**Ceci est une ancienne révision du document !**
Table des matières
Vérification — .22 Long Rifle
Fiche de traçabilité de la page .22 Long Rifle, créée le 2026-09-16 dans le cadre de la curation des archives du forum (ROADMAP, Pilier 2 — candidat 33/50). Voir la méthode.
Source
- BRL-MR-3877, R. L. McCoy, Aerodynamic Characteristics of Caliber .22 Long Rifle Match Ammunition, Ballistic Research Laboratory, novembre 1990. Tir en couloir à étincelles d'Eley Tenex, RWS R-50, Ultra Match et d'un profil expérimental, depuis une Anschütz de couché et une Remington 40-X. Le rapport était déjà hébergé sur le site et catalogué dans la bibliographie maître : il a suffi de regarder le disque avant le web.
- Fiche C.I.P. TAB. V « 22 Long Rifle », révision du 14 mai 2024, consultée en ligne. Valeurs citées ponctuellement ; le document n'est pas redistribué.
- Les outils du site : solveur balistique, calculateur de pas de rayure, base de calibres.
Ce qui a été fait
- les figures 6, 21, 24, 27 et 31 et le tableau 1 du rapport lus au rendu image, la couche texte du PDF étant inexploitable (« UWS R-5O », « 9:31/3:30 ») ;
- la dérive au vent réintégrée avec le solveur du site sur la courbe de traînée relevée en figure 21, et comparée aux impacts mesurés en figure 31 ;
- la stabilité redérivée depuis les moments d'inertie du tableau 1, puis comparée à la mesure et à notre propre implémentation de Miller ;
- le nombre de coups nécessaires pour départager deux lots calculé par simulation, après avoir vérifié que celle-ci reproduisait les 26 pour cent de Mesurer un groupement ;
- les quatre cotes de la base de calibres confrontées une à une à la fiche C.I.P.
L'erreur principale : une règle de stabilité qui se trompe de sens
Elle n'était pas dans l'article — elle était dans un outil publié.
Le calculateur de pas de rayure applique la règle de Miller, qui corrige la stabilité par la racine cubique du rapport des vitesses. Sur la balle de match au pas de 1:16″, il donne $S_g$ = 1,41 là où le couloir à étincelles mesure 1,5 : six pour cent d'écart, excellent pour une règle empirique.
Mais l'outil fait monter $S_g$ de 1,275 à 800 fps vers 1,413 à 1090 fps, quand la mesure fait exactement l'inverse sur le même intervalle. La raison apparaît dès qu'on réduit la formule : $S_g$ est inversement proportionnel au moment de renversement, qui culmine vers Mach 0,96. La correction de vitesse de Miller est un ajustement calibré sur des balles supersoniques, où ce coefficient varie peu ; entre Mach 0,8 et 1,0 il varie de moitié et commande tout.
Le cas n'est pas théorique : le .22 LR figure dans la liste de calibres de l'outil, et la comparaison entre une munition subsonique et une standard est précisément ce qu'un tireur vient y chercher. L'outil affiche désormais la réserve sous 1 150 fps, dans ses trois modes — le défaut est dans la formule, pas dans le mode.
L'archétype rencontré : deux référentiels, une phrase à ne pas écrire
La conclusion n° 2 du rapport dit qu'aucune différence significative de traînée ne sépare l'Eley Tenex de la RWS R-50, ni l'Anschütz de la Remington 40-X. Le corpus du forum, lui, cherche depuis vingt ans le lot qui « va » avec son canon.
La tentation est d'écrire que le lot n'a pas d'importance. Ce serait faux, et ce serait l'archétype de la reformulation percutante qui trahit sa source : le rapport mesure une aérodynamique, le tireur parle d'une dispersion. Les deux affirmations sont vraies dans leur référentiel. La page les tient ensemble et nomme la différence, au lieu de trancher.
Corrections et relevés secondaires
| Point | Ce qui a été fait |
|---|---|
| Cotes de la base de calibres | Exactes (L3 15,57 · R1 7,06 · P1 5,74 · G1 5,72) — mais sans aucune provenance. Elles étaient les valeurs par défaut de la boucle du générateur ; la fiche C.I.P. y est désormais citée à la source |
| Volume d'étui (0,36 cm³) | La C.I.P. ne le publie pas. Il portait une valeur sans réserve ; il porte maintenant la même que les autres volumes estimés |
| Pression d'épreuve | P_E = 2 210 bar = 1,30 × P_max, relevé sur la fiche. Septième confirmation du coefficient de la percussion annulaire, après six pages qu'il avait fallu corriger |
| Vitesse de dérive minimale | Le rapport annonce « environ 950 fps ». Le solveur place le minimum vers 900-920 fps, mais le creux est plat entre 860 et 960 : la page annonce une plage, pas un chiffre |
| Schéma de cartouche | Le générateur ne pouvait pas dessiner une cartouche annulaire (absente de l'estimateur de rechargement) ni une balle à talon (longueur de balle traitée comme un facteur de style) ni une balle nue (dégradé cuivre). Les trois corrigés |
| Coupe de balle | Le croquis de McCoy dessine des arcs 25 pour cent plus plats que ses propres cotes (rayon ajusté ≈ 2,0 calibres pour 2,62 annoté), alors que ses cotes linéaires tombent à 1 pour cent. La figure publiée est reconstruite depuis les cotes, puis reconfrontée au tracé : 0,16 mm d'écart au pire |
| Ogive | Sécante, pas tangente : un arc de 2,62 calibres ne peut pas être tangent au corps sur une ogive de 0,96. C'est la faute exacte que deux autres rapports de la même série avaient déjà value au modèle 6-DOF |
| Effet Magnus | L'explication courante du groupement penché par vent de travers prédit l'inclinaison dans le mauvais sens. Le mécanisme est le saut aérodynamique ; la page le dit sans désigner personne |
Ressorti intact
- Le facteur 1,30 de pression d'épreuve, déjà corrigé ailleurs, est confirmé par la fiche elle-même.
- Les 26 pour cent de coefficient de variation du rayon moyen à cinq coups publiés par Mesurer un groupement : la simulation refaite pour cette page les retrouve à 25,9.
- Le pas de 1:16″ cité comme standard : c'est bien le pas du canon de référence C.I.P. (406 mm).
Ce qui n'a pas été vérifié
- Le gain du tri des cartouches (épaisseur de bourrelet, longueur). Aucun essai publié et proprement contrôlé n'a été trouvé. La page dit l'ordre de grandeur des échantillons qu'il faudrait, et ne conclut pas.
- La dispersion comparée des marques. Le rapport ne la mesure pas ; nous n'avons pas de série d'essais pour le faire.
- Les tolérances de fabrication des munitions du commerce, non publiées.
- Une cote du croquis de McCoy. La figure 6 porte deux longueurs de nez, 1,00 et 0,96 calibre. La seconde est la longueur d'ogive, mesurée et confirmée. Le repère d'où part la première tombe 0,04 calibre en arrière de la jonction corps-ogive, sur rien de visible : non élucidé.
- Le récit d'un lot défectueux rapporté sur le forum (rupture d'étui, chargeur détruit) n'a fait l'objet d'aucune expertise. La page en tire une consigne de conduite, pas un mécanisme.