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 En raison de diverses imperfections optiques de l'œil, les images des objets sur la rétine présentent des bords qui ne sont pas complètement nets, voire dans une certaine mesure totalement flous. La netteté de la vision n'est donc pas constante : elle a une valeur variable, qui dépend du degré et des conditions dans lesquels les imperfections optiques de l'œil ont un effet notable. Le tireur doit donc connaître, au moins globalement, les conditions qui influencent la netteté de la vision, et donc le degré de précision de la visée. En tant qu'instrument optique, l'œil présente notamment des phénomènes d'aberration et de diffraction de la lumière. En raison de diverses imperfections optiques de l'œil, les images des objets sur la rétine présentent des bords qui ne sont pas complètement nets, voire dans une certaine mesure totalement flous. La netteté de la vision n'est donc pas constante : elle a une valeur variable, qui dépend du degré et des conditions dans lesquels les imperfections optiques de l'œil ont un effet notable. Le tireur doit donc connaître, au moins globalement, les conditions qui influencent la netteté de la vision, et donc le degré de précision de la visée. En tant qu'instrument optique, l'œil présente notamment des phénomènes d'aberration et de diffraction de la lumière.
  
-**1. Aberration sphérique.** C'est le phénomène par lequel les rayons lumineux tombant sur le cristallin sont réfractés différemment et ne sont pas focalisés en un seul point : les rayons extérieurs extrêmes sont plus fortement réfractés que les rayons centraux (figure 2). De ce fait, un faisceau de rayons parallèles entrant dans l'œil est focalisé sur la rétine non pas comme une image nette, mais comme un cercle de diffusion. La taille de ce cercle de diffusion est directement proportionnelle à celle de l'ouverture pupillaire : la netteté de l'image augmente si l'on élimine les rayons extrêmes, donc à mesure que la pupille se contracte. On peut le démontrer simplement : de petits repères et objets, difficiles à distinguer par temps couvert, deviennent bien plus perceptibles si on les regarde à travers un petit trou jouant le rôle d'une pupille artificielle (effet sténopé).+**1. Aberration sphérique.** C'est le phénomène par lequel les rayons lumineux tombant sur le cristallin sont réfractés différemment et ne sont pas focalisés en un seul point : les rayons extérieurs extrêmes sont plus fortement réfractés que les rayons centraux (figure 2). De ce fait, un faisceau de rayons parallèles entrant dans l'œil est focalisé sur la rétine non pas comme une image nette, mais comme un cercle de diffusion. La taille de ce cercle de diffusion **croît avec** l'ouverture pupillaire (voir la précision au point //c// ci-dessous) : la netteté de l'image augmente si l'on élimine les rayons extrêmes, donc à mesure que la pupille se contracte. On peut le démontrer simplement : de petits repères et objets, difficiles à distinguer par temps couvert, deviennent bien plus perceptibles si on les regarde à travers un petit trou jouant le rôle d'une pupille artificielle (effet sténopé).
  
 {{:technique:aberration.svg?620|Figure 2 : aberration sphérique. Les rayons de bord (marginaux) sont plus déviés que les rayons centraux : les foyers s'étalent (caustique) et l'image forme un cercle de diffusion sur la rétine, au lieu d'un point. Réduire l'ouverture affine l'image.}} {{:technique:aberration.svg?620|Figure 2 : aberration sphérique. Les rayons de bord (marginaux) sont plus déviés que les rayons centraux : les foyers s'étalent (caustique) et l'image forme un cercle de diffusion sur la rétine, au lieu d'un point. Réduire l'ouverture affine l'image.}}
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 * A. Rose, « The sensitivity performance of the human eye on an absolute scale », *Journal of the Optical Society of America*, vol. 38, 1948 — détectabilité en `√L` (limite quantique). * A. Rose, « The sensitivity performance of the human eye on an absolute scale », *Journal of the Optical Society of America*, vol. 38, 1948 — détectabilité en `√L` (limite quantique).
 * M. E. Chevreul, *De la loi du contraste simultané des couleurs*, Paris, 1839 — contraste simultané (une plage paraît plus claire ou plus foncée selon son voisinage). * M. E. Chevreul, *De la loi du contraste simultané des couleurs*, Paris, 1839 — contraste simultané (une plage paraît plus claire ou plus foncée selon son voisinage).
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 +//**Page vérifiée.** Le manuel dont ce dossier est traduit a été rouvert : trois distances avaient été converties de //yards// en mètres, et un chiffre d'acuité qui ne tient pas est désormais signalé. Détail sur la [[verification:technique:visee|fiche de vérification du dossier visée]].//
  
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