. La même chose est vraie si vous voulez voir clairement le deuxième mot de la ligne. Tu peux bien le voir il suffit de le lire, mais on ne le voit pas parfaitement clair quand on regarde le premier mot. Un une certaine tension est impliquée si vous essayez de voir les choses de cette façonC'est vrai jusqu'au moindre degré d'espacec.+- **a.** Par exemple, en regardant une page imprimée, vous ne pouvez pas voir clairement la page entière. Si vous fixez vos yeux sur le coin supérieur droit, vous le voyez clairement, mais le reste de la page, bien que dans votre champ de vision, est beaucoup moins net. Pour voir nettement le dernier mot de la page, vous devrez déplacer vos yeux pour les diriger directement vers ce mot. 
 +- **b.** Il en va de même pour des mots assez proches les uns des autres. Pour voir clairement le premier mot d'une ligneil faut le regarder directement pour voir le dernier motil faut déplacer le regard. La même chose vaut pour le deuxième mot de la ligne : on le voit en le lisant, mais pas parfaitement net quand on regarde le premier mot. Essayer de voir les choses ainsi implique une certaine tension, et cela jusqu'au moindre degré d'espace. 
 +- **c.** Il y a à cela une raison fondamentale et structurelle. La macula (//macula lutea//), seule partie de l'œil qui voit parfaitement net, se trouve au centre de la rétine et n'est pas plus grosse que la tête d'une épingle ordinaire. Ce point de vision parfaite est placé dans l'œil comme un point au fond et au centre d'un bol dont les côtés s'inclinent doucement comme une arène. Ce petit point a une vision claire et forte. Hors de ce point, la clarté de la vision est considérablement réduite ; on a, à la place, une vision floue et collatérale, de plus en plus floue à mesure qu'on s'éloigne du centre, jusqu'à ne plus percevoir, près du bord, que la forme générale, la couleur et le mouvement. 
 +- **d.** Puisque seul ce point, la macula, a une vision parfaitement nette, seule une très petite zone peut être vue clairement à un instant donné. Mais le mouvement de déplacement est si rapide qu'il donne l'illusion de voir une grande surface : les images tombant sur la macula sont rapidement transmises aux centres visuels du cerveau, se succédant à raison de trente ou quarante — parfois plus — par seconde, créant ainsi l'illusion d'une image complète. 
 +- **e.** Cette capacité du cerveau à enchaîner des images successives, et donc à produire l'illusion de voir clairement l'objet entier ou une zone considérable, est un fait impressionnant ; mais c'est aussi une cause de problèmes pour le tireur. On en vient à croire que l'œil lui-même peut voir clairement une vaste zone, et un mauvais usage s'installe, car toute tentative en ce sens revient à utiliser l'œil sans se concentrer. 
 +- **f.** « Grande zone » signifie essayer de voir, par exemple, deux mots ou plus à la fois. L'œil sain et normal ne voit habituellement qu'une très petite zone à la fois. L'esprit et l'œil se coordonnent normalement sur chaque mot ou point d'observation, sans effort ni impulsion d'en voir plus, comme lorsqu'on écritSi la pratique consistant à voir une grande zone à la fois persiste assez longtemps, la capacité de se concentrer parfaitement se perd, et la vision floue de la zone collatérale devient la seule possible. Il faut alors rééduquer l'œil et l'esprit à ne regarder qu'une petite zone, afin de retrouver la fixation centrale, sans laquelle aucune vision ne peut être claire et normale. 
 +- **g.** On peut lire indéfiniment sans se fatiguer ni se blesser les yeux si ceux-ci sont détendus et la vision localisée. Mais si l'on sollicite le champ de vision collatéral, l'œil se fatigue, avec perte d'efficacité. On ne saurait trop insister : l'œil ne voit clairement qu'une très petite zone à la fois. C'est dans la conscience de ce fait que réside la coordination de l'esprit avec les limites structurelles de l'œil, sans laquelle il ne peut y avoir de vision normale. Si vous comprenez ce principe de vision focalisée et fermez mentalement votre vue à une vaste zone, vous acquerrez cette précieuse habitude de fixation centrale et retrouverez une efficacité accrue de vos yeux au tir.
  
-Il y a à cela une raison fondamentale et structurelle. La Macula Lutea, la seule partie de l'œil qui voit parfaitement clair, se trouve au centre de la rétine et n'est pas plus gros que la tête d'une épingle en acier ordinaire. Ce point de vue parfaite est placé dans l'œil comme un point en bas au centre d'un bol dont+**3. Le déplacement (changement).** La troisième habitude bénéfique des yeux normaux est de changer de point de fixation. Cela semble contredire la deuxième habitude (localiser son regard), mais ce n'est pas le cas : vous devez pointer votre regard, tout en changeant constamment de point de vue. Si vous ne le déplacez pas, vous regardez fixement — et le regard fixe est l'une des formes de fatigue oculaire les plus graves et les plus courantes.
  
-les côtés s'inclinent doucement comme une arèneCe petit point a une vision claire et forteQuand ta vision à partir de ce point, la clarté de la vision est considérablement réduiteIl y a, à la placevision floue et collatéraleEt cela devient de plus en plus flou à mesure que vous vous éloignez du centre jusqu'à ce que près du bord extérieuron ne perçoit que la forme générale, la couleur et le mouvement.+- **a.** Le déplacement est une fonction normale, qui s'effectue habituellement de façon inconscienteSa fréquence varie selon le type de sollicitation imposée aux yeux ; par exemple, regarder un livre ou regarder un match de tennis. Le livre est immobile et les yeux n'ont pas tendance à bouger, tandis que les balles et les joueurs sont en mouvement constant, si bien que les yeux doivent bouger continuellement pour les suivre. 
 +- **b.** Quoi qu'il en soit, les changements devraient être aussi fréquents que possible. Les personnes qui ont tendance à regarder une zone trop longtemps — et tout œil anormal le fait — gagnent en vision et en confort si un déplacement fréquent du point regardé est consciemment pratiquéSi votre vision est anormale, sans porter vos lunettes, regardez un mot, puis un mot situé trois espaces plus loin, puis revenez au mot d'origine ; recommencez jusqu'à ce que les deux mots deviennent nets. Restez détendu pendant l'exercice. 
 +- **c.** Si votre vision est bonneregardez la lune en clignant fréquemment, et changez votre point de vision
 +- **d.** Le changement est à la fois volontaire et involontaireLe changement involontaire est continu : il y a dans chaque muscle un léger tremblementcar le tonus musculaire n'est pas constant mais résulte d'une succession rapide de contractions produisant une traction relativement régulière. Comme les yeux sont maintenus en position par les muscles et que toute la focalisation est produite par euxils sont soumis à toutes les conditions accessoires au fonctionnement normal des muscles. 
 +- **e.** Lorsque l'œil est détendu, les déplacements volontaires sont fréquents et de courte amplitudeUn œil tendu peut faire un grand mouvement, mais il faut de la relaxation et de la normalité pour qu'un œil continue à se déplacerdétendu, avec de très petits mouvements. Cela vaut pour tous les muscles : plus le mouvement est fin, mieux le muscle doit être entraîné et détendu. Quand un œil est tendu et la vision anormale, la pratique du déplacement fréquent soulage la tension et améliore la vision. 
 +- **f.** Un déplacement normal est absolument essentiel à une vue normale. La perte de vision est souvent directement proportionnelle à la perte de mouvement.
  
-dPuisque seul ce point, la Macula Lutea, a une vision parfaitement nette, seule une très petite zone peut être vue. vu clairement à un moment donné. Mais le mouvement de déplacement est si rapide que l'illusion de voir un grand la superficie est donnéeLes images tombant sur la Macula Lutea sont rapidement transmises au cerveau visuel. centres, se succédant avec une telle rapidité qu'il y en a trente ou quarante et parfois plus d'images par secondecréant ainsi l'illusion d'une image complète dans le cerveau.+**4Renforcer la tolérance à la lumière.** En plus des trois habitudes ci-dessusun tireur peut juger souhaitable de renforcer sa tolérance à la lumière.
  
-e. Cette capacité du cerveau à transporter des images successives et ainsi produire l'illusion de voir clairement l'objet tout entier ou une zone considérable est un fait impressionnant et beau, mais c'est aussi une cause de problèmes pour le tireur. On en vient à croire que l’œil lui-même peut voir clairement une vaste zone, et ainsi une mauvaise utilisation s'installe car toute tentative en ce sens revient à utiliser l'œil sans se concentrer ! f. +- **a.** La lumière du soleil est très bénéfique pour les yeux : elle détend et stimule à la fois. Mais il faut savoir en profiter, car la lumière du soleil directement dans les yeux peut provoquer de graves dégâts. On renforce la tolérance de l'œil à la lumière par une exposition judicieusede la manière suivante : 
- +  - (1) fermez légèrement les yeuxle visage tourné vers le soleil, et tournez lentement la tête d'un côté à l'autre pendant quatre à cinq minutes ; puisune fois les yeux détendus par la chaleur du soleil et le mouvement de la tête, ouvrez-les, mais seulement momentanément et quand la tête est tournée sur le côté. Les yeux ne doivent pas regarder directement le soleilmais peuvent regarder à proximité. Ne faites aucun effort pour voir et n'ouvrez les yeux que par clignementsÀ mesure que l'exercice se poursuit et que les yeux s'habituent à la lumière croissante, le regard peut être dirigé de plus en plus près du soleil 
-« Grande zone » signifie essayer de voir, par exemple, deux mots ou plus à la fois. Le sain, le normal L’œil ne voit habituellement qu’une très petite zone à un moment donné. L'esprit et l'œil normalement se coordonner parfaitement sur chaque mot ou point d'observation sans effort ni impulsion pour en voir plus, tout comme quand on écrit. Si la pratique consistant à voir une grande zone en même temps persiste pendant une période de temps suffisante, le la capacité de se concentrer parfaitement est perdue et la vision floue naturellement dans la zone collatérale est la seule vision possible. Il est alors nécessaire de recycler l'œil et l'esprit pour qu'ils ne regardent qu'une petite zone de l'espace. afin d'avoir à nouveau une fixation centrale sans laquelle aucune vision ne peut être claire et normale. +  - (2) en pratiquant cela régulièrement, des jours successifs et pendant une durée progressivement croissante, tout œil se renforce et sa vision s'améliore
- +**b.** L'œil est admirablement équipé pour se protéger et fonctionner dans des conditions d'éclairage très variables.
-g. On peut lire indéfiniment sans se fatiguer indûment ni blesser les yeux de quelque façon que ce soit si les yeux sont détendu et la vision est localisée. Mais si l’on utilise le pouvoir visuel du champ de vision collatéral, l'œil se fatigue et il en résulte une fatigue et une perte d'efficacité. On ne saurait trop insister sur le fait que l’œil ne voit clairement qu’une très petite zone à la fois. C'est dans la conscience de ce fait que repose la coordination de l'esprit avec les limitations structurelles de l'esprit. œil, sans lequel il ne peut y avoir de vision normale. Si vous comprenez ce fait de vision focalisée et fermez mentalement votre vue sur une vaste zone, vous atteindrez cette précieuse habitude de fixation centrale et retrouvez une efficacité accrue dans l'utilisation de vos yeux dans tir. +
- +
-3. Changement. La troisième habitude bénéfique des yeux normaux est de changer. Cela semble être en contradiction avec le deuxième habitude qui consiste à localiser son regard mais en réalité ce n'est pas le cas. Vous devez pointer votre regard, mais vous devez, aussi, changez constamment votre point de vue. Si vous ne le déplacez pas, vous regarderez fixement, et le fait de regarder fixement est l’une des formes de fatigue oculaire les plus graves et les plus courantes. un. Le changement de vitesse est une fonction normale et s'effectue normalement inconsciemment. La fréquence à laquelle votre le déplacement des yeux varie en fonction du type de demande exercée sur les yeux ; par exemple, regarder un livre ou regarder un match de tennis. Le livre est immobile et les yeux n'ont pas tendance à bouger, tandis que le les balles de tennis et les joueurs sont constamment en mouvement, les yeux doivent donc bouger continuellement pour pouvoir suivez-les. +
- +
-**b.** Mais, en tout état de cause, les changements devraient être aussi fréquents que possible. Le temps nécessaire à une image pour +
- +
-Les personnes qui ont tendance à regarder une zone trop longtemps, et tout œil anormal le fait, bénéfice à la fois en termes de vision et de confort oculaire si un déplacement fréquent du point regardé est nécessaire consciemment pratiqué. Si votre vision est anormale ; sans porter tes lunettes regarde un mot, puis regardez un mot trois espaces de mots au-delà ; puis revenez au mot original. Faites ceci jusqu'à ce que les deux mots deviennent clairs. Soyez détendu pendant que vous pratiquez. +
- +
-**d.** Ou, si votre vision est bonne ; regardez la lune et tout en clignant des yeux fréquemment, changez votre vision d'un +
- +
-**e.** Le changement est à la fois volontaire et involontaire. Le changement involontaire est continu, +
- +
-Il y dans chaque muscle un léger tremblement, car le tonus musculaire n'est pas un facteur constant mais un rapide succession de contractions produisant une traction musculaire relativement régulièreEt puisque les yeux sont tenus en position par les muscles et toute la focalisation est produite par ces muscles, les yeux sont naturellement soumis à toutes les conditions que les muscles produisent et qui sont accessoires à leur fonctionnement normal. +
- +
-g. Lorsque l’œil est détendu, les déplacements volontaires sont fréquents et le mouvement est de courte durée. L'œil tendu peut faire un grand mouvement, mais cela nécessite de la relaxation et de la normalité pour qu'un œil puisse continuez à vous déplacer dans un état détendu avec un très petit mouvement. Cela est vrai pour tous les muscles : Plus le mouvement est fin, plus le muscle doit être mieux entraîné et détendu. Quand un œil est tendu et la vision est anormale, la pratique du déplacement fréquent soulagera la tension et produire une amélioration de la vision. +
- +
-**h.** Un exercice qui permet d’y parvenir consiste à se concentrer définitivement sur chaque mot et à passer consciemment au mot +
- +
-Un déplacement normal est absolument essentiel à une vue normale. La perte de vision est souvent directe proportionnelle à la perte de mouvement. +
- +
-4. En plus d'acquérir les trois habitudes décrites ci-dessus, un tireur peut juger souhaitable de renforcer sa tolérance à la lumière. Cela peut être fait comme décrit dans les paragraphes suivants : une. La lumière du soleil est très bénéfique pour les yeux. Il détend et stimule à la fois. Mais il faut savoir comment profiter du soleil pour en profiter au maximum. La lumière du soleil directement sur les yeux peut provoquer de graves dégâts. L’œil peut être renforcé dans sa tolérance à la lumière par une exposition judicieuse à la lumière. L'un des le moyen le plus efficace et le plus simple de renforcer les yeux est de les exposer aux rayons du soleil de la manière suivante : (1) Fermez légèrement les yeux lorsque le visage est tourné directement vers le soleil. En gardant les yeux fermés, tournez lentement la tête d'un côté à l'autre. Continuez ainsi pendant quatre ou cinq minutes. Puislorsque le les yeux sont détendus de la chaleur du soleil et du mouvement de la tête, ils peuvent être ouverts, mais seulement momentanémentet quand la tête est tournée sur le côté. Les yeux ne doivent pas regarder directement au soleil mais peut regarder près de lui. Ne faites aucun effort pour voir et n'ouvrez les yeux que dans clignoteAu fur et à mesure que cet exercice se poursuit et que les yeux s'habituent à l'augmentation lumière, le regard peut être dirigé de plus en plus près du soleil(2) En faisant cela avec régularité, des jours successifs et pendant une durée progressivement croissante, tout œil sera renforcé et sa vision améliorée+
- +
-**b.** Lœil est admirablement équipé pour se protéger et fonctionner dans des conditions déclairage très variables.+
  
 ## Imperfections optiques de l'œil ## Imperfections optiques de l'œil
  
-En raison de diverses imperfections optiques de l'œil, les images des objets sur la rétine présentent des bords qui ne sont pas complètement nets, ou sont dans une certaine mesure totalement flous. En conséquence, il existe un certain limite de sensibilité variable de notre œil qui détermine la netteté de la vision. Il faut dire que la netteté de la vision, en soi, est inconstante. Il a une certaine valeur variable qui dépend de la degré et les conditions dans lesquelles les imperfections optiques de lœil ont un effet notable. Le tireur doit donc connaître, au moins globalement, les conditions qui influencent le tir. la netteté de la vision et donc le degré de précision de la visée. En tant qu'instrument optique, l'œil présente en lui des phénomènes d'aberration et de diffraction de la lumière.+En raison de diverses imperfections optiques de l'œil, les images des objets sur la rétine présentent des bords qui ne sont pas complètement nets, voire dans une certaine mesure totalement flous. La netteté de la vision n'est donc pas constante : elle a une valeur variablequi dépend du degré et des conditions dans lesquels les imperfections optiques de l'œil ont un effet notable. Le tireur doit donc connaître, au moins globalement, les conditions qui influencent la netteté de la visionet donc le degré de précision de la visée. En tant qu'instrument optique, l'œil présente notamment des phénomènes d'aberration et de diffraction de la lumière.
  
-1. L'aberration sphérique est une fonction de l'œil dans laquelle les rayons de lumière tombant sur le cristallin sont réfractés différemment et ne sont pas focalisés sur un seul point. Les rayons extérieurs extrêmes sont davantage réfractés fortement que les centrales (Figure 2). En raison de l'aberration sphérique, un faisceau de lumière parallèle Les rayons entrant dans l'œil sont focalisés sur la rétine non pas sous la forme d'une image nette, mais sous la forme d'une+**1. Aberration sphérique.** C'est le phénomène par lequel les rayons lumineux tombant sur le cristallin sont réfractés différemment et ne sont pas focalisés en un seul point : les rayons extérieurs extrêmes sont plus fortement réfractés que les rayons centraux (figure 2). De ce fait, un faisceau de rayons parallèles entrant dans l'œil est focalisé sur la rétine non pas comme une image nette, mais comme un cercle de diffusion. La taille de ce cercle de diffusion est directement proportionnelle à celle de l'ouverture pupillaire : la netteté de l'image augmente si l'on élimine les rayons extrêmes, donc à mesure que la pupille se contracte. On peut le démontrer simplement : de petits repères et objets, difficiles à distinguer par temps couvert, deviennent bien plus perceptibles si on les regarde à travers un petit trou jouant le rôle d'une pupille artificielle (effet sténopé).
  
-cercle de diffusion de la lumièreLa taille du cercle de diffusion de la lumière résultant de l'aberration sphérique est en proportion directe à la taille de l’ouverture pupillaire. Il est évident que la netteté de l'image est augmenté si l'on élimine les rayons extrêmes. Par conséquent, à mesure que l'ouverture pupillaire se contracte, le la netteté de l'image de l'objet sur la rétine augmente. Le degré auquel l'aberration sphérique peut gêner nettement la vision des objets et à quel point La netteté de l'image dépend de la taille de l'ouverture pupillaire et peut être démontrée de manière convaincante. le tireur au moyen d'un exemple simplePetites marques d'orientation et objets pouvant être ne se distinguent que difficilement par temps couvert et deviennent incomparablement plus perceptibles si on les regarde à travers un petit trou qui joue ici le rôle d'une pupille artificielle (effet sténopé).+{{:technique:aberration.svg?620|Figure 2 : aberration sphérique. Les rayons de bord (marginaux) sont plus déviés que les rayons centraux : les foyers s'étalent (caustique) et l'image forme un cercle de diffusion sur la rétineau lieu d'un pointRéduire l'ouverture affine l'image.}}
  
-{{:technique:figure_a2-2.png?500|Figure 2 : Phénomène d'aberration sphérique.}}+**2. Diffraction.** Les rayons lumineux traversant de petites ouvertures, notamment à travers le cristallin, semblent se courber (figure 3) et produisent sur la rétine, non pas un point net, mais un cercle entouré d'anneaux concentriques de netteté décroissante. Cela tient à la nature ondulatoire de la lumière.
  
-2. Le phénomène de diffraction de la lumière réside dans le fait que les rayons lumineux traversant de petites ouvertures, notamment à travers le cristallin ; semblent se plier (figure 3) et produire sur la rétine un image non pas sous la forme d'un seul point pointu, mais sous la forme d'un cercle entouré d'un certain nombre de anneaux lumineux concentriques de netteté décroissante. Cela se produit en raison de la nature ondulatoire de la lumière. un. À mesure que l'ouverture pupillaire diminue, le diamètre de l'anneau de diffraction de diffusion de la lumière augmente. Les anneaux de diffraction autour des images n'ont un effet notable que lorsqu'il y a dimensions extrêmement petites de la pupille, ce quicomme on peut le voirest un certain contraire de la phénomène d'aberration sphérique. Le phénomène de diffraction se fait sentir lorsqu'il y a L'éclairage solaire vient-il de face et le soleil brille dans les yeux ? quand il y a de la lumière taches de soleil sur les surfaces horizontales des organes de visée (guidon et hausse), etc.+- **a.** À mesure que l'ouverture pupillaire diminue, le diamètre de l'anneau de diffraction augmente. Les anneaux de diffraction n'ont un effet notable que pour des dimensions de pupille extrêmement petites — un comportement, on le voit, contraire à celui de l'aberration sphérique. La diffraction se fait sentir lorsque l'éclairage solaire vient de face et que le soleil brille dans les yeux, ou qu'il y a des taches de soleil sur les surfaces horizontales des organes de visée (guidon et hausse), etc. C'est aussi cette limite qui borne le rétrécissement //utile// de toute petite ouverture — la pupille, mais aussi l'iris d'un dioptre (œilleton) ou le diaphragme d'une optique.
  
-{{:technique:figure_a2-3.png?500|Figure 3 : Phénomène de Diffraction de la Lumière sur la Pupille.}}+{{:technique:diffraction.svg?640|Figure 3 : diffraction sur la pupille. Un point lumineux donne un disque d'Airy (tache centrale + anneaux concentriques) ; plus l'ouverture est petite, plus la tache s'élargit.}}
  
-**b.** Le fonctionnement de lœil en tant quappareil optique est également compromis dans une certaine mesure par la lumière+**b.** Le fonctionnement de l'œil en tant qu'appareil optique est aussi compromisdans une certaine mesurepar la lumière des objets situés sur un fond sombre. L'effet de diffusion de la lumièresous la forme d'un rayonnement diffus moins perceptible couvrant le champ de vision, est provoqué par des milieux dépourvus de transparence absolue — le cristallin et l'humeur vitrée. Cette diffusion dans le milieu optique est responsable des halos lumineux, particulièrement visibles lorsque les cibles sont fortement éclairées le fond blanc de la cible projette alors une réflexion vive et provoque une diffusion considérable dans le milieu optique, d'où un effet aveuglant. La cible est perçue comme une tache grise aux bords indistincts, et les organes de visée (guidon et hausse) avec des contours peu clairs. 
- +- **c.** Il ressort de ce qui précède que la quantité de lumière diffusée par l'aberration sphérique est directement proportionnelle à la taille de l'ouverture pupillaire, tandis que celle diffusée par la diffraction lui est inversement proportionnelle il n'est donc pas possible d'éliminer complètement ces diffusions. En raison de cette dépendance inverse, les meilleures conditions de vision nette correspondent à une taille moyenne d'ouverture pupillaire — un diamètre d'environ 3 mm. En conséquenceselon les conditions d'éclairage qui influencent la taille de la pupille, le tireur doit s'efforcer de créer les conditions les plus favorables au fonctionnement de l'œil protéger ses yeux de la lumière à l'aide de visières, de lunettes de tir à filtre, voire d'une pupille artificielle (un disque oculaire fixé aux lunettes, réglable en diamètre) ; veiller aussi à ce que les lunettes ne brillent pas et ne produisent pas d'effet aveuglant — elles doivent être soigneusement et uniformément noircies
-objets situés sur un fond sombre. L'effet de diffusion de la lumière sous la forme d'une un rayonnement moins perceptiblecouvrant le champ de vision, est provoqué par des supports qui ne possèdent pas transparence absolue le cristallin et l'humeur vitrée. La diffusion de la lumière dans le le support optique est responsable des halos de lumière. Ils sont particulièrement visibles là où les cibles sont fortement éclairées par la lumière du soleil. Dans un tel cas, le fond blanc du La cible projette une réflexion nette et provoque une diffusion lumineuse considérable dans le support optique. Ceci provoque un effet aveuglant. Tant la cibleperçue par l'œil sous la forme d'une tache grise avec des bords indistincts, et les organes de visée (guidon et hausse) sont perçues avec des contours peu clairs. c. +- **d.** Les sources de lumière vive nuisent à l'œil surtout par le secteur violet du spectre visible et par ses parties invisibles. L'élimination complète du secteur violet est obtenue par des filtres jaunes, jaune-vert et jaune-orange non seulement ils ne réduisent pas l'acuité visuelle, mais ils l'augmententUn verre plus foncéprotégeant les yeux des sources vives, réduit quelque peu l'acuité ; cependant, en disposant d'un assortiment de lunettes de tir de différentes teintes, on peut les choisir et les utiliser de façon que l'œil perçoive l'alignement correct de la visée, sous l'éclairage le plus vif, presque comme par temps couvert.
- +
-Il ressort clairement de ce qui a été dit que la quantité de lumière diffusée par l'aberration sphérique est directement proportionnelle à la taille de louverture de la pupille et à la quantité de lumière diffusée depuis la diffraction est inversement proportionnelle à la taille de l'ouverture de la pupille, et il n'est donc pas possible éliminer complètement ces types de diffusion. En raison de cette dépendance inverse du effets d'aberration et de diffraction sur la taille de la pupille, les meilleures conditions de vision nette correspondent à une certaine taille moyenne de l'ouverture pupillaire -- un diamètre d'environ 3 mm. En tenant compte de celaen fonction des conditions d'éclairage qui influencent la taille de l'ouverture pupillaire, le tireur doit s'efforcer, autant qu'il le peut, de créer le plus conditions favorables au fonctionnement de l'œil. Il doit protéger ses yeux de l'action de la lumière en utilisant des visières, des lunettes de tir à filtre, ou en utilisant éventuellement une pupille artificielle. Un disque oculaire Le dispositif est fixé aux lunettes de tir avec réglage pour différents diamètres. Il doit aussi veillez à ce que les lunettes ne brillent pas et ne produisent pas ainsi un effet aveuglant sur l'œil : elles doit être soigneusement et uniformément noirci+
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-d. Les sources lumineuses brillantes nuisent à l'œil principalement par le biais du secteur violet du visible et du parties invisibles du spectre. L'élimination complète du secteur violet du spectre est obtenu par des filtres de lumière jaune, jaune-vert et jaune-orange. De tels filtres de lumière non seulement ne réduire l'acuité de la visibilité, mais au contraire l'augmenterType de verre plus foncé protégeant le les yeux provenant de sources de lumière brillantes réduisent quelque peu l'acuité de la vision. Cependant, en ayant un assortiment de lunettes de tir de différentes teintes, il est possible de les sélectionner et de les utiliser de manière façon dont l'œil du tireur perçoit l'alignement correct de la vue sous l'éclairage le plus brillant de presque de la même manière qu’il le fait par temps couvert.+
  
 **3. Myopie, hypermétropie et astigmatisme.** Parmi les imperfections optiques de l'œil figurent la myopie, l'hypermétropie et l'astigmatisme, qui empêchent une focalisation correcte de l'image sur la rétine. **3. Myopie, hypermétropie et astigmatisme.** Parmi les imperfections optiques de l'œil figurent la myopie, l'hypermétropie et l'astigmatisme, qui empêchent une focalisation correcte de l'image sur la rétine.
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 | {{:technique:oeil_normal.svg?240|(a) Œil normal — foyer sur la rétine}} | {{:technique:oeil_myope.svg?240|(b) Œil myope — foyer en avant de la rétine}} | {{:technique:oeil_hypermetrope.svg?240|(c) Œil hypermétrope — foyer en arrière de la rétine}} | | {{:technique:oeil_normal.svg?240|(a) Œil normal — foyer sur la rétine}} | {{:technique:oeil_myope.svg?240|(b) Œil myope — foyer en avant de la rétine}} | {{:technique:oeil_hypermetrope.svg?240|(c) Œil hypermétrope — foyer en arrière de la rétine}} |
  
-**Figure 4 :** Réfraction d'un faisceau parallèle selon l'état de l'œil. (a) Œil normal (emmétrope) : le foyer tombe exactement sur la rétine. (b) Œil myope : globe trop long (ou œil trop convergent), le foyer se forme en avant de la rétine. (c) Œil hypermétrope : globe trop court (ou œil trop peu convergent), le foyer se formerait en arrière de la rétine. Dans les deux défauts, l'image qui atteint la rétine est floue.+**Figure 4 :** Réfraction d'un faisceau parallèle selon l'état de l'œil. (a) Œil normal (emmétrope) : le foyer tombe exactement sur la rétine. (b) Œil myope : globe trop long (ou œil trop convergent), le foyer se forme en avant de la rétine. (c) Œil hypermétrope : globe trop court (ou œil trop peu convergent), le foyer se formerait en arrière de la rétine. Dans les deux défauts, l'image qui atteint la rétine est floue.
  
-**a. Œil normal (emmétrope).** Lorsque les rayons d'un faisceau parallèle se focalisent exactement sur la rétine, sans aucun effort d'accommodation, l'œil est dit normal (figure 4a).+**a. Œil normal (emmétrope).** Lorsque les rayons d'un faisceau parallèle se focalisent exactement sur la rétine, sans aucun effort d'accommodation, l'œil est dit normal (figure 4a)
 +- **b. Œil myope.** L'œil est myope lorsque ces rayons se focalisent en avant de la rétine (figure 4b) : l'image qui l'atteint est alors floue. La myopie provient d'un globe oculaire trop long (d'avant en arrière), d'une réfringence trop forte, ou des deux. Elle se corrige facilement avec des lunettes : de nombreux tireurs au pistolet sont myopes et, une fois correctement corrigés, obtiennent des résultats du plus haut niveau. 
 +- **c. Œil hypermétrope.** L'œil est hypermétrope lorsque les rayons se focaliseraient en arrière de la rétine (figure 4c) : ils n'ont pas fini de converger quand ils l'atteignent, et l'image y est floue. Ce défaut résulte d'une réfringence trop faible, d'un globe trop court, ou des deux ; il est plus difficile à corriger, mais les lunettes y aident. Chez le tireur hypermétrope, le défaut caractéristique est que l'encoche de la hausse semble se fondre dans le guidon. 
 +- **d. Astigmatisme.** Une image indistincte et floue peut aussi résulter d'un astigmatisme. Un œil dont les surfaces réfringentes de la cornée et du cristallin n'ont pas une forme parfaitement sphérique est dit astigmate : des rayons parallèles n'y produisent pas une image précisément focalisée sur la rétine. La réfraction des rayons en divers points du globe se fait sous des angles différents ; l'œil ne possède donc pas un foyer unique, mais plusieurs foyers situés à des distances différentes de la rétine — d'où une image indistincte et inégale (figure 5). Certains phénomènes étranges fréquemment observés au tir de précision (par exemple, deux tireurs tirant avec le même pistolet, au réglage de visée identique, dont les centres d'impact diffèrent fortement) sont, selon toute probabilité, liés à l'astigmatisme.
  
-**bŒil myope.** L'œil est myope lorsque ces rayons se focalisent en avant de la rétine (figure 4b: l'image qui l'atteint est alors floue. La myopie provient d'un globe oculaire trop long (d'avant en arrière), d'une réfringence trop forte, ou des deux. Elle se corrige facilement avec des lunettes : de nombreux tireurs au pistolet sont myopes et, une fois correctement corrigés, obtiennent des résultats du plus haut niveau.+{{:technique:astigmatisme.svg?680|Figure 5 : astigmatisme (conoïde de Sturm). La cornée torique a deux puissances selon le méridien : au lieu d'un point, les rayons forment deux focales perpendiculaires — tangentielle (T, en avant) et sagittale (S, en arrière) — séparées par le cercle de moindre diffusion. L'image est nette dans une direction et floue dans la perpendiculaire.}}
  
-**c. Œil hypermétrope.** L'œil est hypermétrope lorsque les rayons se focaliseraient en arrière de la rétine (figure 4c) : ils n'ont pas fini de converger quand ils l'atteignent, et l'image y est floue. Ce défaut résulte d'une réfringence trop faible, d'un globe trop courtou des deux ; il est plus difficile à corrigermais les lunettes y aident. Chez le tireur hypermétrope, le défaut caractéristique est que l'encoche de la hausse semble se fondre dans le guidon.+On peut facilement vérifier la présence ou l'absence d'astigmatisme à l'aide d'un diagramme circulaire (figure 6) : il faut regarder d'un seul œildepuis la distance de meilleure vision (environ 10 pieds), un disque sur lequel sont dessinés des cercles concentriques. Si la personne est astigmate, seules certaines zones du disque apparaîtront nettes, les autres paraissant floues.
  
-dUne image indistincte et floue des objets sur la rétine peut également résulter d'un astigmatisme de l'œil(1) Un œil dans lequel les surfaces réfringentes de la cornée et du cristallin n'ont pas de la forme parfaitement sphérique est dite astigmatique. Lorsqu'un œil est astigmate, des rayons parallèles entrant l'œil ne peut pas produire une image précisément focalisée sur la rétine. La réfraction des rayons lumineux en divers points du globe oculaire, ils se produisent sous différents angles. En conséquence, l’œil ne possède pas de un foyer principal unique, mais plusieurs foyers situés à différentes distances de la rétine ; c'est pourquoi l'image est indistincte et inégale (Figure 5). Il faut dire que certains phénomènes étranges fréquemment observés dans les conditions pratiques du tir de précision (par exemple, lorsque deux tireurs tirent avec le même pistolet, avec un réglage de visée identique, et que le les centres d'impact diffèrent fortement les uns des autressont, selon toute probabilité, liés à astigmatisme de l'oeil.+{{:technique:astig_test.svg?640|Figure 6 : test de l'astigmatismeMire de cercles concentriques à fixer d'un seul œil l'astigmate voit les traits plus nets/foncés dans une direction et plus pâles/flous dans la perpendiculaire (vignette : exemple de flou horizontal).}}
  
-{{:technique:figure_a2-5.png?500|Figure 5 : Schéma montrant la réfraction des rayons dans un œil astigmatique.}}+**4Correction des défauts.** Si des défauts de vision, même légers, sont découverts, il est nécessaire de porter des lunettes correctrices lors du tir, car l'accommodation excessive résultant de la visée fatiguerait considérablement la vision et pourrait réduire encore sa précision. Il faut aussi garder à l'esprit que des lunettes de tir choisies de manière ordinaire, en cabinet d'optométrie, ne donnent pas toujours entière satisfaction au tireur. Il est très souhaitable, lors du choix des verres, de les vérifier immédiatement sur le champ de tir, pour s'assurer que l'on voit bien l'alignement des organes de visée situés à la distance d'une longueur de bras. Ce contrôle porte moins sur la dioptrie du verre que sur la qualité de son polissage, car tous les défauts s'y révèlent rapidement. Lorsqu'on porte des lunettes de tir (y compris à verres filtrants), il faut s'assurer que la ligne de visée est perpendiculaire à la surface du verre et passe par son centre, car la partie centrale du verre est généralement bien mieux polie et présente donc moins de distorsion. Maintenir les verres perpendiculaires à la ligne de visée ne nécessite aucun changement par rapport à la position de tête habituelle en position de tir.
  
-(2) On peut facilement être convaincu de l'existence ou de l'absence d'astigmatisme en utilisant un diagramme circulaire (Figure 6). Pour cela, il faut regarder d'un seul œil depuis le distance de meilleure vision (environ 10 pieds) sur un disque sur lequel des cercles concentriques sont dessiné. Si la personne est astigmate, seules certaines zones du disque seront clairement visibles et les zones restantes sembleront floues.+## Vision monoculaire et binoculaire
  
-{{:technique:figure_a2-6.png?500|Figure 6 : Tableau pour découvrir l'astigmatisme.}}+Il est nécessaire de s'attarder sur une autre particularité de nos yeux, d'une importance capitale pour la visée : l'existence de la vision monoculaire et binoculaire.
  
-4Correction des défauts : Si des défauts de vision, même insignifiants, sont découverts, il est nécessaire de porter lunettes correctrices lors du tir, car l'accommodation excessive de l'œil résultant de viser fatiguera considérablement la vision, ce qui peut conduire à une diminution encore plus importante de sa précisionIl faut Il faut également garder à l'esprit que lorsque les lunettes pour le tir sont choisies par la méthode ordinaire, c'est-à-dire de manière cabinet d'optométriste, le choix n'est pas totalement satisfaisant pour le tireur. Il est très souhaitable quand sélectionner les lentilles pour les vérifier immédiatement sur le champ de tir, pour s'assurer que l'on peut voir+**1.** La vision avec un œil est dite monoculairela vision avec deux yeuxbinoculaire. Avoir deux yeux ne signifie pas toujours posséder une vision binoculaire : il arrive que l'œil ayant la plus mauvaise vision ne soit pas inclus dans l'acte de vision, la personne n'utilisant en réalité que le meilleurLa domination d'un œil sur l'autre se produit aussi lorsque les deux yeux ont une vision identique. L'œil que la personne préfère utiliser s'appelle l'œil dominant (ou directeur). Il existe une méthode très simple pour déterminer lequel des yeux est le plus fort.
  
-ainsi l'alignement des organes de visée situé à une distance de longueur de bras de l'œil. Cette sélection est liée pas tant avec la détermination de la dioptrie de la lentille qu'avec la détermination de la qualité de leur broyagecar tous les défauts se feront rapidement remarquer lors d'un tel contrôle. Lorsque vous portez des lunettes de tir (y compris celles avec verres filtrants), il est nécessaire de s'assurer que la ligne de visée est perpendiculaire à la surface de la lentille et passe par son centre, puisque le centre Une partie de la lentille est généralement considérablement mieux meulée et présente donc moins de distorsion de la vision. Maintenir les lentilles perpendiculairement à la ligne de visée ne nécessite aucun changement du niveau ordinaire placement de la tête lors de la prise de position de tir.+**2.** Plusieurs gestes simples permettent de repérer l'œil directeur ; le principe est toujours le même : fixer un objet lointain à travers une petite ouverture, les deux yeux ouverts, puis fermer alternativement chaque œil (figure 7).
  
-## Vision monoculaire et binoculaire+- **Anneau des mains, ou trou dans une feuille.** Bras tendus, formez un petit anneau avec les doigts et le pouce — ou, plus reproductible, percez un trou d'environ 1 cm au centre d'une feuille et tenez-la à bout de bras. Centrez un objet lointain dans l'ouverture, puis fermez un œil, puis l'autre : l'objet reste dans l'ouverture pour l'œil directeur et en sort pour l'autre. 
 +- **Variante « rapprochée ».** Sans rien fermer, ramenez lentement l'ouverture vers le visage en gardant l'objet centré : elle vient d'elle-même se placer devant l'œil directeur. 
 +- **Avec le doigt.** Bras tendu, pointez l'index sur un objet lointain, les deux yeux ouverts ; en fermant un œil puis l'autre, le doigt reste aligné sur l'objet pour l'œil directeur.
  
-Il est nécessaire de s'attarder sur une autre particularité de nos yeuxqui revêt une importance capitale pour la visée : l'existence de la vision monoculaire et binoculaire.+Chez la plupart des gens (environ deux sur trois), l'œil directeur est le droit.
  
-1. La vision avec un œil est appelée monoculaire et la vision avec deux yeux est appelée binoculaire. Le fait qu'une personne avoir deux yeux ne signifie pas toujours qu'il a aussi une vision binoculaire. Il y a des cas où l'œil qui a la vision la plus mauvaise n'est pas inclus dans l'acte de vision et la personne n'utilise en réalité qu'un seul œille meilleurLa domination d'un œil sur l'autre également se produit, même lorsque les deux yeux possèdent une vision identique. L'œil que la personne préfère utiliser s’appelle lœil dominant ou directeur. Il existe une méthode très simple par laquelle on peut déterminer lequel des yeux est le plus fort.+**3.** Le travail prolongé d'un seul œil (par exemple chez les assistants de laboratoire ou les microscopistes) contribue à le rendre dominantCela vaut aussi pour les tireurs qui visent d'un seul œil l'œil droit est, dans l'écrasante majorité des cas, leur œil dominant.
  
-2Afin de déterminer quel est l'œil dominant, le tireur doit tendre légèrement la main en faisant un l'anneau des doigts et du pouce et regardez à travers celui-ci de manière à ce qu'un petit objet puisse être vu par les deux yeux (Figure 7). Puisen fermant alternativement un œil puis l'autreil faut pour voir si l'objet reste dans l'anneau ou s'il le quitte. L'œil dominant est celui avec lequel le tireur voit l'objet comme non décalé, restant dans le ring. Chez la plupart des gens, l'œil dominant est le bon.+{{:technique:oeil_dominant.svg?640|Figure 7 : déterminer l'œil directeur. À travers une petite ouverture (anneau des mains ou trou dans une feuille), bras tendus, l'objet reste centré pour l'œil directeur et se décale lorsqu'on ne garde que l'autre œil.}}
  
-3. Le travail prolongé d'un œil (par exemple, par les assistants de laboratoire, les microscopistescontribue à le fait que l’œil utilisé devient dominant. Cela vaut bien sûr aussi pour les tireurs qui, lorsque vous visezutilisez un œilL’œil droit est, dans l’écrasante majorité des cas, leur œil dominant. un.+<WRAP round info> 
 +**À noter pour le tir** — l'œil directeur n'est pas forcément du même côté que la main forte : c'est la //dominance croisée//. Elle gêne surtout au fusil et à la carabine (l'arme est épaulée d'un côtéà l'arme de poingelle se gère plus facilementUn tireur concerné peut viser de son œil directeur (au besoin en changeant d'épaule) ou neutraliser temporairement cet œil — cache opaque, ruban dépoli sur le verre — plutôt que de plisser les yeux. 
 +</WRAP>
  
-{{:technique:figure_a2-7.png?500|Figure 7 : Déterminer quel œil est dominant.}}+**4.** Autrefois, on demandait généralement au tireur de fermer l'œil gauche en plissant les paupières et de pointer le pistolet sur la cible avec son œil droit. Dans l'instruction moderne, il n'est plus nécessaire de continuer ce procédé de fermeture de l'œil, car il présente des défauts majeurs, attestés par de nombreuses recherches médicales.
  
-4Dans le passéon demandait généralement au tireur de plisser les yeux gauche et de pointer le pistolet vers le cibler avec son œil droitLors des instructions ultérieures, il n'est plus nécessaire de continuer cette dispositif de fermeture de l'œil, car il présente des défauts majeursattestés par de nombreux exemple de recherche médicale.+- **a.** Le premier inconvénient est la tension provoquée par le plissementdifficile à supporter pour la plupart des gens. Autre aspect indésirable : le plissement d'un œil s'accompagne presque toujours d'une tension et d'une pression de la paupière fermée sur le globe oculaire ; or cette pression affecte la réfraction du cristallin et nuit donc à l'acuité de l'œil ouvertUn troisième facteur défavorable à la précision est la dilatation sympathique involontaire de la pupille de l'œil ouvert, en réponse à la fermeture ou au plissement de l'autre œil. Ainsipour exclure le second œil du travailmieux vaut ne pas plisser les paupières, mais supprimer les impressions visuelles de l'œil gauche ouvert au moyen d'un disque opaque, qui laissera une intensité lumineuse égale parvenir à l'œil. 
 +- **b.** Avec la visée binoculaire, c'est-à-dire les deux yeux ouverts, la ligne de visée est toujours obtenue avec un seul œil.
  
-unLe premier inconvénient est la tension provoquée par le plissement des yeux et qui est difficile pour la plupart. les gens à endurer. Un autre aspect indésirable est le fait que le plissement d'un œil est presque toujours accompagné de la tension et de la pression de la paupière fermée sur le globe oculaire. Cette pression de la paupière sur le globe oculaire affecte la réfraction du cristallin et a donc un effet néfaste influence sur l'acuité de la vision de l'œil ouvert. Le troisième facteur ayant un effet négatif la précision du tir est la dilatation sympathique involontaire de la pupille de l'œil ouvert dans réponse à la fermeture ou au plissement des yeux de lautre œil. Ainsien excluant le deuxième œil de travail, il est préférable de ne pas plisser les yeux mais de supprimer les impressions visuelles de l'œil gauche ouvert avec un disque opaque qui permettra à une intensité lumineuse égale d’affecter l’œil.+**5.** La visée binoculaire présente plusieurs avantages majeurs : le tireur n'a pas à fournir l'effort supplémentaire du plissement — ce qui est très important lors de tirs prolongés — et l'acuité de la vision binoculaire est généralement meilleure que celle de la vision monoculaire. La perception visuelle d'un œil intensifie le stimulus total envoyé au système nerveux central par la perception de l'autre œil ; dans une telle visée, les stimuli envoyés par les deux yeux sont plus naturels que ceux envoyés par un seul.
  
-**b.** Avec la visée binoculairec'est-à-dire avec les deux yeux ouverts, la ligne de visée est toujours obtenue avec un seul œil.+**6.** Tous les mouvements du globe oculaire, ainsi que le maintien de sa position fixe lorsque le regard est fixé sur un objet, sont assurés par trois paires de muscles oculaires. Pendant que les yeux travaillent — y compris lors de la visée — ces muscles sont animés d'une vibration ou d'un frémissement léger et imperceptible. Par exemplelorsqu'un tireur vise en tournant la tête vers le bas et vers la droite, le globe oculaire tourne respectivement vers le haut et vers l'intérieur ; il est alors maintenu dans la position la moins souhaitable, qui exige le travail combiné et intensifié des trois groupes musculaires (figure 8). Quand les muscles oculaires se fatiguentle tremblement involontaire du globe augmente nettement, ce qui diminue la précision de la visée. Le tireur doit donc accorder une grande attention à la position de sa tête lors du tir : il doit choisir la position dans laquelle la tête est la plus naturelle, avec le moins d'inclinaison, afin de ne pas regarder la cible sous ses sourcils ou de côté — ce qui entraînerait une fatigue rapide des muscles oculaires et, par conséquent, une baisse de la précision.
  
-5La visée binoculaire présente un certain nombre d'avantages majeurs le tireur n'a pas besoin de dépenser effort supplémentaire impliqué en plissant les yeux, et cela est très important lorsqu'il est engagé dans tirs prolongés. L'acuité de la vision binoculaire est généralement meilleure que celle du monoculaire. Le visuel la perception d'un œil intensifie le stimulus total envoyé au système nerveux central par le visuel perception de l'autre œil. Dans une telle visée, les stimuli envoyés par deux yeux sont plus naturels que ceux envoyés par les deux yeux. envoyé par un seul. +{{:technique:muscles_oeil.svg?620|Figure 8 muscles de l'œil droit (vue de face)Les quatre droits (DSDIDMDL) et les deux obliques (OSOIorientent le globe ; les flèches vertes donnent le sens d'action de chaque muscle.}}
- +
-6. Tous les mouvements du globe oculaire, ainsi que le maintien de sa position fixe aux moments où le le regard est fixé sur un objet, sont effectués par le travail de trois paires de muscles oculairesPendant le moment où les yeux sont au travaily compris les moments où l'œil viseces muscles sont dans un état état d’indiscernablelégère vibration ou frémissement. Par exemple, lorsque vous visez un pistolet et que le tireur tourne la tête vers le bas et vers la droitele globe oculaire tourne respectivement vers le haut et vers l'intérieur, il est maintenu en la position la moins souhaitable; une démarche qui nécessite le travail combiné et intensifié des trois groupes de musculaires (Figure 8). Lorsque les muscles oculaires deviennent fatigués, le tremblement involontaire des yeux Le globe oculaire augmente considérablement, ce qui diminue la précision de la visée. Le tireur doit donc accorder une grande attention à la position de sa tête lors du tir. Il doit choisir cette position de tir dans +
- +
-laquelle la position de la tête est la plus naturelle, avec le moins d'inclinaison, afin que le tireur ne ne regardez pas la cible sous ses sourcils ou de côté. Il en résulte une fatigue oculaire rapide muscles et, par conséquent, la diminution de la précision de la visée. +
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-{{:technique:figure_a2-8.png?500|Figure 8 : Muscles de l’œil droit ; les flèches indiquent le sens de rotation du globe oculaire sous l’action de chaque muscle.}}+
  
 ## Acuité visuelle (netteté de la vision) ## Acuité visuelle (netteté de la vision)
  
-Le tireur s'intéresse principalement au degré de sensibilité différenciatrice de l'œil et à sa résultante. l'acuité de la vision, ainsi que le degré de précision de visée que l'œil peut garantir.+Le tireur s'intéresse principalement au degré de sensibilité différenciatrice de l'œil et à l'acuité visuelle qui en résulte, ainsi qu'au degré de précision de visée que l'œil peut garantir.
  
-1. Fondamentalement, la netteté de la vision dépend des propriétés physiques de lanatomie de lœil. Le La condition physique de l'œil détermine principalement la plus ou moins grande précision de l'image de l'œil. objet sur la rétine. Ces conditions anatomiques et physiologiques déterminent notre capacité à voir l'objet. La netteté de l'image sur la rétine est l'impression reçue par le cerveau.+**1.** Fondamentalement, la netteté de la vision dépend des propriétés physiques de l'anatomie de l'œil. L'état physique de l'œil détermine principalement la précision, plus ou moins grandede l'image d'un objet sur la rétine. Ces conditions anatomiques et physiologiques déterminent notre capacité à voir l'objet ; la netteté de l'image sur la rétine est l'impression reçue par le cerveau.
  
-2. La netteté de la vision est généralement déterminée par l'espace minimum que nous pouvons voir entre deux objets. Pour que cet espace soit visible, il faut qu'au moins un élément rétinien se trouve entre les images de ces deux points à stimuler. Ainsi, la netteté normale de la vision est généralement considéré comme celui à partir duquel l'œil peut distinguer deux points visibles à un moment donné. angle d'une minute.+**2.** La netteté de la vision est généralement définie par l'espace minimum que nous pouvons distinguer entre deux objets. Pour que cet espace soit visible, il faut qu'au moins un élément rétinien se trouveentre les images de ces deux points, pour être stimulé. Ainsi, la netteté normale de la vision est généralement considérée comme celle à partir de laquelle l'œil distingue deux points vus sous un angle d'une minute.
  
-3. Cependant, les dimensions anatomiques des éléments rétiniens (les bâtonnets et les cônes) ne déterminer la limite de l'acuité visuelle. Par conséquent, l’acuité visuelle dun œil normal peut être considérablement supérieur à la norme médicale. Des travaux de recherche ont montré que le visuel moyen l'acuité de l'œil humain normal, à cent mètres sous un éclairage normal, peut distinguer distance entre objets séparés les uns des autres dans la limite de 40 minutes angulaires. Ceci signifie que l'œil normal peut distinguer suffisamment clairement, par exemple, un espace de 0,1 pouce entre le côté des hauts avant et la surface intérieure verticale de l'encoche du viseur arrière sur le viseur pistolet à un distance d'un mètre (la distance approximative de la bouche et du guidon). Mais l'oeil d'un Un tireur expérimenté peut distinguer un espace considérablement plus petit entre deux objets. Un certain nombre de des expériences réalisées par des spécialistes attestent de la plus grande précision du tranchant d'un tireur entraîné de vision. Par exemple, l'espace vertical entre la hausse et la hausse sur un fond blanc peut être discerné jusqu'à la largeur infime de 0,01 pouce.+**3.** Cependant, les dimensions anatomiques des éléments rétiniens (bâtonnets et cônes) ne déterminent pas à elles seules la limite de l'acuité visuelle ; celle d'un œil normal peut être considérablement supérieure à la norme médicale. Des travaux de recherche ont montré que l'acuité visuelle moyenne d'un œil humain normal, à cent mètres sous un éclairage normal, peut distinguer des objets séparés dans la limite de 40 minutes angulaires. Cela signifie que l'œil normal peut distinguer assez nettement, par exemple, un espace de 0,1 pouce entre le côté du guidon et la surface intérieure verticale de l'encoche de la hausse, sur un viseur de pistoletà une distance d'un mètre (la distance approximative entre l'œil et le guidon). Mais l'œil d'un tireur expérimenté peut distinguer un espace bien plus petit : un certain nombre d'expériences attestent la plus grande finesse de vision d'un tireur entraîné — par exemple, l'espace vertical entre le guidon et la haussesur un fond blancpeut être discerné jusqu'à la largeur infime de 0,01 pouce.
  
-4. De nombreuses expériences confirment que la netteté de la vision peut être considérablement augmentée grâce à exercices. Cette augmentation de l'acuité de la vision est obtenue par la recherche de nouveaux signes, de nouveaux critères de reconnaissance de la forme des objets. Un tel signe pour les tireurs est sans aucun doute leur haute développé le sens de la symétrie et la mémoire visuelle.+**4.** De nombreuses expériences confirment que la netteté de la vision peut être considérablement augmentée par l'exercice. Cette amélioration s'obtient par la recherche de nouveaux indices, de nouveaux critères de reconnaissance de la forme des objets. Un tel indice est, pour les tireursleur sens très développé de la symétrie et leur mémoire visuelle.
  
-5. Mémoire visuelle : Par conséquent, afin d’obtenir la symétrie, une mémoire visuelle de lalignement correct de la vue, avec sa relation symétrique entre les organes de visée (guidon et hausse), principalement, la quantité égale d'espace entre chaque côté des organes de visée (guidon et hausse) et la planéité de leur surface horizontale doit être ancré dans lesprit et jamais violé. Aucun coup ne doit être tiré avec moins que la perfectionTout cela facteurs, ainsi qu'une acuité de vision existante, permettront une visée précise et cohérente et la précision du tir.+**5. Mémoire visuelle.** Pour obtenir la symétrie, une mémoire visuelle de l'alignement correct de la visée — avec la relation symétrique entre les organes de visée (guidon et hausse), à savoir une quantité d'espace égale de chaque côté et la planéité de leur surface horizontale — doit être ancrée dans l'esprit et jamais violée. Aucun coup ne doit être tiré sans une image parfaiteTous ces facteurs, joints à une acuité visuelle existante, permettront une visée précise et cohérenteet donc la précision du tir.
  
-6. Déclenchement du tir : Le déclenchement précis d'un tir dépend du rappel exact de l'image mentale de l'alignement des organes de visée au moment du tir. Comme démontréla présence d'une erreur de 1/100ème de pouce l'alignement en vue entraînera une erreur d'environ 3 pouces par rapport au centre de la cible à 50 mètres. Aigu la conscience du moindre degré d'erreur d'alignement est une exigence absolue pour un tir précis appels à partir d’une mémoire visuelle claire. L'écrasante majorité des tireurs essaient de voir le guidon nettement, et ainsi accepter le flou de la cible. Au fil du temps et régulièrement Dans la pratique, l'œil développe la capacité d'obtenir la relation spatiale identique entre le guidon et la hausse et avec une fréquence croissante peut positionner les vues uniformément au centre du zone de visée floue et floue. Finalement, le tireur développe ses pouvoirs visuels à un point tel que l'œil effectuer l'acte de viser automatiquement et il peut donner son coup de feu sans erreur.+**6. Déclenchement du tir.** Le déclenchement précis d'un tir dépend du rappel exact de l'image mentale de l'alignement des organes de visée au moment du tir. Comme on l'a montréune erreur d'alignement de 1/100ᵉ de pouce entraîne une erreur d'environ 3 pouces par rapport au centre de la cible à 50 mètres. La conscience aiguë du moindre degré d'erreur d'alignement est une exigence absolue d'un tir précis, et fait appel à une mémoire visuelle claire. L'écrasante majorité des tireurs cherchent à voir le guidon nettement, acceptant ainsi le flou de la cible. Avec le temps et une pratique régulière, l'œil développe la capacité d'obtenir la même relation spatiale entre le guidon et la hausseet peut, de plus en plus souvent, positionner la visée uniformément au centre de la zone de visée floue. Finalement, le tireur développe ses facultés visuelles au point que l'œil accomplit l'acte de viser automatiquement et qu'il peut lâcher son coup sans erreur.
  
-7. Changement des degrés de précision : lorsque l'œil effectue un travail intensifié, non seulement l'appareil moteur de l'œil, mais aussi son appareil photosensible a une efficacité réduite. Quand le regard est fixé fixement sur un objet, l'œil possède sa plus grande acuité de vision pendant les premiers instants. secondes, après quoi la netteté de l'image sur la rétine, c'est-à-dire sa vision claire, augmente progressivement diminuePar conséquent, le tireur ne doit pas se laisser captiver par une visée trop prolongéecar, après 12 à 16 secondes, son œil cesse de remarquer certaines imprécisions dans la visée. Par en s'appuyant sur la fausse hypothèse selon laquelle le guidon et la hausse sont en relation correcte l'un avec l'autre un autre, le tireur commet de graves erreurs sans s'en apercevoir et ne sait donc pas pourquoi il ont été commis.+**7. Changement du degré de précision.** Lorsque l'œil effectue un travail intense, non seulement son appareil moteur, mais aussi son appareil photosensible voient leur efficacité réduite. Quand le regard est fixé sur un objet, l'œil possède sa plus grande acuité pendant les premières secondes, après quoi la netteté de l'image sur la rétine diminue progressivement. Le tireur ne doit donc pas se laisser captiver par une visée trop prolongée car, après 12 à 16 secondes, son œil cesse de remarquer certaines imprécisions de visée s'appuyant sur l'hypothèse erronée que le guidon et la hausse sont correctement en relation l'un avec l'autre, le tireur commet de graves erreurs sans s'en apercevoiret ne sait donc pas pourquoi elles ont été commises.
  
-un. Si l'on calcule le temps entre le moment où l'attention visuelle se concentre sur obtenir l'alignement précis des organes de visée (guidon et hausse) et le moment où le tireur prend la décision d'appuyer positivement sur la gâchette, le processus de visée ne doit pas dépasser 6-8 secondes. +- **a.** Si l'on calcule le temps entre le moment où l'attention visuelle se concentre sur l'obtention de l'alignement précis des organes de visée (guidon et hausse) et le moment où le tireur décide d'appuyer positivement sur la gâchette, le processus de visée ne doit pas dépasser 6 à 8 secondes. 
- +- **b.** En visant, certains tireurs parcourent du regard le guidon, puis l'encoche de la hausse, puis le troisième objet, la cible, en répétant rapidement ce trajet jusqu'à ce que ces trois points soient alignésCette méthode provoque une fatigue rapide de l'appareil musculaire de l'œil et ne fournit pas d'objet fixe constant pour la formation d'une mémoire visuelleElle rend par exemple très difficile le tir rapide (//rapid fire//), très limité dans le temps : le tireur n'a tout simplement pas le temps de regarder d'avant en arrière entre des objets situés à des distances variables ; les coups peuvent partir alors qu'il est concentré sur n'importe lequel des trois objets, et des tirs constamment précis sont alors impossibles. Par conséquent, en visant, le tireur doit s'efforcer de voir nettement et distinctement le seul guidon.
-b. Lorsqu'ils visent, certains tireurs parcourent leur regard du guidon vers l'encoche de la hausse, puis vers le troisième objet, la cible, en faisant cela rapidement plusieurs fois, jusqu'à ce que ces trois points soient tous localisés sur la même ligneIl faut dire que sa méthode de visée provoque une fatigue rapide des muscles. appareil de l'oeil et ne parvient pas à fournir un objectif constant pour la formation d'un visuel mémoire. Avec cette méthode de visée, il est très difficile pour le tireur, par exemple, d'effectuer tir rapide (rapid fire), très limité dans le temps. Il n'a tout simplement pas le temps de regarder d'avant en arrière entre des objets situés à des distances variables. Les coups de feu peuvent être tirés lorsqu'il est concentré sur n'importe quel des trois objets. Des tirs toujours précis sont impossibles. Par conséquent, lors de la visée, le Le tireur doit s'efforcer de voir uniquement le guidon de manière nette et distincte.+
  
 ## Sources & références ## Sources & références
  
-* **U.S. Army Marksmanship Unit**, //Pistol Marksmanship Training Guide// (annexe « Optical Properties of the Human Eye ») — voir [[/techniques/pistolet/|le guide d'entraînement au tir au pistolet]] traduit sur Tireur.org. +* **U.S. Army Marksmanship Unit**, *Pistol Marksmanship Training Guide(annexe « Optical Properties of the Human Eye »), édition originale en anglais — [[https://www.tireur.org/books/libres/Ar_Marks_Un_Pistol_Train_Guide.pdf|texte intégral (PDF)]]. 
- +* Article [[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92il|« Œil »]], Wikipédia (consulté pour le recoupement de l'anatomie et de la terminologie). 
-* Article [[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92il|« Œil »]], Wikipédia (consulté pour le recoupement de l'anatomie et de la terminologie). +Figure 1 — « [[https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Schematic_diagram_of_the_human_eye_fr.svg|Schematic diagram of the human eye (fr)]] », Rhcastilhos, Lyhana8 & Jmarchn, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
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-Figure 1 — « [[https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Schematic_diagram_of_the_human_eye_fr.svg|Schematic diagram of the human eye (fr)]] », Rhcastilhos, Lyhana8 & Jmarchn, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.+
  
 Pour la section sur la réponse de l'œil à la lumière (contraste, adaptation, irradiation) : Pour la section sur la réponse de l'œil à la lumière (contraste, adaptation, irradiation) :
  
-* G. T. Fechner, //Elemente der Psychophysik//, Leipzig, 1860 — loi de Weber–Fechner (perception du contraste). +* G. T. Fechner, *Elemente der Psychophysik*, Leipzig, 1860 — loi de Weber–Fechner (perception du contraste). 
-* H. von Helmholtz, //Handbuch der physiologischen Optik//, Leipzig, 1867 — phénomène d'irradiation. +* H. von Helmholtz, *Handbuch der physiologischen Optik*, Leipzig, 1867 — phénomène d'irradiation. 
-* K. I. Naka, W. A. H. Rushton, « S-potentials from colour units in the retina of fish », //Journal of Physiology//, vol. 185, 1966 — réponse rétinienne compressive (adaptation). +* K. I. Naka, W. A. H. Rushton, « S-potentials from colour units in the retina of fish », *Journal of Physiology*, vol. 185, 1966 — réponse rétinienne compressive (adaptation). 
-* A. Rose, « The sensitivity performance of the human eye on an absolute scale », //Journal of the Optical Society of America//, vol. 38, 1948 — détectabilité en `√L` (limite quantique).+* A. Rose, « The sensitivity performance of the human eye on an absolute scale », *Journal of the Optical Society of America*, vol. 38, 1948 — détectabilité en `√L` (limite quantique). 
 +* M. E. Chevreul, *De la loi du contraste simultané des couleurs*, Paris, 1839 — contraste simultané (une plage paraît plus claire ou plus foncée selon son voisinage).
  
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