Ch. 10 — Effets de l'alcool, du café, du tabac et des médicaments
A. Généralités
L'usage habituel de l'alcool, du café, du tabac et de divers médicaments est nuisible à la personne moyenne et n'améliore en rien le fonctionnement du corps. Des publicités trompeuses peuvent facilement nous faire croire que ces produits sont bénéfiques. Une publicité peut par exemple nous dire que la cigarette aide à digérer. Fumer une cigarette après le repas fait effectivement saliver davantage et battre le cœur plus vite, ce qui aide la digestion. Mais cela peut aussi surmener les glandes salivaires et le cœur. De la même façon, beaucoup de gens croient sans doute qu'un whisky à l'eau ou un cocktail en début de repas favorise la digestion, à cause de l'afflux de sucs digestifs que provoque l'alcool. Et que dire de cette boisson de rechange qu'est le thé ? Sa teneur en caféine n'est pas différente de celle du café, mais il contient davantage d'acide tannique.
1. Informez-vous. Toute drogue qui fait travailler les organes du corps à un rythme plus rapide que la normale les fatigue plus tôt et les fait vieillir plus vite. Les stimulants et les dépresseurs surmènent de nombreux organes vitaux, souvent au moment où leur pleine efficacité est nécessaire à l'activité normale du corps. Les effets de l'usage de ces substances dépendent de la quantité consommée et de la capacité du corps à réparer les dégâts causés.
2. Pour comprendre l'exposé qui suit, vous devez connaître le sens précis de certains termes. Un stimulant est une substance chimique qui, introduite dans le corps, pousse les organes à un effort accru. Les dépresseurs sont des substances chimiques qui ralentissent l'activité du corps, mais qui peuvent aussi accélérer certaines fonctions en réduisant l'influence des centres nerveux qui ralentissent cette activité. Par exemple, la nicotine accélère l'activité du cœur en déprimant les nerfs qui ralentissent les battements cardiaques, ce qui rend le pouls plus rapide. Les dépresseurs atténuent la douleur et diminuent l'inconfort ; ils nous font ainsi nous sentir mieux sans supprimer la cause du mal.
3. On a beaucoup écrit et beaucoup dit, en bien comme en mal, sur l'usage habituel de l'alcool, du café, du tabac et des médicaments, et sur leurs effets passagers et durables sur le corps humain, au plan mental comme au plan physique. Toute bibliothèque bien fournie possède de la documentation sur ces sujets. Une partie des informations qui suivent en provient, mais une bonne part des éléments à charge contre l'alcool, le café, le tabac et les médicaments qui nous intéressent ici a été apportée par les tireurs eux-mêmes.
a. Si tous les tireurs ne s'accordent pas à dire que l'abstinence complète des consommateurs habituels est la solution, tous conviendront que ces produits n'aident en rien à améliorer les performances ou les scores au tir.
b. Apprendre les principes fondamentaux du tir au pistolet n'est pas en soi un grand exploit. Quiconque souhaite devenir tireur au pistolet peut, avec de la persévérance et de l'entraînement, apprendre à tirer avec un certain degré de compétence. Que faut-il donc pour devenir un tireur accompli ? Les meilleurs tireurs du pays s'accordent aujourd'hui unanimement à dire que la maîtrise est le facteur le plus important pour devenir un compétiteur de premier plan. La meilleure définition de la maîtrise est la coordination de l'effort mental et de l'effort physique, née de la pensée et aboutissant à une action concentrée et précise. Cet effort doit être naturel, sans contrainte et fluide. Toute habitude ou toute action qui fait s'écarter de la coordination parfaite diminue le degré de maîtrise et réduit l'efficacité de l'action. Au tir, la baisse de maîtrise se traduit par des scores plus faibles et de mauvaises performances.
c. Que pouvez-vous faire, vous, le tireur, pour conserver votre maîtrise ? La même chose que lorsque vous vous entraînez pour un match. Quand vous avez du mal à maintenir vos groupements au centre de la cible, vous analysez la situation et vous corrigez, qu'il s'agisse de la position, de la prise en main, du réglage des organes de visée, etc. Parfois, lorsque la maîtrise décline, l'analyse peut mettre en évidence une cause autre qu'une faute de technique dans l'application des principes fondamentaux. Qu'avez-vous pris au petit déjeuner ? Du café, deux tasses, et deux cigarettes. De quoi ruiner la maîtrise de n'importe qui. Peut-être quelques verres de trop la veille au soir et plusieurs heures de sommeil perdues. Quelles qu'en soient les raisons, notez-les dans votre carnet de tir, exactement comme vous y noteriez des conditions inhabituelles lors d'un match. En peu de temps, si vous êtes honnête avec vous-même, vous pourrez rassembler assez d'informations pour prendre des mesures correctives. La personne la plus difficile à convaincre, c'est vous-même. Personne parmi ceux qui fument ou boivent du café par habitude ne veut admettre que ces habitudes ont pour effet de détruire la maîtrise. Ils restent donc esclaves d'habitudes qu'en fait ils tentent de surmonter par un effort mental et physique, ce qui se termine souvent par de la frustration et de l'épuisement.
Les paragraphes suivants traitent des effets de l'alcool, du café, du tabac et des médicaments sur la maîtrise du tir au pistolet. Si vous êtes affligé d'une erreur qui semble faire partie de vous, la solution à vos problèmes se trouve peut-être ici.
B. Alcool (éther)
1. Effets de l'alcool sur le corps humain. Le nom d'alcool désigne un certain nombre de substances organiques, dont certaines, comme la glycérine, sont nécessaires à une bonne santé. Le nom scientifique de l'alcool vendu pour être bu est l'alcool éthylique. L'alcool éthylique est généralement considéré comme un narcotique qui crée une accoutumance. Toutefois, au sens scientifique le plus strict, c'est un anesthésique, ou analgésique, comme l'éther, qui est fabriqué à partir de lui.
a. L'alcool ingéré traverse les parois de l'estomac et de l'intestin grêle, puis passe dans le sang. Il se répand rapidement dans tout le corps et agit aussitôt sur le cerveau en diminuant sa capacité à absorber l'oxygène. Même un faible pourcentage d'alcool dans le sang peut parfois avoir des effets remarquables. Les inhibitions disparaissent, et avec elles la prudence qui les accompagne ; les réactions sont ralenties, la coordination est altérée. Les sens perdent de leur acuité, en particulier la vue. Le champ visuel se rétrécit : les objets ordinaires deviennent plus sombres et flous, les objets mal éclairés disparaissent complètement. Les réactions sont ralenties et la concentration devient difficile.
b. Une propriété particulière de l'alcool éthylique est sa capacité à absorber l'eau. C'est un agent déshydratant et conservateur précieux. Pris comme boisson, l'alcool produit une sensation de brûlure en absorbant l'eau des délicates muqueuses de la gorge, de l'estomac et des intestins, ce qui donne soif au buveur. Une fois que l'alcool est passé dans le sang, ses propriétés déshydratantes sont beaucoup plus faibles.
c. Bien que l'alcool soit une source d'énergie calorique, son effet dépresseur sur les centres nerveux qui commandent le calibre des vaisseaux sanguins provoque la dilatation des vaisseaux de la peau. Tant que l'alcool reste dans le sang et agit sur le cerveau, une perte de chaleur supplémentaire par rayonnement se produit à travers la peau et annule tout le bénéfice que l'on pourrait tirer de son oxydation et de la chaleur qui en résulte. C'est pourquoi, par grand froid, l'homme qui boit du whisky pour se réchauffer court un risque de mourir de froid bien plus grand que celui qui n'en boit pas.
2. Effets de l'alcool sur le tir.
a. Contrairement à une idée répandue, l'alcool agit comme un dépresseur et non comme un stimulant. Il émousse les sens, diminue la volonté de gagner, détruit la coordination et réduit la capacité de concentration du tireur. Pris au bon moment et en bonne quantité, l'alcool pourrait peut-être diminuer l'anxiété du tireur, mais il libère ce faisant d'autres effets bien plus nuisibles pour le corps et préjudiciables au score du tireur. Personne ne peut dire quelle est la bonne quantité ni quand il faut la prendre. Certains tireurs réussissent peut-être un bon score avec la gueule de bois. Mais c'est le deuxième jour que les séquelles se font sentir avec acuité, et la maîtrise du tireur peut alors se désagréger sur le pas de tir.
b. Des chercheurs, à l'aide de tests délicats et d'instruments sensibles, ont pu démontrer l'effet néfaste de quantités d'alcool même faibles sur diverses fonctions corporelles isolées, telles que la perception et la discrimination sensorielles, le temps de réaction, la coordination fine, le jugement, la vigilance et l'efficacité de la dextérité. Les altérations observées ne diffèrent apparemment ni en nature, ni en ampleur, ni dans leur manifestation de celles que provoquent la fatigue, la faim, la distraction et une foule d'autres facteurs du milieu. Ces faits établissent qu'un seul petit verre de boisson alcoolisée impose au tireur un handicap énorme. La fausse sensation de bien-être est trompeuse. L'alcool et la poudre ne font pas bon ménage.
C. Café (caféine)
Qu'y a-t-il de mal à boire du café ? C'est simple : la caféine. Chaque tasse en contient une quantité équivalant à environ deux pincées de sel. Cela ne paraît pas beaucoup, jusqu'à ce que l'on se rende compte qu'il s'agit du tiers de la dose que les médecins administrent comme stimulant cardiaque. Avec trois tasses de café, vous absorbez une dose de caféine que les scientifiques ont calculée comme médicalement efficace pour faire travailler un cœur affaibli aussi fort et aussi vite qu'un cœur normal. Quand un cœur est sur le point de lâcher et refuse de battre une fois de plus sans l'aide de la caféine, une telle mesure se justifie peut-être. Êtes-vous sûr que votre cœur est prêt à recevoir une secousse artificielle trois à six fois par jour ?
1. Effets du café sur le corps humain. Beaucoup de buveurs de café disent ne pas pouvoir s'en passer pour se remonter au cours de la journée. Mais voyons ce qui se passe réellement après la pause-café. Le Dr Rolf Ulrich, dans son livre Coffee and Caffeine, rapporte qu'après la consommation de café, le tempo mental s'élève d'abord et la vitesse d'association augmente, mais que la qualité du travail effectué diminue sensiblement. Lors d'examens de contrôle, on a constaté que les sujets terminaient plus vite, mais que les conclusions erronées étaient plus fréquentes. La fiabilité et la précision souffraient nettement du coup de fouet donné par le café.
Le résultat physique est le même. La caféine augmente temporairement le rendement musculaire, mais lors d'efforts physiques intenses et prolongés, ce rendement diminue. Comme l'a dit un savant célèbre : « Le café agit comme un éperon, qui pousse un cheval à donner le meilleur de lui-même, mais qui ne peut pas remplacer l'avoine. » Tout le problème est là chez l'homme : beaucoup attendent justement du café qu'il remplace « l'avoine ». Ils sautent un petit déjeuner consistant parce qu'ils peuvent tenir avec du café. Les effets stimulants et euphorisants que produit le café sont généralement suivis d'une perte d'énergie et d'une sensation d'instabilité. De quelque façon qu'on l'envisage, le café prend au corps plus qu'il ne lui donne. Tous les cafés contiennent de la caféine, mais en quantités variables. Le café fraîchement moulu est le plus riche en caféine. Les cafés solubles en contiennent moitié moins, et les cafés décaféinés environ un tiers. Il est impératif que le tireur s'abstienne de boire du café avant et pendant la séance de tir, et qu'il en consomme avec modération lorsqu'il ne tire pas.
2. Vous pensez changer de boisson, et passer par exemple au thé ? Lisez d'abord ce qui suit.
On ignore généralement que le thé contient, à poids égal, davantage de caféine et d'acide tannique (les deux composants les plus nocifs) que le café. La teneur en caféine des feuilles de thé est d'environ trois pour cent, contre un à deux pour cent pour le café. Les effets généraux de la caféine sont une stimulation cérébrale, cardiaque et diurétique (urines abondantes). Quant à l'acide tannique, les feuilles de thé en contiennent environ dix pour cent, alors que les grains de café n'en contiennent qu'environ cinq pour cent. Au contact d'une muqueuse, l'acide tannique agit comme un astringent et en diminue les sécrétions. Il coagule les substances albumineuses et durcit ainsi, dans l'estomac, les aliments d'origine animale avec lesquels il entre en contact. Il accélère aussi la coagulation du sang lorsqu'il passe dans la circulation sanguine. On a des preuves de lésions du foie en cas d'usage abondant. En solution, il est instable et ne doit pas entrer en contact avec des métaux. Comme le café se prépare environ deux fois plus fort que le thé, une tasse forte de l'un ou de l'autre contiendra environ deux grains de caféine et plus de trois grains d'acide tannique.
3. Le tireur doit se tenir à l'écart des colas. Les boissons au cola, comme d'autres boissons gazeuses, contiennent ce stimulant bien connu qu'est la caféine. Les bouteilles de certaines marques portent la liste des composants du cola, qui devrait servir de rappel. Sachez les reconnaître et évitez-les quand vous tirez.
D. Tabac (nicotine)
Pendant un certain temps après janvier 1964, lorsque le Surgeon General des États-Unis (voir le paragraphe D-3 de ce chapitre) a révélé au public américain les résultats d'une enquête sur le tabagisme et la santé, de nombreux fumeurs ont renoncé à cette habitude. Au bout d'un an, un sondage a révélé qu'un fumeur sur quatre cents avait arrêté. Ce faible pourcentage souligne le fait que la plupart des fumeurs continueront à fumer, quelles qu'en puissent être les conséquences futures. L'habitude de fumer se prend facilement et, même au bout de peu de temps, devient difficile à perdre. C'est pourquoi il faut encourager celui qui ne l'a pas encore prise à s'abstenir. L'objectif de cette section est de vous donner, à vous le tireur, des informations qui vous permettront de maîtriser votre consommation de tabac afin d'améliorer votre tir. Qui sait ? Une fois que vous maîtriserez l'habitude de fumer et que vous pourrez la reprendre ou l'interrompre à volonté, l'envie vous viendra peut-être d'arrêter complètement.
1. Effets du tabac sur le corps humain. La nicotine est un poison alcaloïde puissant. Sa formule chimique est C10H14N2, ce qui signifie qu'elle contient du carbone, de l'hydrogène et de l'azote dans les proportions indiquées par les chiffres.
a. Comme c'est une substance volatile, elle est entraînée par la fumée du tabac qui brûle. Dans les cigarettes, environ 61 pour cent de la nicotine est brûlée et détruite, 27 pour cent est normalement rejetée à l'expiration et environ 12 pour cent est absorbée par le fumeur. La nicotine absorbée agit spécifiquement sur les nerfs qui règlent la fréquence cardiaque et le calibre des vaisseaux sanguins, et modifie donc le pouls et la tension artérielle. Pendant une dizaine de minutes après le début de la cigarette, le pouls ralentit d'environ cinq battements par minute, en raison d'une stimulation accrue des nerfs qui ralentissent le cœur. Après ce ralentissement passager, la nicotine déprime ces mêmes nerfs. Il en résulte une accélération du pouls qui dure deux ou trois heures. Pour une personne moyenne, l'augmentation est de cinq à dix battements supplémentaires par minute. Une seule cigarette après le petit déjeuner accélère le cœur pendant la moitié de la journée de tir. Le mal étant fait, s'abstenir pendant le reste de la journée de tir ne sert pas à grand-chose. Le travail du cœur est affecté non seulement par l'accélération du pouls, mais aussi par la diminution du calibre des artères. Ces deux facteurs élèvent la tension artérielle et augmentent le travail du cœur.
b. Le monoxyde de carbone, également présent dans la fumée de tabac, réduit, s'il est inhalé, la capacité de l'hémoglobine des globules rouges à transporter l'oxygène. Cela tient au fait que l'hémoglobine absorbe le monoxyde de carbone environ 300 fois plus vite que l'oxygène, auquel elle se combine normalement. Par conséquent, dans la mesure où le sang se charge de monoxyde de carbone, il ne peut pas, dans la même proportion, transporter d'oxygène. Il en résulte un « souffle coupé », c'est-à-dire un essoufflement, à chaque effort.
c. En 1959, l'American Cancer Society a entrepris une étude pour prouver l'existence d'une association entre le tabagisme et de nombreux troubles physiques. L'étude a porté sur 1 079 000 hommes et femmes (fumeurs et non-fumeurs). À titre de comparaison, nous avons retenu cinq des troubles les plus importants :
| Trouble | Fumeurs de cigarettes | Non-fumeurs |
|---|---|---|
| Toux | 33,2 % | 5,6 % |
| Perte d'appétit | 3,3 % | 0,6 % |
| Essoufflement | 16,3 % | 4,7 % |
| Fatigabilité | 26,1 % | 14,9 % |
| Perte de poids | 7,3 % | 4,5 % |
On voit aisément que ces troubles étaient plus fréquents chez les fumeurs de cigarettes que chez les non-fumeurs. L'étude a en outre révélé que la fonction pulmonaire est affectée, quel que soit l'âge, dès que l'on inhale la fumée de cigarette. Par exemple, un jeune homme qui fume un paquet de cigarettes par jour a la même efficacité pulmonaire qu'un homme de 20 ans son aîné qui ne fume pas.
2. Effets du tabac sur le tir.
a. Les effets combinés de la nicotine et du monoxyde de carbone expliquent pourquoi le tireur au pistolet doit s'abstenir de fumer s'il veut tirer avec toute l'habileté possible. Cette conclusion ne signifie pas qu'un tireur, ou une équipe dont les membres fument, ne puisse pas gagner face à des adversaires inférieurs ; elle signifie en revanche qu'aucun tireur d'une équipe ne peut donner le meilleur de lui-même s'il consomme du tabac. La compétition de haut niveau d'aujourd'hui ne laisse aucune marge à la complaisance si vous comptez gagner. Se refuser une petite bouffée n'est pas un sacrifice, c'est une nécessité pour vaincre.
b. Pour l'expliquer simplement, fumer des cigarettes agit sur le fumeur :
(1) en ralentissant d'abord le pouls ;
(2) en accélérant le pouls ;
(3) en élevant la tension artérielle et en surmenant le cœur ;
(4) en réduisant la capacité du sang à transporter l'oxygène, ce qui provoque l'essoufflement ;
(5) en faisant venir la fatigue plus vite.
c. Du point de vue du tir, fumer affecte bel et bien les performances et, ce qui est plus important, la maîtrise. Il est possible de progresser au tir tout en continuant à fumer, mais le chemin est long et les progrès lents. Beaucoup de nos meilleurs tireurs peuvent en témoigner. Aujourd'hui, la plupart des meilleurs tireurs font partie des non-fumeurs. Ce n'est pas qu'ils n'aient jamais eu cette habitude, mais leur détermination à atteindre le sommet a été plus forte que leur dépendance au tabac. On en voit parfois un arborer un cigare, mais on n'en verra que rarement, voire jamais, inhaler la fumée du tabac. Le cœur du problème du tabac est donc l'inhalation de la fumée. C'est là que se trouve la solution. Cessez d'inhaler et vous aurez résolu le problème. Ce sont la nicotine et le monoxyde de carbone inhalés qui sont responsables de la rupture de l'équilibre normal du corps. C'est pourquoi beaucoup de tireurs passent de la cigarette à la pipe et au cigare, dont la fumée est généralement trop toxique pour qu'une personne normale l'inhale. Les performances, comme la santé, s'en trouvent améliorées d'autant. Au tireur qui envisagerait d'arrêter, nous proposons une méthode intitulée « Vous pouvez arrêter de fumer », au paragraphe D-4 de ce chapitre. Mark Twain a dit un jour qu'il n'avait aucun mal à arrêter de fumer, et il a ajouté : « Je l'ai fait mille fois. » Si vous vous décidez, en tout cas, que ce soit pour de bon.
3. Le rapport du Surgeon General du Service de santé publique des États-Unis, publié le 11 janvier 1964. « Les fumeurs meurent tôt », dit-il. « Fumer des cigarettes est un danger pour la santé qui appelle des mesures correctives, et c'est une cause majeure du cancer du poumon et d'autres maladies mortelles, en particulier chez l'homme », a indiqué un comité fédéral d'experts éminents.
En bref, a indiqué le comité, plus vous fumez, plus votre risque de mort précoce est élevé. La fumée de cigarette profondément inhalée propage une menace de mort prématurée à travers les poumons, les artères et le cœur lui-même.
a. Du tissu pulmonaire a été prélevé lors de plus de 1000 autopsies, monté sur des lames de microscope et examiné attentivement par des anatomopathologistes. Les lames n'étaient identifiées que par des numéros codés, et les anatomopathologistes n'en connaissaient pas l'origine. Des statisticiens ont ensuite rapproché les constatations anatomopathologiques des antécédents des patients décédés. Les résultats ont abouti à une description détaillée des lésions progressives causées par la fumée.
b. Les chercheurs ont constaté que la fumée profondément inhalée irrite les cellules qui tapissent les plus petites cavités du poumon (les alvéoles). Les parois des alvéoles s'épaississent, perdent leur élasticité et une grande partie de leur capacité à remplir leur fonction vitale, l'échange du gaz carbonique contre l'oxygène. Soumises à un effort brusque, comme une toux ou un éternuement, les parois alvéolaires se rompent ; une infime partie du poumon devient inutilisable.
c. Tout en attaquant les alvéoles, la fumée endommage aussi les petites artères qui amènent le sang aux surfaces internes du poumon pour qu'il s'y oxygène. Les parois artérielles deviennent fibreuses et épaisses. Bientôt, des dépôts internes sur ces parois épaissies rendent les artères si étroites que le sang ne passe presque plus. Finalement, beaucoup de petites artères sont complètement obstruées.
Ces deux séries de phénomènes suffiraient à elles seules à expliquer pourquoi des milliers d'Américains sont des « invalides pulmonaires », atteints de ce que la plupart des médecins américains appellent la fibrose pulmonaire et l'emphysème chronique. Mais l'enchaînement des dégâts ne s'arrête pas là.
d. La destruction des plus petits vaisseaux sanguins du poumon et l'épaississement de vaisseaux un peu plus gros élèvent la pression sanguine dans les artères pulmonaires et imposent un effort au côté droit du cœur. Cela oblige aussi le côté gauche du cœur à travailler davantage pour pomper le sang contre une résistance accrue. Un cœur sain supporterait probablement ce surcroît de travail ; un cœur déjà affaibli par d'autres troubles pourrait lâcher.
e. Au moment même où l'on demande au cœur un effort excessif, le monoxyde de carbone de la fumée de cigarette se combine aux globules rouges et diminue leur capacité à transporter l'oxygène. Le muscle cardiaque, qui travaille dur, reçoit ainsi moins de carburant pour faire son travail. En même temps, la nicotine du tabac provoque une constriction des petites artères des extrémités et accélère le cœur, ce qui augmente son besoin d'oxygène et aggrave le problème coronarien.
f. Fumer émousse le sens du goût, ce qui fait perdre l'appétit et entraîne une perte de poids. C'est pourquoi ceux qui arrêtent de fumer cessent en général de perdre du poids. Ils retrouvent le goût des aliments et le plaisir de manger.
4. Vous pouvez arrêter de fumer !
a. Un piège sournois et velouté. Allumez une cigarette, fumez-la, goûtez son amertume, éteignez-la. Au moment même où vous le faites, vous savez que vous en voudrez une autre. Non que vous y preniez plaisir. Vous en avez simplement envie, et pourquoi ?
(1) Quand vous fumez une cigarette, par exemple, de la nicotine, du monoxyde de carbone, une petite quantité d'acide cyanhydrique, de la pyridine et divers phénols et aldéhydes sont absorbés par vos poumons et votre bouche. Votre système nerveux est stimulé un instant. Votre tension artérielle monte. Votre pouls s'accélère.
(2) Plus important que tout pour la satisfaction du fumeur habituel, vos vaisseaux sanguins se contractent. Cela vous « ralentit ». Autrement dit, après une stimulation momentanée, le tabac a un effet dépresseur, pendant une période bien plus longue.
(3) Quand vous fumez, vous ralentissez artificiellement la plupart des activités normales de votre corps. Si vous êtes soudain confronté à une situation d'urgence émotionnelle ou psychologique, de l'adrénaline se déverse dans votre sang, vos muscles se tendent, vous respirez plus vite et vous devenez irritable, agité, « nerveux ». La fumée du tabac freine ces processus naturels en ralentissant la circulation sanguine, et donc vous « calme ». Vous trouvez qu'une cigarette est « bonne pour les nerfs ».
(4) Si vous fumez un paquet et demi de cigarettes par jour, vous fumez en moyenne une cigarette toutes les 32 minutes de vos heures de veille. Il ne survient pas autant de crises chaque jour. Vous avez besoin de cigarettes simplement parce que votre corps en est venu à attendre cet effet dépresseur à intervalles réguliers. Vous commencez à avoir consciemment envie d'une cigarette.
(5) Fumer procure peu de vrai plaisir. On tolère le goût âcre, la sécheresse brûlante, pour l'effet narcotique léger du tabac. S'il vous était possible de vous passer de cigarettes pendant les 24 heures à venir, puis d'en allumer une, vous découvririez à quel point la fumée de tabac est désagréable et nocive. Si vous pensez que c'est exagéré, essayez.
(6) Repensez à l'époque, il y a bien des années, où vous avez fumé votre première cigarette. Quel goût avait-elle ? Gazeux, fort, piquant, n'est-ce pas ? C'est l'expérience que vous imposez peut-être à votre organisme de 30 à 60 fois par jour. Vous en êtes capable parce que le mécanisme humain est une machine merveilleusement adaptable, qui peut s'habituer à presque tout.
b. Que pouvez-vous y faire ? Vous avez déjà fait un grand pas vers l'arrêt du tabac : vous avez réfléchi aux effets néfastes du tabac et à l'idée d'arrêter. Si vous voulez cesser de fumer, envisagez d'arrêter d'un seul coup. Pensez-y froidement et calmement, sans crainte ni désespoir. Imaginez ce que ce serait de ne plus jamais avoir besoin de fumer. Arrêter de fumer n'est pas que privation ; il y a des compensations. Il y a tant de bonnes choses que vous apprécierez davantage lorsque vous vous donnerez l'occasion d'en profiter pleinement. Vous n'aurez jamais envie de vous remettre à fumer.
(1) Quand vous arrêterez de fumer, vos repas auront bien meilleur goût. Votre nez, votre gorge et vos poumons ne seront plus imprégnés de fumée en permanence. Vous commencerez à percevoir les odeurs du monde qui vous entoure. Quand vous entrerez dans un jardin, vous sentirez les fleurs autant que vous les verrez. Quand vous vous lèverez le matin, vous n'aurez plus la gorge encombrée de glaires, et vous ne tousserez plus et ne vous raclerez plus la gorge aussi souvent.
(2) Vous vous sentirez en fait beaucoup moins nerveux. C'est difficile à croire, car pendant les premiers jours sans tabac, vous serez nerveux. L'effet dépresseur que le tabac exerçait sur votre corps depuis des années cesse brusquement, et cet effet inhabituel est presque accablant. Vous serez peut-être plus émotif ; vous rirez peut-être de choses insignifiantes et serez, pendant un temps, tendu et agité. Mais peu à peu la nervosité diminue. Vous serez plus calme, plus posé. Car lorsque vous cesserez de ralentir votre corps et d'amputer votre énergie avec le tabac, vous découvrirez que vous avez beaucoup plus d'énergie. Vous aurez plus de temps pour faire les choses.
(3) Une mise en garde, ici. On croit généralement que l'ancien fumeur prend du poids. Si vous avez des problèmes de tour de taille, rappelez-vous ceci : quand vous arrêtez de fumer, vous ne prenez pas plus de quelques livres. Quand vous arrêtez de fumer, votre énergie augmente fortement. En dépensant cette énergie, vous brûlerez une bonne partie du poids que vous prendriez autrement.
(4) Si vous avez lu jusqu'ici, vous pensez sans doute être presque prêt à jurer d'arrêter. Ne le faites pas encore.
c. Pour arrêter de fumer, suivez ces règles :
(1) Observez et attendez un moment où votre vie est à peu près stable. N'essayez pas lorsque vous partez pour un voyage important, que vous préparez une grande réception ou que vous faites face à une difficulté personnelle. Ne repoussez pas non plus trop longtemps, sinon vous perdrez l'élan que vous êtes en train d'acquérir peu à peu.
(2) Mais un beau matin ensoleillé, peut-être un week-end, vous vous réveillerez en vous sentant particulièrement bien. Vous aurez passé une bonne nuit ; vous vous sentirez prêt à tout. L'idée d'arrêter de fumer vous viendra soudain à l'esprit. Pourquoi gâcher une journée magnifique avec les émanations nocives du goudron et de la nicotine qui brûlent ? Décidez-le sur-le-champ, calmement et fermement : vous en avez fini avec le tabac ! C'est le moment, choisi intelligemment et préparé comme il faut, où vous pouvez partir avec de l'élan.
(3) Une fois que vous vous serez lancé avec le plus d'élan possible, dites à vos amis que vous avez arrêté de fumer. Ne soyez ni suffisant, ni content de vous, ni vantard, mais faites savoir aux gens ce que vous faites. Ensuite, à un moment où vous serez sérieusement tenté de fumer, la pensée de toutes les moqueries que vous vaudrait votre défaillance pourra bien vous faire passer le cap.
(4) La plupart des fumeurs ont des idées arrêtées sur les occasions où une cigarette a le meilleur goût : la première cigarette après le petit déjeuner, ou celle qui accompagne l'apéritif avant le dîner. Si de telles associations risquent de vous pousser à fumer, préparez-vous d'avance à ces tentations ; dites-vous qu'une telle occasion approche et que vous devez vous attendre à avoir terriblement envie de fumer. Si vous tenez bon, ne serait-ce qu'un instant, cette tentation soudaine et forte disparaîtra presque aussi vite qu'elle est apparue.
(5) Ne vous permettez pas une seule exception. Tant que l'habitude de ne pas fumer n'est pas solidement ancrée, c'est « non ». Une habitude que l'on ne nourrit pas meurt assez vite, mais elle peut survivre longtemps avec la moindre nourriture. Si vous vous autorisez de temps à autre une cigarette ou une pipe sous prétexte qu'« une seule ne fera pas de mal », vous entretiendrez l'envie de fumer. Un seul verre est déjà de trop pour un alcoolique, comme une seule cigarette est de trop pour le gros fumeur qui essaie de s'amender. Gagnez la bataille de l'instant : chaque fois que vous dites non à la tentation de fumer, vous rendez le « non » suivant plus facile.
(6) Dorlotez-vous dans une certaine mesure. La plupart d'entre nous ont tendance à se lancer dans des programmes soudains et ambitieux d'amélioration de soi. Nous essayons d'en faire plus que ce que nous pouvons raisonnablement attendre de nous-mêmes. Au contraire, faites-vous un peu plaisir. Mangez ce dont vous avez envie et savourez-le. Prenez l'habitude d'avoir sur vous des pastilles de menthe, du chewing-gum ou des noix salées. Pendant les premières semaines, gardez des produits de remplacement à portée de main, et mettez-en un dans votre bouche chaque fois que vous avez envie de fumer.
(7) Laissez votre sommeil travailler pour vous. Le soir du premier jour où vous arrêtez de fumer, pensez un moment, en vous couchant, au fait qu'aujourd'hui vous n'avez pas fumé. Puis dites-vous : « Demain, je ne fumerai pas. » Répétez-le-vous en vous assoupissant. Ce sera la dernière chose présente à votre esprit conscient au moment où vous vous endormirez. En vous réveillant le matin, rappelez-vous que vous allez passer cette journée, elle aussi, sans fumer. N'en faites pas toute une affaire ; dites simplement : « Aujourd'hui, je ne fume pas. » Même si vous ne suivez pas les autres règles énoncées ici, cet exercice de « sommeil dirigé » pourrait vous faire franchir le cap difficile. Vous constaterez qu'un sentiment de liberté, d'indépendance et d'assurance naît du simple fait de passer une demi-journée sans tabac. C'est un plaisir vif et durable, et chaque minute vous aide à résister à la tentation de la minute suivante. Au-delà de cette prise de conscience agréable et encourageante, il y a la conscience de faire quelque chose dont vous serez fier, sans parler du fait que vous serez en meilleure santé et plus heureux, pour le reste de votre vie. Dans six mois ou dans six ans, quand quelqu'un vous offrira une cigarette, vous la refuserez, mais pas faiblement ni sur la défensive. Vous direz : « Merci, je fumais autrefois, mais j'ai arrêté. »
5. Coût. Un homme qui fume deux paquets de cigarettes par jour pendant 365 jours dépense 290,00 $ par an ! Arrêtez de fumer, et automatiquement vous économisez de l'argent, vous restez en bonne santé et vous commencez à gagner des matchs au pistolet. C'est une bonne affaire que vous ne pouvez pas vous permettre de laisser passer.
E. Médicaments
À un moment ou à un autre, certains tireurs ont sans doute essayé un sédatif ou un tranquillisant pour voir l'effet qu'il aurait sur leur tir. Les médicaments agissent différemment selon les personnes ; le dosage poserait donc un problème, même s'ils étaient de quelque utilité pour réduire l'anxiété, la nervosité, etc. Chaque fois que l'on prend des remèdes ou des médicaments qui agissent sur les fonctions du corps, il y a un risque que leurs effets secondaires nuisent aux performances du tireur plus qu'ils ne les servent.
Certains tireurs se prescrivent sans doute eux-mêmes certains remèdes quand ils ont un rhume, le nez bouché ou mal à la tête. Voici quelques-uns des effets des médicaments que contiennent ces préparations et d'autres. La plupart de ces effets ne sont pas propices à un bon tir. La plupart des médicaments créent une accoutumance, et tous nuisent à la santé s'ils sont pris fréquemment sans avis médical approprié. Rien ne remplace une vie saine et sobre, un corps en bonne santé et, tout simplement, du cran !
1. Un dépresseur ralentit les réflexes, diminue la volonté de gagner, favorise la négligence et provoque une perte de concentration et de coordination.
2. Un stimulant provoque de la nervosité, de l'hypertension, une accélération du rythme cardiaque, des mouvements excessifs des mains, des tremblements, etc.
3. Médicaments d'usage courant.
a. Barbituriques. (Pour favoriser le repos et le sommeil.)
Le phénobarbital a des effets particuliers contre l'insomnie. Son usage prolongé augmente la tolérance et conduit à la dépendance. Une anxiété aiguë peut survenir si le médicament est arrêté brusquement après un long usage. Les alcooliques remplacent l'alcool par les barbituriques et s'y attachent tout autant. Même après des doses modérées, une lassitude, des vertiges, des maux de tête, des nausées et des diarrhées peuvent apparaître. Les autres effets toxiques sont une dépression respiratoire, un collapsus vasculaire périphérique, des battements cardiaques faibles, une température corporelle basse et une stupeur prolongée avec diminution des réflexes.
b. Analgésiques. (Soulagement de la douleur et atténuation de l'inconfort lié aux symptômes.)
Aspirine, ou acide acétylsalicylique (soulagement des maux de tête, de la fièvre et d'autres symptômes gênants). Les troubles gastro-intestinaux dus à l'irritation sont fréquents. En cas de prise prolongée, les symptômes sont les mêmes que ceux de la quinine (cinchonisme) : vertiges, bourdonnements d'oreilles, baisse de l'audition, acidose et ralentissement du mécanisme de coagulation du sang.
c. Stimulants ou adrénergiques. (Contre la somnolence et la dépression, pour couper l'appétit et dégager le nez.)
La benzédrine, l'amphétamine et l'éphédrine élèvent la tension artérielle, accélèrent les battements du cœur et provoquent des maux de tête, de la nervosité, des insomnies et des spasmes du sphincter de la vessie (le contrôle musculaire qui permet la miction).
d. Antihistaminiques. (Soulagement des rhumes et de la fièvre ; soulagement ou prévention des symptômes allergiques.)
Ils exercent un puissant effet sédatif. Il existe un risque d'action toxique, en particulier de somnolence. Une forme d'antihistaminique, le méthapyrilène, est utilisée comme sédatif. Associée à l'alcool, cette action sédative est particulièrement dangereuse, car l'alcool renforce l'effet dépresseur.
e. Comprimés APC. (Soulagement des maux de tête et d'autres symptômes gênants.) Leurs composants de base sont généralement l'acétanilide ou l'acétophénétidine, et la caféine. Leur usage prolongé provoque une affection du sang appelée méthémoglobinémie, c'est-à-dire simplement une union de l'oxygène et du fer dans le sang, au lieu de l'union de l'oxygène et de l'hémoglobine, qui est l'état naturel. Dans ce cas, l'oxygène est retenu dans le sang et n'est pas échangé normalement. Une autre association employée est l'aspirine (acide acétylsalicylique), la phénacétine et la caféine. La phénacétine ajoute une propriété antipyrétique (réduction de la fièvre). Les autres effets sont semblables à ceux décrits ci-dessus.
f. Comprimés décongestionnants. (Soulagement des rhumes et de la fièvre, et prévention des symptômes allergiques.) Leurs composants de base sont assez semblables, généralement les suivants :
(1) Chlorhydrate de phényléphrine. Stimulant du groupe des sympathomimétiques. C'est un vasoconstricteur local ; il élève la tension artérielle et réduit le gonflement des muqueuses nasales. On l'associe généralement à un anesthésique local pour ralentir la vitesse d'absorption. Il est employé dans le traitement du collapsus vasomoteur, état dans lequel le système nerveux ne parvient plus à commander la dilatation et la contraction des vaisseaux sanguins.
(2) Tartrate de phénindamine. Un antihistaminique. L'acide tartrique peut être nocif pour les reins.
(3) Acide acétylsalicylique (aspirine). Voir la description de l'aspirine ci-dessus.
(4) Un antipyrétique (réduit la fièvre) et analgésique.
(5) Caféine. Stimulant ; elle provoque l'état de veille et stimule la respiration. Associée à un analgésique, elle est employée pour soulager les maux de tête. Son usage prolongé peut provoquer de la nervosité et des insomnies.
(6) Vitamine C (acide ascorbique) : à forte dose, elle provoque des troubles gastro-intestinaux.