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Vérification — Le dossier optique : réticules et PSO-1
Fiche de traçabilité des articles Les réticules de lunette de tir et Le réticule PSO-1 (SVD Dragunov), traités ensemble parce qu'ils décrivent le même réticule et se citent l'un l'autre. Voir la méthode.
Sources
- Le solveur de trajectoire 3-DOF du site (
BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js), exécuté — pas lu — sur la 7,62×54R 7N1, avec analyse de sensibilité. - La géométrie du réticule mesurée dans le SVG publié par le site.
- Documentation publique sur le PSO-1, pour la doctrine d'emploi des chevrons.
- La page compagne Plans focaux FFP/SFP, déjà vérifiée le 2026-07-30.
L'erreur principale : deux pages qui décrivent le même réticule et ne disent pas la même chose
Les deux articles donnaient des distances incompatibles pour les mêmes chevrons :
| article détaillé | page comparative | |
|---|---|---|
| Chevron principal | 1 000 m, tourelle sur 10 | « zéroté à 400 m » |
| Chevrons inférieurs | 1 100 / 1 200 / 1 300 m | « environ 600, 800 et 1 000 m » |
Aucune relecture page par page ne pouvait le voir : chaque version est cohérente avec elle-même. C'est la lecture conjointe qui la révèle, et c'est la raison d'être du traitement par dossier.
La documentation tranche en faveur de l'article détaillé : la tourelle se règle sur 10, et les trois chevrons prolongent alors la portée à 1 100, 1 200 et 1 300 m. La page comparative est corrigée. Au passage, le chevron principal n'a pas de distance propre — c'est le point de visée qu'on emploie avec la tourelle graduée de 1 à 10 ; lui attribuer « 400 m » revient à confondre le réticule et le réglage.
La seconde erreur : des milliradians présentés comme une chute de balle
L'article détaillé plaçait les valeurs 1, 2, 3 mrad dans une colonne intitulée Chute (holdover), en regard de 1 100, 1 200 et 1 300 m. Cela revient à affirmer qu'un milliradian de report fait passer de 1 000 à 1 100 m.
Le solveur du site dit autre chose. Pour la 7N1 partant à 830 m/s, zéro à 1 000 m, le report vaut ≈ 3 mrad aux 100 premiers mètres au-delà de 1 000 m, puis ≈ 7 mrad à 1 200 m. À ces distances la balle est largement subsonique et sa trajectoire s'effondre.
Le calcul a été repris en faisant varier les hypothèses — vitesse initiale de 830 à 900 m/s, coefficient balistique de G7 0,205 à 0,30, modèle G1 comme G7. Le report ne descend jamais à 1 mrad ; la valeur la plus basse obtenue, 1,3 mrad, exige une combinaison que l'arme ne produit pas. La conclusion ne dépend donc pas du jeu d'hypothèses retenu.
Ce que valent réellement ces 1, 2, 3 mrad : la position des chevrons dans le dessin du réticule, ce que la mesure du SVG confirme exactement. La colonne a été renommée en conséquence, et un encadré explique que les chevrons sont des points de visée grossiers, non un compensateur exact.
Détail qui mérite d'être noté : l'explication était déjà dans la page, deux sections plus bas — « la rapidité prime sur la précision chirurgicale ». C'est l'archétype le plus fréquent de cette passe, et il s'est encore vérifié.
La troisième : une inférence qui ne suit pas
Les deux pages affirmaient que le PSO-1 est FFP « du fait de son grossissement fixe ».
L'inférence ne tient pas. Ce qui sépare premier et second plan focal, c'est le comportement des graduations quand on change de zoom. À grossissement fixe, la question ne se pose pas : les subtensions sont constantes par construction. La distinction est sans objet, ce qui n'est pas la même chose qu'être FFP.
La page comparative fournit elle-même la preuve que l'auteur connaissait la vraie distinction : sa ligne sur le mil-dot précise que les mesures ne sont exactes qu'au grossissement de référence en SFP. La formulation fautive n'est donc pas une ignorance, c'est un raccourci.
Ressorti intact — et notamment la figure
- Le télémètre stadiamétrique du SVG est mathématiquement exact. Mesuré dans la source : 8 unités = 1 mrad (confirmé par les graduations et les « 10 » aux deux extrémités). Les cinq points cotés de la courbe donnent 1,70 / 2,125 / 2,833 / 4,25 / 8,50 mrad, soit exactement 1,70 m ÷ {1 000, 800, 600, 400, 200 m}. La courbe est une hyperbole correcte, pas une approximation dessinée à vue.
- Le télémètre est bien dans le quadrant inférieur gauche, comme l'écrit le texte.
- L'échelle horizontale : ±10 mrad, graduations au mil, traits longs tous les 5.
- Toutes les valeurs recalculées : champ de 6° = 104,7 mrad (page : ~105), 8,5 mrad à 200 m, 1,7 mrad à 1 000 m, l'exemple 2,5 m / 5 mils = 500 m, et la 7N1 à 9,8 g = 151,2 gr (page : 152).
- Les caractéristiques optiques (4×24, relief 68 mm, 375 mm, 580 g), l'adoption en 1963, le bureau de Novossibirsk, le rail latéral.
- La formule stadiamétrique, identique et correcte sur les deux pages.
Ce qui n'a pas été vérifié
- L'espacement réel des chevrons sur le PSO-1 d'origine. Aucune des sources consultées ne le donne en milliradians. Les 1/2/3 mrad sont ceux du dessin publié par le site ; ils sont cohérents avec la doctrine, mais ne sont pas confirmés par une cote d'origine. Si une notice technique était retrouvée, ce point mériterait d'être rouvert — c'est le seul endroit du dossier où la figure et la réalité pourraient diverger sans qu'on le sache.
- Les variantes (PSO-1M2, POSP, PO 3,5×21P) et leurs calibrations.
- Les autres réticules de la page comparative — Duplex, German #4, Mil-Dot, MRAD, MOA, EBR, Horus, BDC : seules les entrées PSO-1 ont été contrôlées dans ce dossier.
- La doctrine soviétique d'engagement décrite en fin d'article, plausible mais sans source primaire.
