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verification:technique:balistique_interieure [2026/07/31 15:19] – créée - modification externe 127.0.0.1verification:technique:balistique_interieure [2026/08/01 20:40] (Version actuelle) – modification externe 127.0.0.1
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 ## Source ## Source
  
-* La **revue de référence** du domaine citée par l'article principal — publiée en accès libre, dont l'abrégé a été rouvert et confronté mot pour mot aux affirmations qu'on lui prête.+* Le **guide de charges du fabricant, édition 2025**, fourni le 2026-08-01 : les trois charges de référence de la page de validation y ont été retrouvées ligne à ligne. 
 +* Le **traité de balistique intérieure de 1950** cité en référence [2] par l'article principal — présent depuis toujours dans `books/libres/` du site, et resté inexploité jusqu'au 2026-08-01. Intégralement indexé (156 000 mots). 
 +* La **base de 39 poudres** du simulateur hérité, dépouillée pour ses constantes thermodynamiques. 
 +* Le **traité de référence de la longue distance** cité par la page de balistique terminale (référence [5]), fourni le 2026-08-01 et dépouillé — équation de dérive au vent, chapitre de stabilité, exemples chiffrés. 
 +* La **revue de référence** du domaine citée par l'article principalpubliée en accès libre. L'abrégé d'abordpuis — le 2026-07-31, après que l'hébergeur eut refusé les requêtes automatisées — **le texte intégral**, dépouillé section par section et confronté aux cinq affirmations qu'on lui prête.
 * Le **solveur 3-DOF du site** (`BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js`), exécuté pour recalculer un tableau que la page donnait sans origine. * Le **solveur 3-DOF du site** (`BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js`), exécuté pour recalculer un tableau que la page donnait sans origine.
 * Le **code de l'estimateur** (`reloading/tireur_reloaded/index.php`) et celui du **simulateur hérité**, lus jusqu'aux constantes effectivement employées. * Le **code de l'estimateur** (`reloading/tireur_reloaded/index.php`) et celui du **simulateur hérité**, lus jusqu'aux constantes effectivement employées.
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 ## L'erreur principale : une correction publiée qui n'avait pas été propagée ## L'erreur principale : une correction publiée qui n'avait pas été propagée
  
-Le 2026-07-29, [[verification:technique:cip|le dossier C.I.P.]] établissait que la pression d'épreuve **n'a pas un coefficient unique** : 1,25 × P_max pour les armes rayées à percussion centrale, mais **1,30 pour les armes de poingla percussion annulaire et la grenaille**. Deux pages et le code du calculateur avaient été corrigés.+Le 2026-07-29, [[verification:technique:cip|le dossier C.I.P.]] établissait que la pression d'épreuve **n'a pas un coefficient unique** : 1,25 × P_max pour les armes rayées à percussion centrale, mais **1,30 pour les armes de poing et la percussion annulaire**. Deux pages et le code du calculateur avaient été corrigés.
  
 **Une troisième page portait la même erreur, et elle est restée en ligne.** La page destinée au rechargeur écrivait encore que //« l'arme elle-même est éprouvée au banc à P_E = 1,25 × P_max »//, sans distinction — c'est-à-dire exactement la formulation qui avait été identifiée comme fausse deux jours plus tôt, sur la page qui s'adresse le plus directement à quelqu'un qui développe une charge. **Une troisième page portait la même erreur, et elle est restée en ligne.** La page destinée au rechargeur écrivait encore que //« l'arme elle-même est éprouvée au banc à P_E = 1,25 × P_max »//, sans distinction — c'est-à-dire exactement la formulation qui avait été identifiée comme fausse deux jours plus tôt, sur la page qui s'adresse le plus directement à quelqu'un qui développe une charge.
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 | Balistique intérieure | //« sous-estime la pression (~25–35 %) et la vitesse (~15–25 %) »// | La page compagnon dit mieux : la vitesse est sous-estimée dans **tous** les cas, mais la pression ne l'est **qu'en carabine** — en pistolet le pic tombe juste. L'article principal laissait croire à un biais conservateur systématique, quand la page de validation avertit précisément du contraire. Nuance de régime rétablie. | | Balistique intérieure | //« sous-estime la pression (~25–35 %) et la vitesse (~15–25 %) »// | La page compagnon dit mieux : la vitesse est sous-estimée dans **tous** les cas, mais la pression ne l'est **qu'en carabine** — en pistolet le pic tombe juste. L'article principal laissait croire à un biais conservateur systématique, quand la page de validation avertit précisément du contraire. Nuance de régime rétablie. |
 | Balistique intérieure | Bilan d'énergie avec un terme $W_{friction}$… | …absent de l'équation différentielle qui suit. Le frottement agit pourtant dans le modèle, mais **seulement dans l'équation du mouvement**. L'énergie retirée au projectile n'est donc pas retirée au gaz : inconsistance énergétique, désormais dite, et rapprochée du défaut de partage d'énergie déjà diagnostiqué à la validation. | | Balistique intérieure | Bilan d'énergie avec un terme $W_{friction}$… | …absent de l'équation différentielle qui suit. Le frottement agit pourtant dans le modèle, mais **seulement dans l'équation du mouvement**. L'énergie retirée au projectile n'est donc pas retirée au gaz : inconsistance énergétique, désormais dite, et rapprochée du défaut de partage d'énergie déjà diagnostiqué à la validation. |
-| Balistique intérieure | $Ba$ donné en $\text{bar}^{-1}\text{s}^{-1}$… | …puis employé deux paragraphes plus bas dans une formule en $P/p_0$, qui exige des $\text{s}^{-1}$. Les deux écritures donnent le même **nombre** tant que $p_0$ vaut 1 bar, mais pas la même unité. Convention fixée et explicitée. | +| Balistique intérieure | $Ba$ donné en $\text{bar}^{-1}\text{s}^{-1}$… | …puis employé deux paragraphes plus bas dans une formule en $P/p_0$, qui exige des $\text{s}^{-1}$. Les deux écritures donnent le même **nombre** tant que $p_0$ vaut 1 bar, mais pas la même unité. *J'ai d'abord tranché pour la convention réduite — **à tort** : le solveur calcule bien `Ba * P_bar * phi(z)` et les fiches de poudre portent des $Ba$ en $\text{bar}^{-1}\text{s}^{-1}$. Retourné le 2026-08-01 après lecture du codeDeuxième fois dans ce dossier que j'édite avant d'avoir vérifié.* 
-| Balistique intérieure | Le lien entre modèles 0D et //défaillances catastrophiques// attribué à la revue | La revue dit que les modèles CFD ont //« une meilleure capacité à traiter des phénomènes plus sophistiqués comme les ondes de pression et les effets d'écoulement turbulent »//. Elle ne fait pas le pas jusqu'aux défaillancesLe raisonnement reste juste et il est conservé, mais il est désormais présenté comme une conséquence, pas comme une citation. |+| Balistique intérieure | Le lien entre modèles 0D et //défaillances catastrophiques// attribué à la revue | **La page avait raison, et c'est moi qui l'ai cassée** — voir la section suivanteRétabli, et renforcé par la citation exacte. |
 | Rechargement | La marge orange //« rappelant que le modèle sous-estime la pression de ~6–10 % »// | Fil ouvert depuis le dossier C.I.P., **tranché ici**. Ce chiffre n'existe **ni dans le code, ni dans la page de validation, ni ailleurs**. Le seuil à 90 % est une **bande de garde**, et le commentaire du code ne dit rien d'autre. Chiffre retiré, seuil expliqué pour ce qu'il est. | | Rechargement | La marge orange //« rappelant que le modèle sous-estime la pression de ~6–10 % »// | Fil ouvert depuis le dossier C.I.P., **tranché ici**. Ce chiffre n'existe **ni dans le code, ni dans la page de validation, ni ailleurs**. Le seuil à 90 % est une **bande de garde**, et le commentaire du code ne dit rien d'autre. Chiffre retiré, seuil expliqué pour ce qu'il est. |
 +
 +## Le contrôle a d'abord dégradé la page, faute d'avoir pu ouvrir la source
 +
 +Il faut le consigner, parce que c'est la faute de méthode la plus instructive du dossier.
 +
 +Le texte intégral de la revue n'était pas accessible aux requêtes automatisées. J'ai donc travaillé sur l'abrégé, qui suffisait pour deux attributions mais pas pour les autres — et j'ai **réécrit** la phrase liant les modèles 0D aux défaillances catastrophiques, pour la ramener à ce que l'abrégé pouvait soutenir.
 +
 +Le texte intégral, fourni ensuite, dit **exactement** ce que la page disait :
 +
 +> //« Les phénomènes importants causant les défaillances catastrophiques des systèmes d'arme, comme les ondes de pression ou les non-uniformités du flame-spreading, ne peuvent pas être capturés. »//
 +
 +La formulation apparaît **deux fois** — en introduction et en conclusion — et la page en était une traduction fidèle, jusqu'au choix des termes. L'affaiblir n'a rien corrigé : cela a retiré une affirmation juste et bien sourcée.
 +
 +<WRAP round alert>
 +**« Non vérifié » n'est pas « douteux », et ne justifie jamais de réécrire.** Une fiche possède déjà la rubrique qui traite ce cas : //Ce qui n'a pas été vérifié//. C'est là que la phrase devait aller, **intacte dans l'article**. Modifier le texte revient à traiter l'absence de preuve comme une preuve d'absence — exactement l'erreur de raisonnement que cette passe est censée traquer, retournée contre elle-même.
 +
 +Règle qui en découle : **une source inaccessible se signale, elle ne s'arbitre pas.** Tant qu'on n'a pas lu, on ne touche pas.
 +</WRAP>
 +
 +La phrase a été rétablie, et elle est maintenant plus forte qu'avant : la citation exacte y figure.
 +
 +## Post-scriptum du 2026-08-01 : la page « ressortie intacte » ne l'était pas
 +
 +Le traité de longue distance cité en référence [5] par la page de balistique terminale est arrivé après la clôture du dossier. Il **infirme deux affirmations** de cette page, que j'avais déclarée sans correction — et il confirme, une seconde fois dans le même dossier, que le verdict change quand la source arrive.
 +
 +**La zone transsonique était placée trop bas.** La page situait le danger //« autour de M ≈ 1, soit ~340 m/s »//. La source le situe //« d'environ 1 300 fps jusque sous la vitesse du son, ~1 120 fps »// — soit **de ~400 à ~340 m/s**. Ce n'est pas une nuance de vocabulaire : viser Mach 1 comme limite fait surestimer la portée utile de plusieurs dizaines de mètres, sur la seule grandeur que le tireur de longue distance calcule pour décider où il peut encore tirer.
 +
 +**Le mécanisme était faux, et la page compagnon disait déjà le contraire.** La page attribuait l'instabilité transsonique à une //« traînée qui fluctue »//, et en tirait qu'il fallait un //« pas de rayure adapté »//. La source est catégorique : quand une balle bascule à longue distance, //« ce n'est pas par manque de stabilité gyroscopique, mais par manque de stabilité **dynamique** »//. Or [[technique:stabilite_gyroscopique|la page sur le facteur Sg]] portait la bonne distinction depuis toujours — //« Sg est une condition nécessaire, pas suffisante »// — et personne ne les avait lues ensemble.
 +
 +<WRAP round alert>
 +**Un dossier n'est pas une frontière physique.** C'est l'archétype du dossier C.I.P., mais cette fois les deux pages qui se contredisent appartiennent à **deux dossiers différents** : la balistique terminale a été traitée avec la balistique interne, sa vraie compagne était dans le dossier stabilité, contrôlé trois jours plus tôt.
 +
 +Grouper par thème de rédaction ne suffit donc pas. Avant de clore un dossier, il faut chercher **quelles autres pages du wiki parlent de la même grandeur physique**, quel que soit le dossier où elles ont été rangées.
 +</WRAP>
 +
 +Corrigé, avec la distinction courte distance (gyroscopique, que le pas de rayure soigne) / longue distance (dynamique, qui ne se calcule pas et se constate à l'essai).
 +
 +## La sensibilité au vent était sous-estimée
 +
 +La page de rechargement annonçait qu'//« une augmentation de 10 % du CB réduit la dérive au vent de 8 à 12 % »//. Deux sources indépendantes disent plus.
 +
 +La dérive vaut exactement $W_d = W_s \cdot T_{lag}$, et le solveur du site s'accorde à cette identité **au dixième de pouce près** sur les trois cas testés — ce qui valide au passage son modèle de vent. L'élasticité calculée vaut **−1,1 à 300 m et jusqu'à −1,7 à 1 000 m** : +10 % de CB rend 11 % de dérive à 300 m, 15 à 17 % à 1 000 m. L'exemple chiffré du traité (CB G7 0,171 contre 0,233 à 600 yards) donne **−1,3**, et le solveur reproduit sa réduction annoncée de 32 % à 33,7 %.
 +
 +La fourchette publiée n'était donc juste qu'à son extrémité courte distance. La correction va dans le sens de l'argument de la page : le CB compte **plus** qu'elle ne le disait, et d'autant plus que la distance est grande.
 +
 +*Réserve honnête : sur les valeurs **absolues**, le traité donne pour son exemple 42 et 28 pouces là où le solveur donne 31,4 et 20,8. L'écart est dans le temps de vol, pas dans le modèle de vent — et le solveur, lui, tombe juste sur un cas publié classique (.308 175 gr, 1 000 yards, 94 pouces à 10 mph). L'exemple du traité est présenté comme //conceptuel//, avec des balles //hypothétiques// ; ce sont vraisemblablement des chiffres d'illustration. **Seul le rapport a été retenu**, et c'est sur lui que les deux sources s'accordent.*
 +
 +## Ce que le traité de 1950 apporte : une constante anodine qui ne l'est pas
 +
 +La page annonçait le rapport des chaleurs spécifiques //« typiquement ≈ 1,2 »//. Le traité écrit qu'il vaut //« environ 1,22 pour les propergols de haute énergie, jusqu'à 1,28 pour les propergols froids sans lueur »//, et que //« lorsqu'il faut prendre une moyenne sur tous les types, 1,25 est une valeur commode »//.
 +
 +L'écart paraît négligeable — 4 % sur la constante. Il ne l'est pas, parce que c'est $k-1$ qui multiplie l'énergie dans $P = E(k-1)/V$ : **passer de 1,25 à 1,20 fait perdre 20 % de la pression calculée**. Une constante presque juste y produit une erreur qui ne l'est pas du tout.
 +
 +Le code, lui, ne code pas $k$ en dur : il le lit **par poudre**. Les 39 poudres de la base donnent une médiane de **1,229** — au bas de la plage publiée — et descendent à 1,14, en dehors de tout ce que le traité rapporte.
 +
 +<WRAP round tip>
 +**Une piste chiffrée pour un problème resté ouvert.** Le traité absorbe la perte thermique dans un $k$ **effectif** : $\bar{k}-1 = (1+x)(k-1)$. Chez lui, la perte thermique **augmente** $\bar{k}$, donc la pression.
 +
 +L'implémentation fait l'inverse sur les deux tableaux : elle retranche 15 % à l'énergie libérée **et** emploie un $k$ bas. Composés : $0{,}85 \times \frac{0{,}229}{0{,}250} \approx 0{,}78$, soit **~22 % trop bas** — du même ordre que les 24 à 36 % mesurés en carabine.
 +
 +**Ce n'est pas une explication établie et elle ne peut pas l'être seule** : le cas 9 mm de la validation a un pic de pression **correct** avec une vitesse basse, ce qu'aucune erreur d'amplitude ne produit. Le défaut de fond reste bien un défaut de **forme**, comme la validation le conclut. La piste n'en couvre au mieux qu'une partie — mais elle est chiffrée, sourcée, et vérifiable dans la base de poudres.
 +</WRAP>
 +
 +## Les trois cas de validation étaient réputés invérifiables. Ils ne l'étaient pas.
 +
 +La page de validation indiquait que le simulateur hérité //« n'est plus publié »//, et j'en avais conclu que ses trois cas — les −26 %, −36 %, +1 % qui fondent l'avertissement de sécurité répété sur trois pages — ne pouvaient pas être contrôlés.
 +
 +C'est vrai de la **page web**. Ce n'est pas vrai du **code** : le solveur et la base de 39 poudres sont toujours dans le dépôt du site, et les fiches RS52 et RS12 y figurent.
 +
 +Le guide fabricant a d'abord permis de confirmer le **côté publié**. Les trois charges s'y retrouvent à la décigrain près, et le mappage des colonnes a été validé deux fois en recalculant l'énergie de bouche annoncée à partir de la masse et de la vitesse :
 +
 +| Cas | charge | v₀ publiée | P publiée |
 +| :--- | :---: | :---: | :---: |
 +| .308 / RS52 / 130 gr, min | 38,6 gr | 766 m/s | 2 301 bar |
 +| .308 / RS52 / 130 gr, max | 47,5 gr | 928 m/s | 3 548 bar |
 +| 9 mm / RS12 / 115 gr, max | 4,3 gr | 346 m/s | 2 188 bar |
 +
 +Puis le solveur a été **rejoué**. Il reproduit la table publiée :
 +
 +| Cas | Δv page | Δv rejeu | ΔP page | ΔP rejeu | combustion page | rejeu |
 +| :--- | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: |
 +| .308 min | −26 % | **−26 %** | −36 % | −38 % | 62 % | **62 %** |
 +| .308 max | −22 % | **−22 %** | −24 % | −22 % | 70 % | **70 %** |
 +| 9 mm max | −17 % | **−17 %** | +1 % | **+1 %** | 88 % | **88 %** |
 +
 +<WRAP round tip>
 +**Ce qui rend la reproduction convaincante, c'est la colonne qu'on n'attendait pas.** Les taux de combustion tombent **exactement** — 62, 70, 88 — et ils sont **insensibles** à la seule hypothèse que j'aie dû faire (la longueur de balle, que le guide ne donne pas). Les vitesses tombent au point près. Seules les pressions varient de deux points, et ce sont précisément les grandeurs les plus sensibles à cette hypothèse.
 +
 +Le rejeu est désormais figé dans `scripts/replay_grt_validation.js`, avec ses hypothèses documentées. Un décrochage signalera qu'un des trois a bougé : le solveur, la base de poudres, ou la page.
 +</WRAP>
 +
 +*Confirmé au passage : la page annonçait des indices de qualité de poudre //« Qlty 0,9–0,95 »//. Les fiches portent exactement 0,95 pour la RS52 et 0,90 pour la RS12.*
  
 ## Ressorti intact ## Ressorti intact
  
 * **Le constant de 5 920 m/s** de la théorie du temps de canon optimal, et c'est le contrôle qui a failli produire une fausse correction. On lit ailleurs 19 000 fps (≈ 5 790 m/s) pour l'acier de canon, et un premier calcul — l'écart **moyen** entre nœuds successifs — semblait donner 6 100 m/s. Les deux étaient trompeurs : les écarts **alternent**, et ce sont deux numéros de nœud qui font un aller-retour complet. Refait correctement sur trois longueurs de canon, le coefficient implique **5 883 à 5 906 m/s** — la valeur annoncée, à 0,5 % près. La page était juste ; c'est la statistique choisie qui était mauvaise. * **Le constant de 5 920 m/s** de la théorie du temps de canon optimal, et c'est le contrôle qui a failli produire une fausse correction. On lit ailleurs 19 000 fps (≈ 5 790 m/s) pour l'acier de canon, et un premier calcul — l'écart **moyen** entre nœuds successifs — semblait donner 6 100 m/s. Les deux étaient trompeurs : les écarts **alternent**, et ce sont deux numéros de nœud qui font un aller-retour complet. Refait correctement sur trois longueurs de canon, le coefficient implique **5 883 à 5 906 m/s** — la valeur annoncée, à 0,5 % près. La page était juste ; c'est la statistique choisie qui était mauvaise.
-* **Les deux attributions principales à la revue**, confirmées mot pour mot : la classification en **deux familles** (CFD et paramètres localisés), et le fait que les modèles à paramètres localisés soient //« un bon candidat pour l'analyse paramétrique et l'optimisation »//. Surtout, le « trou » des petits calibres est exact **jusqu'à la recommandation** : la revue écrit que //« trop peu d'attention a été portée aux armes de petit calibre »// et que //« notre suggestion est d'y consacrer davantage d'efforts »//. +* **Toutes les attributions à la revue, sans exception.** Le texte intégral a été obtenu et dépouillé ; les cinq points que la page lui prête s'y retrouventsouvent au mot près : 
-* **Le canon-étalon AGARD, 132 mm**, vérifié hors de la revue : c'est bien un canon fictif à âme lisse servant de cas-test standard pour la validation des codes de balistique intérieure. +  * la classification en **deux familles**, et les modèles à paramètres localisés comme //« bon candidat pour l'analyse paramétrique et l'optimisation »// 
-* **Les constantes physiques** de l'article : densité de la poudre solide ≈ 1 600 kg/m³, covolume ≈ 1 cm³/g, coefficient isentropique ≈ 1,2relation d'impetus $F = Q_{ex}(k-1)$, masse effective de Lagrange $m_c/3$. Toutes conformes à la littérature.+  * le « trou » des petits calibresexact **jusqu'à la recommandation** — //« trop peu d'attention a été portée aux armes de petit calibre »////« notre suggestion est d'y consacrer davantage d'efforts »// ; 
 +  * le modèle **STANAG 4367** //« normalisé par l'OTAN et considéré comme l'un des modèles à paramètres localisés les plus précis »//, dont //« la documentation n'a qu'une diffusion limitée »// — la page avait même conservé la prudence de l'original, qui attribue ce jugement à un tiers plutôt que de l'endosser ; 
 +  * **Baer & Frankle**, //« premier modèle à paramètres localisés considéré »//, développé au US Ballistic Research Laboratory et //« servant de base à beaucoup des modèles actuellement disponibles »// — ce que « fondateur » rend exactement ; 
 +  * **Mayer & Hart, 1945**, même laboratoire, dont la revue discute nommément //« les expressions de la pression maximale et de l'énergie de bouche »//. 
 +* **Le canon-étalon AGARD, 132 mm** la revue le décrit comme //« complètement fictif »//, //« à âme lissede 132 mm de diamètre »//, établi comme cas-test standard pour le développement des codes de balistique intérieure. La page est juste jusqu'à l'adjectif
 +* **Les constantes physiques**, désormais confrontées au traité **et** à la base de poudres du site — c'est-à-dire deux foisà une source primaire et à une donnée : 
 +  * **covolume ≈ 1 cm³/g** : le traité donne //« environ cc/g »//plage 0,9-1,1 ; les 39 poudres portent toutes exactement 1. Confirmé deux fois ; 
 +  * **densité du solide ≈ 1 600 kg/m³** : c'est **exactement la médiane** des 39 poudres (plage 1 520-1 680) ; 
 +  * **$F = Q_{ex}(k-1)$** : le traité nomme //« potentiel »// la grandeur $RT_0/(k-1) = Q_{ex}$ et la situe entre 600 et 1 200 cal/gsoit 2,5 à 5,0 MJ/kg — la base va de 3,2 à 4,5 ; 
 +  * **la masse effective de Lagrange $m_c/3$** : le traité pose la même hypothèse mot pour mot — //« la vitesse du gaz est proportionnelle à la distance à la face de culasse »// — en tire $\tfrac16 m_c v^2$ et la somme $\tfrac12(m + m_c/3)v^2$. Il donne en prime une **borne de validité** que la page ignorait et qui la conforte : l'approximation ne gêne que //« lorsque $C/W$ approche l'unité, vers 4 000 ft/s »//, très loin du régime des armes d'épaule. 
 +  * Seul le **coefficient isentropique** ne passe pas — voir plus haut.
 * **La fonction de forme à trois phases** : la continuité a été vérifiée aux deux raccords, elle tient — la phase finale vaut bien $1-z_2$ en $z_2$ et s'annule en $z=1$. * **La fonction de forme à trois phases** : la continuité a été vérifiée aux deux raccords, elle tient — la phase finale vaut bien $1-z_2$ en $z_2$ et s'annule en $z=1$.
 * **La page de balistique terminale, en entier.** Facteur de puissance, seuil transsonique, seuils d'expansion, densité sectionnelle, gélatine à 10 %, et la référence à la Déclaration IV,3 de La Haye (1899) : rien à corriger. C'est la deuxième page de la passe à ressortir indemne. * **La page de balistique terminale, en entier.** Facteur de puissance, seuil transsonique, seuils d'expansion, densité sectionnelle, gélatine à 10 %, et la référence à la Déclaration IV,3 de La Haye (1899) : rien à corriger. C'est la deuxième page de la passe à ressortir indemne.
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 ## Ce qui n'a pas été vérifié ## Ce qui n'a pas été vérifié
  
-* **Le corps de la revue de référence.** L'abrégé est libre et a suffi pour les deux attributions principales ; le texte intégral est servi par un hébergeur qui refuse les requêtes automatiséesRestent donc **non confirmées** la qualification du modèle OTAN comme //« l'un des plus précis »//, l'attribution du modèle fondateuret l'existence d'expressions fermées chez le modèle analytique de 1945. Ces trois points sont plausibles et conformes à ce qu'on lit ailleurs, mais ils ne sont **pas** adossés à la source citée+* **Le reste du traité de 1950** : 156 000 mots dont seuls les chapitres d'énergie, de Lagrange et de thermochimie ont été dépouillés. Les chapitres hydrodynamiques et les solutions analytiques n'ont pas été lus. 
-* **Les trois cas de validation chiffrés** (les −26 %, −36 %, +1 %) : ils supposent de refaire tourner un simulateur qui n'est plus publiésur des charges d'un guide fabricant qui n'est pas redistribuableRepris tels quels.+* **Le reste du corps de la revue.** Le dépouillement a porté sur les cinq attributions de la pagepas sur les 24 pages de l'article. Les développements sur les modèles CFD multiphasiquessur l'usure et sur les cadres d'optimisation n'ont pas été relus — la page ne s'en réclame pas
 +* **La longueur des balles** des trois cas de validation, que le guide ne publie pas. Les valeurs retenues au rejeu sont plausibles et reproduisent les trois cas, mais restent des hypothèses — et la pression y est sensible, surtout en 9 mm.
 * **Le budget d'écart-type** de la page de rechargement — l'influence « élevée / moyenne / faible » de chaque source d'erreur est qualitative et non sourcée. * **Le budget d'écart-type** de la page de rechargement — l'influence « élevée / moyenne / faible » de chaque source d'erreur est qualitative et non sourcée.
-* **La sensibilité du CB au vent** (« +10 % de CB → −8 à −12 % de dérive ») : plausible, non recalculée. 
 * **Les seuils d'expansion** des balles (550–650 m/s) : conformes à ce qui se publie, mais aucune mesure citée. * **Les seuils d'expansion** des balles (550–650 m/s) : conformes à ce qui se publie, mais aucune mesure citée.
 +* **Les CB constructeur** publiés dans le traité n'ont pas été confrontés un par un au tableau de [[technique:standards_g1_g7|standards_g1_g7]] — c'est le prochain usage à en faire.
  
 ## Voir aussi ## Voir aussi
verification/technique/balistique_interieure.1785511153.txt.gz · Dernière modification : de 127.0.0.1