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Vérification — Le dossier balistique interne

Fiche de traçabilité des cinq pages qui décrivent la chaîne du départ du coup : Balistique intérieure, Validation & limites du modèle, Implications pour le rechargement, Produire ses propres données et Balistique terminale. Voir la méthode.

Source

  • Le guide de charges du fabricant, édition 2025, fourni le 2026-08-01 : les trois charges de référence de la page de validation y ont été retrouvées ligne à ligne.
  • Le traité de balistique intérieure de 1950 cité en référence [2] par l'article principal — présent depuis toujours dans books/libres/ du site, et resté inexploité jusqu'au 2026-08-01. Intégralement indexé (156 000 mots).
  • La base de 39 poudres du simulateur hérité, dépouillée pour ses constantes thermodynamiques.
  • Le traité de référence de la longue distance cité par la page de balistique terminale (référence [5]), fourni le 2026-08-01 et dépouillé — équation de dérive au vent, chapitre de stabilité, exemples chiffrés.
  • La revue de référence du domaine citée par l'article principal, publiée en accès libre. L'abrégé d'abord, puis — le 2026-07-31, après que l'hébergeur eut refusé les requêtes automatisées — le texte intégral, dépouillé section par section et confronté aux cinq affirmations qu'on lui prête.
  • Le solveur 3-DOF du site (BallisticsGuide/src/CompetitionBallistics.js), exécuté pour recalculer un tableau que la page donnait sans origine.
  • Le code de l'estimateur (reloading/tireur_reloaded/index.php) et celui du simulateur hérité, lus jusqu'aux constantes effectivement employées.
  • Le générateur de cibles du site et la page de discipline 300 m, pour la dimension du visuel servant de repère.

Ce qui a été fait

Les cinq pages ont été traitées ensemble. Tout ce qui était calculable a été recalculé, tout ce qui était cité a été rouvert, et les constantes annoncées dans le texte ont été confrontées à celles que le code applique réellement.

L'erreur principale : une correction publiée qui n'avait pas été propagée

Le 2026-07-29, le dossier C.I.P. établissait que la pression d'épreuve n'a pas un coefficient unique : 1,25 × P_max pour les armes rayées à percussion centrale, mais 1,30 pour les armes de poing, la percussion annulaire et la grenaille. Deux pages et le code du calculateur avaient été corrigés.

Une troisième page portait la même erreur, et elle est restée en ligne. La page destinée au rechargeur écrivait encore que « l'arme elle-même est éprouvée au banc à P_E = 1,25 × P_max », sans distinction — c'est-à-dire exactement la formulation qui avait été identifiée comme fausse deux jours plus tôt, sur la page qui s'adresse le plus directement à quelqu'un qui développe une charge.

Le mécanisme, et il est réparable. Corriger une valeur ne suffit pas : il faut la re-chercher dans tout l'espace de noms. C'est le deuxième archétype de cette passe, déjà rencontré avec une durée de phase annoncée sur trois pages. Il s'est reproduit ici alors même que la leçon était écrite — parce que la recherche n'a porté que sur les pages du dossier en cours.

La même page décrivait par ailleurs l'outil comme traçant « P_E (1,25×) », alors que le code, lui, avait été corrigé et choisit désormais 1,25 ou 1,30 selon le type d'arme. La page décrivait donc un comportement que le logiciel n'avait plus.

Corrigé sur la page, et le commentaire du code — resté généralisant alors que la ligne en dessous branchait correctement — a été remis en accord avec ce qu'il commente.

La deuxième erreur : un tableau de physique produit sans physique

La page donnait la sensibilité verticale à la vitesse initiale, en centimètres par m/s, à quatre distances. Recalculée avec le solveur du site sur deux munitions réelles de longue distance :

Distance Valeur publiée .308 Win 175 gr recalculée 6,5 Creedmoor 140 gr recalculée
300 m 0,5 0,15 0,12
600 m 1,8 0,91 0,75
800 m 3,5 2,0 1,6
1000 m 5,8 4,0 3,0

Le tableau publié était donc 1,5 à 3,3 fois trop élevé, et l'écart n'était pas un simple facteur d'échelle.

L'origine se retrouve exactement. Sans traînée, la chute vaut $\tfrac12 g t^2$ avec $t = R/v_0$, d'où une sensibilité $g R^2 / v_0^3$ — strictement proportionnelle au carré de la distance. Les quatre valeurs publiées suivent cette loi à moins de 5 % près, pour $v_0 \approx 560$ m/s. Le tableau est celui d'un projectile sans traînée lancé à 560 m/s, présenté dans une page de tir de précision à 1 000 mètres.

La traînée change les deux choses à la fois : elle réduit l'amplitude et fait croître la sensibilité plus vite que $R^2$, parce que le temps de vol s'allonge plus vite que la distance. Le tableau a été remplacé par les valeurs calculées, pour deux munitions nommées, avec la mise en garde que ces nombres n'ont de sens qu'attachés à une munition.

La conclusion qualitative survit, elle : à 1 000 m un SD de 3 m/s pèse encore une douzaine de centimètres, davantage que le visuel dix de la cible 300 m — qui fait bien 100 mm, d'après le générateur de cibles du site et la page de discipline.

Les corrections secondaires

Page Ce qui était écrit Ce qui est vrai
Produire ses données Deux renvois vers les outils du site Deux liens morts, écrits en chemin absolu [[/techniques/…]] : DokuWiki les lit comme des identifiants de page, pas comme des URL. Le premier est dans la phrase d'ouverture, et pointe vers l'outil dont la page explique comment l'alimenter. Passés en URL complètes.
Balistique intérieure « sous-estime la pression (~25–35 %) et la vitesse (~15–25 %) » La page compagnon dit mieux : la vitesse est sous-estimée dans tous les cas, mais la pression ne l'est qu'en carabine — en pistolet le pic tombe juste. L'article principal laissait croire à un biais conservateur systématique, quand la page de validation avertit précisément du contraire. Nuance de régime rétablie.
Balistique intérieure Bilan d'énergie avec un terme $W_{friction}$… …absent de l'équation différentielle qui suit. Le frottement agit pourtant dans le modèle, mais seulement dans l'équation du mouvement. L'énergie retirée au projectile n'est donc pas retirée au gaz : inconsistance énergétique, désormais dite, et rapprochée du défaut de partage d'énergie déjà diagnostiqué à la validation.
Balistique intérieure $Ba$ donné en $\text{bar}^{-1}\text{s}^{-1}$… …puis employé deux paragraphes plus bas dans une formule en $P/p_0$, qui exige des $\text{s}^{-1}$. Les deux écritures donnent le même nombre tant que $p_0$ vaut 1 bar, mais pas la même unité. J'ai d'abord tranché pour la convention réduite — à tort : le solveur calcule bien Ba * P_bar * phi(z) et les fiches de poudre portent des $Ba$ en $\text{bar}^{-1}\text{s}^{-1}$. Retourné le 2026-08-01 après lecture du code. Deuxième fois dans ce dossier que j'édite avant d'avoir vérifié.
Balistique intérieure Le lien entre modèles 0D et défaillances catastrophiques attribué à la revue La page avait raison, et c'est moi qui l'ai cassée — voir la section suivante. Rétabli, et renforcé par la citation exacte.
Rechargement La marge orange « rappelant que le modèle sous-estime la pression de ~6–10 % » Fil ouvert depuis le dossier C.I.P., tranché ici. Ce chiffre n'existe ni dans le code, ni dans la page de validation, ni ailleurs. Le seuil à 90 % est une bande de garde, et le commentaire du code ne dit rien d'autre. Chiffre retiré, seuil expliqué pour ce qu'il est.

Le contrôle a d'abord dégradé la page, faute d'avoir pu ouvrir la source

Il faut le consigner, parce que c'est la faute de méthode la plus instructive du dossier.

Le texte intégral de la revue n'était pas accessible aux requêtes automatisées. J'ai donc travaillé sur l'abrégé, qui suffisait pour deux attributions mais pas pour les autres — et j'ai réécrit la phrase liant les modèles 0D aux défaillances catastrophiques, pour la ramener à ce que l'abrégé pouvait soutenir.

Le texte intégral, fourni ensuite, dit exactement ce que la page disait :

« Les phénomènes importants causant les défaillances catastrophiques des systèmes d'arme, comme les ondes de pression ou les non-uniformités du flame-spreading, ne peuvent pas être capturés. »

La formulation apparaît deux fois — en introduction et en conclusion — et la page en était une traduction fidèle, jusqu'au choix des termes. L'affaiblir n'a rien corrigé : cela a retiré une affirmation juste et bien sourcée.

« Non vérifié » n'est pas « douteux », et ne justifie jamais de réécrire. Une fiche possède déjà la rubrique qui traite ce cas : Ce qui n'a pas été vérifié. C'est là que la phrase devait aller, intacte dans l'article. Modifier le texte revient à traiter l'absence de preuve comme une preuve d'absence — exactement l'erreur de raisonnement que cette passe est censée traquer, retournée contre elle-même.

Règle qui en découle : une source inaccessible se signale, elle ne s'arbitre pas. Tant qu'on n'a pas lu, on ne touche pas.

La phrase a été rétablie, et elle est maintenant plus forte qu'avant : la citation exacte y figure.

Post-scriptum du 2026-08-01 : la page « ressortie intacte » ne l'était pas

Le traité de longue distance cité en référence [5] par la page de balistique terminale est arrivé après la clôture du dossier. Il infirme deux affirmations de cette page, que j'avais déclarée sans correction — et il confirme, une seconde fois dans le même dossier, que le verdict change quand la source arrive.

La zone transsonique était placée trop bas. La page situait le danger « autour de M ≈ 1, soit ~340 m/s ». La source le situe « d'environ 1 300 fps jusque sous la vitesse du son, ~1 120 fps » — soit de ~400 à ~340 m/s. Ce n'est pas une nuance de vocabulaire : viser Mach 1 comme limite fait surestimer la portée utile de plusieurs dizaines de mètres, sur la seule grandeur que le tireur de longue distance calcule pour décider où il peut encore tirer.

Le mécanisme était faux, et la page compagnon disait déjà le contraire. La page attribuait l'instabilité transsonique à une « traînée qui fluctue », et en tirait qu'il fallait un « pas de rayure adapté ». La source est catégorique : quand une balle bascule à longue distance, « ce n'est pas par manque de stabilité gyroscopique, mais par manque de stabilité dynamique ». Or la page sur le facteur Sg portait la bonne distinction depuis toujours — « Sg est une condition nécessaire, pas suffisante » — et personne ne les avait lues ensemble.

Un dossier n'est pas une frontière physique. C'est l'archétype du dossier C.I.P., mais cette fois les deux pages qui se contredisent appartiennent à deux dossiers différents : la balistique terminale a été traitée avec la balistique interne, sa vraie compagne était dans le dossier stabilité, contrôlé trois jours plus tôt.

Grouper par thème de rédaction ne suffit donc pas. Avant de clore un dossier, il faut chercher quelles autres pages du wiki parlent de la même grandeur physique, quel que soit le dossier où elles ont été rangées.

Corrigé, avec la distinction courte distance (gyroscopique, que le pas de rayure soigne) / longue distance (dynamique, qui ne se calcule pas et se constate à l'essai).

La sensibilité au vent était sous-estimée

La page de rechargement annonçait qu'« une augmentation de 10 % du CB réduit la dérive au vent de 8 à 12 % ». Deux sources indépendantes disent plus.

La dérive vaut exactement $W_d = W_s \cdot T_{lag}$, et le solveur du site s'accorde à cette identité au dixième de pouce près sur les trois cas testés — ce qui valide au passage son modèle de vent. L'élasticité calculée vaut −1,1 à 300 m et jusqu'à −1,7 à 1 000 m : +10 % de CB rend 11 % de dérive à 300 m, 15 à 17 % à 1 000 m. L'exemple chiffré du traité (CB G7 0,171 contre 0,233 à 600 yards) donne −1,3, et le solveur reproduit sa réduction annoncée de 32 % à 33,7 %.

La fourchette publiée n'était donc juste qu'à son extrémité courte distance. La correction va dans le sens de l'argument de la page : le CB compte plus qu'elle ne le disait, et d'autant plus que la distance est grande.

Réserve honnête : sur les valeurs absolues, le traité donne pour son exemple 42 et 28 pouces là où le solveur donne 31,4 et 20,8. L'écart est dans le temps de vol, pas dans le modèle de vent — et le solveur, lui, tombe juste sur un cas publié classique (.308 175 gr, 1 000 yards, 94 pouces à 10 mph). L'exemple du traité est présenté comme //conceptuel, avec des balles hypothétiques ; ce sont vraisemblablement des chiffres d'illustration. Seul le rapport a été retenu, et c'est sur lui que les deux sources s'accordent.//

Ce que le traité de 1950 apporte : une constante anodine qui ne l'est pas

La page annonçait le rapport des chaleurs spécifiques « typiquement ≈ 1,2 ». Le traité écrit qu'il vaut « environ 1,22 pour les propergols de haute énergie, jusqu'à 1,28 pour les propergols froids sans lueur », et que « lorsqu'il faut prendre une moyenne sur tous les types, 1,25 est une valeur commode ».

L'écart paraît négligeable — 4 % sur la constante. Il ne l'est pas, parce que c'est $k-1$ qui multiplie l'énergie dans $P = E(k-1)/V$ : passer de 1,25 à 1,20 fait perdre 20 % de la pression calculée. Une constante presque juste y produit une erreur qui ne l'est pas du tout.

Le code, lui, ne code pas $k$ en dur : il le lit par poudre. Les 39 poudres de la base donnent une médiane de 1,229 — au bas de la plage publiée — et descendent à 1,14, en dehors de tout ce que le traité rapporte.

Une piste chiffrée pour un problème resté ouvert. Le traité absorbe la perte thermique dans un $k$ effectif : $\bar{k}-1 = (1+x)(k-1)$. Chez lui, la perte thermique augmente $\bar{k}$, donc la pression.

L'implémentation fait l'inverse sur les deux tableaux : elle retranche 15 % à l'énergie libérée et emploie un $k$ bas. Composés : $0{,}85 \times \frac{0{,}229}{0{,}250} \approx 0{,}78$, soit ~22 % trop bas — du même ordre que les 24 à 36 % mesurés en carabine.

Ce n'est pas une explication établie et elle ne peut pas l'être seule : le cas 9 mm de la validation a un pic de pression correct avec une vitesse basse, ce qu'aucune erreur d'amplitude ne produit. Le défaut de fond reste bien un défaut de forme, comme la validation le conclut. La piste n'en couvre au mieux qu'une partie — mais elle est chiffrée, sourcée, et vérifiable dans la base de poudres.

Les trois cas de validation étaient réputés invérifiables. Ils ne l'étaient pas.

La page de validation indiquait que le simulateur hérité « n'est plus publié », et j'en avais conclu que ses trois cas — les −26 %, −36 %, +1 % qui fondent l'avertissement de sécurité répété sur trois pages — ne pouvaient pas être contrôlés.

C'est vrai de la page web. Ce n'est pas vrai du code : le solveur et la base de 39 poudres sont toujours dans le dépôt du site, et les fiches RS52 et RS12 y figurent.

Le guide fabricant a d'abord permis de confirmer le côté publié. Les trois charges s'y retrouvent à la décigrain près, et le mappage des colonnes a été validé deux fois en recalculant l'énergie de bouche annoncée à partir de la masse et de la vitesse :

Cas charge v₀ publiée P publiée
.308 / RS52 / 130 gr, min 38,6 gr 766 m/s 2 301 bar
.308 / RS52 / 130 gr, max 47,5 gr 928 m/s 3 548 bar
9 mm / RS12 / 115 gr, max 4,3 gr 346 m/s 2 188 bar

Puis le solveur a été rejoué. Il reproduit la table publiée :

Cas Δv page Δv rejeu ΔP page ΔP rejeu combustion page rejeu
.308 min −26 % −26 % −36 % −38 % 62 % 62 %
.308 max −22 % −22 % −24 % −22 % 70 % 70 %
9 mm max −17 % −17 % +1 % +1 % 88 % 88 %

Ce qui rend la reproduction convaincante, c'est la colonne qu'on n'attendait pas. Les taux de combustion tombent exactement — 62, 70, 88 — et ils sont insensibles à la seule hypothèse que j'aie dû faire (la longueur de balle, que le guide ne donne pas). Les vitesses tombent au point près. Seules les pressions varient de deux points, et ce sont précisément les grandeurs les plus sensibles à cette hypothèse.

Le rejeu est désormais figé dans scripts/replay_grt_validation.js, avec ses hypothèses documentées. Un décrochage signalera qu'un des trois a bougé : le solveur, la base de poudres, ou la page.

Confirmé au passage : la page annonçait des indices de qualité de poudre //« Qlty 0,9–0,95 ». Les fiches portent exactement 0,95 pour la RS52 et 0,90 pour la RS12.//

Ressorti intact

  • Le constant de 5 920 m/s de la théorie du temps de canon optimal, et c'est le contrôle qui a failli produire une fausse correction. On lit ailleurs 19 000 fps (≈ 5 790 m/s) pour l'acier de canon, et un premier calcul — l'écart moyen entre nœuds successifs — semblait donner 6 100 m/s. Les deux étaient trompeurs : les écarts alternent, et ce sont deux numéros de nœud qui font un aller-retour complet. Refait correctement sur trois longueurs de canon, le coefficient implique 5 883 à 5 906 m/s — la valeur annoncée, à 0,5 % près. La page était juste ; c'est la statistique choisie qui était mauvaise.
  • Toutes les attributions à la revue, sans exception. Le texte intégral a été obtenu et dépouillé ; les cinq points que la page lui prête s'y retrouvent, souvent au mot près :
    • la classification en deux familles, et les modèles à paramètres localisés comme « bon candidat pour l'analyse paramétrique et l'optimisation » ;
    • le « trou » des petits calibres, exact jusqu'à la recommandation« trop peu d'attention a été portée aux armes de petit calibre », « notre suggestion est d'y consacrer davantage d'efforts » ;
    • le modèle STANAG 4367 « normalisé par l'OTAN et considéré comme l'un des modèles à paramètres localisés les plus précis », dont « la documentation n'a qu'une diffusion limitée » — la page avait même conservé la prudence de l'original, qui attribue ce jugement à un tiers plutôt que de l'endosser ;
    • Baer & Frankle, « premier modèle à paramètres localisés considéré », développé au US Ballistic Research Laboratory et « servant de base à beaucoup des modèles actuellement disponibles » — ce que « fondateur » rend exactement ;
    • Mayer & Hart, 1945, même laboratoire, dont la revue discute nommément « les expressions de la pression maximale et de l'énergie de bouche ».
  • Le canon-étalon AGARD, 132 mm : la revue le décrit comme « complètement fictif », « à âme lisse, de 132 mm de diamètre », établi comme cas-test standard pour le développement des codes de balistique intérieure. La page est juste jusqu'à l'adjectif.
  • Les constantes physiques, désormais confrontées au traité et à la base de poudres du site — c'est-à-dire deux fois, à une source primaire et à une donnée :
    • covolume ≈ 1 cm³/g : le traité donne « environ 1 cc/g », plage 0,9-1,1 ; les 39 poudres portent toutes exactement 1. Confirmé deux fois ;
    • densité du solide ≈ 1 600 kg/m³ : c'est exactement la médiane des 39 poudres (plage 1 520-1 680) ;
    • $F = Q_{ex}(k-1)$ : le traité nomme « potentiel » la grandeur $RT_0/(k-1) = Q_{ex}$ et la situe entre 600 et 1 200 cal/g, soit 2,5 à 5,0 MJ/kg — la base va de 3,2 à 4,5 ;
    • la masse effective de Lagrange $m_c/3$ : le traité pose la même hypothèse mot pour mot — « la vitesse du gaz est proportionnelle à la distance à la face de culasse » — en tire $\tfrac16 m_c v^2$ et la somme $\tfrac12(m + m_c/3)v^2$. Il donne en prime une borne de validité que la page ignorait et qui la conforte : l'approximation ne gêne que « lorsque $C/W$ approche l'unité, vers 4 000 ft/s », très loin du régime des armes d'épaule.
    • Seul le coefficient isentropique ne passe pas — voir plus haut.
  • La fonction de forme à trois phases : la continuité a été vérifiée aux deux raccords, elle tient — la phase finale vaut bien $1-z_2$ en $z_2$ et s'annule en $z=1$.
  • La page de balistique terminale, en entier. Facteur de puissance, seuil transsonique, seuils d'expansion, densité sectionnelle, gélatine à 10 %, et la référence à la Déclaration IV,3 de La Haye (1899) : rien à corriger. C'est la deuxième page de la passe à ressortir indemne.
  • La page de validation, qui n'a pas eu à être corrigée : c'est elle qui portait les bonnes nuances, et c'est l'article principal qui a été aligné sur elle.

Ce qui n'a pas été vérifié

  • Le reste du traité de 1950 : 156 000 mots dont seuls les chapitres d'énergie, de Lagrange et de thermochimie ont été dépouillés. Les chapitres hydrodynamiques et les solutions analytiques n'ont pas été lus.
  • Le reste du corps de la revue. Le dépouillement a porté sur les cinq attributions de la page, pas sur les 24 pages de l'article. Les développements sur les modèles CFD multiphasiques, sur l'usure et sur les cadres d'optimisation n'ont pas été relus — la page ne s'en réclame pas.
  • La longueur des balles des trois cas de validation, que le guide ne publie pas. Les valeurs retenues au rejeu sont plausibles et reproduisent les trois cas, mais restent des hypothèses — et la pression y est sensible, surtout en 9 mm.
  • Le budget d'écart-type de la page de rechargement — l'influence « élevée / moyenne / faible » de chaque source d'erreur est qualitative et non sourcée.
  • Les seuils d'expansion des balles (550–650 m/s) : conformes à ce qui se publie, mais aucune mesure citée.
  • Les CB constructeur publiés dans le traité n'ont pas été confrontés un par un au tableau de standards_g1_g7 — c'est le prochain usage à en faire.

Voir aussi

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