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Générer une cible

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Ch. 2 — Alignement des organes de visée

L'alignement des organes de visée est le facteur qui contribue le plus à la précision d'un tir.

Pour que la balle atteigne le centre de la cible, le tireur doit pointer le pistolet et donner au canon une direction déterminée par rapport à la cible.

En théorie, la visée est précise lorsque le tireur aligne exactement la hausse sur le sommet et les flancs du guidon, et maintient cet alignement dans la zone de visée.

Une visée correcte suppose de savoir conserver la relation entre le guidon et la hausse. Pendant la visée, le guidon est placé au milieu du cran de mire, avec un jour égal de chaque côté. La face supérieure horizontale du guidon est au même niveau que le bord supérieur horizontal du cran de mire (figure 2-1).

A. Relation entre les organes de visée

Il faut avoir une conscience aiguë de la relation entre la hausse et le guidon, que l'on voit net. Avec une vue normale, la hausse du pistolet est presque aussi nette que le guidon. Certains tireurs ne voient nettement que le cran de mire ; les extrémités extérieures de la hausse peuvent devenir légèrement floues.

Figure 2-1. La relation entre les organes de visée.
Figure 2-1. La relation entre les organes de visée.

1. Erreur de décalage angulaire. Si le tireur ne respecte pas une visée correcte (sommet du guidon centré maintenu au niveau du haut de la hausse, et jour égal de chaque côté du guidon), il y aura peu de coups précis. Le plus souvent, il place le guidon à une position différente dans le cran de mire. Il en résulte une plus grande dispersion des coups sur la cible, car les balles dévient dans la direction où le guidon est placé dans le cran (figure 2-2). Cette erreur de visée s'appelle l'erreur de décalage angulaire.

Figure 2-2. Déplacement de la balle en cas d'erreur de décalage angulaire dans l'alignement du guidon.
Figure 2-2. Déplacement de la balle en cas d'erreur de décalage angulaire dans l'alignement du guidon.

2. Erreur de décalage parallèle. Si la tenue (l'arc de mouvement) s'écarte du centre de la zone de visée en un décalage à peu près parallèle, le tireur doit savoir que ces écarts ne feront pas baisser le score autant que l'erreur de décalage angulaire. C'est donc l'alignement des organes de visée qui est le plus critique des deux. La précision d'un tir dépend ainsi principalement de l'aptitude du tireur à maintenir constamment un alignement correct. L'effort principal doit porter sur l'alignement des organes de visée. Tenir le pistolet parfaitement immobile est souhaitable, mais ce n'est pas indispensable.

Figure 2-3. Déplacement de la balle lorsque le pistolet est décalé : (a) parallèlement, (b) angulairement.
Figure 2-3. Déplacement de la balle lorsque le pistolet est décalé : (a) parallèlement, (b) angulairement.
Figure 2-4a. Impossible ! L'œil humain ne peut pas faire la mise au point en même temps sur un objet proche et sur un objet éloigné.
Figure 2-4a. Impossible ! L'œil humain ne peut pas faire la mise au point en même temps sur un objet proche et sur un objet éloigné.

B. Mise au point

Un alignement correct des organes de visée doit être parfaitement compris et pratiqué. En apparence, c'est une chose simple : aligner deux objets, le guidon et la hausse. La difficulté consiste à maintenir ces deux organes de visée exactement alignés tout en conservant un arc de mouvement minimal et en pressant la détente pour faire tomber le chien sans perturber l'alignement. La solution réside en partie dans la mise au point de l'œil sur le guidon pendant le départ du coup.

Figure 2-4b. Incorrect. Le contrôle de l'alignement des organes de visée n'est pas précis. La mise au point nette sur la cible rend les organes de visée flous. L'erreur commise ici est la même qu'à la figure 2-4a, mais elle n'est pas aussi facile à voir.
Figure 2-4b. Incorrect. Le contrôle de l'alignement des organes de visée n'est pas précis. La mise au point nette sur la cible rend les organes de visée flous. L'erreur commise ici est la même qu'à la figure 2-4a, mais elle n'est pas aussi facile à voir.
Figure 2-4c. Correct. Le contrôle de l'alignement est précis. La mise au point limitée au seul guidon rend les organes de visée nets et la cible floue, et la relation entre les organes de visée peut être contrôlée en permanence.
Figure 2-4c. Correct. Le contrôle de l'alignement est précis. La mise au point limitée au seul guidon rend les organes de visée nets et la cible floue, et la relation entre les organes de visée peut être contrôlée en permanence.

1. Il est impératif de maintenir la « mise au point sur le guidon » pendant toute la visée avec le pistolet. Le tireur doit se concentrer sur le maintien de la relation correcte entre le guidon et la hausse, et la mise au point doit rester sur le guidon pendant le court laps de temps nécessaire au départ du coup. Si la mise au point se déplace vers l'avant et que la cible devient un instant nette, l'aptitude du tireur à obtenir un alignement correct est compromise pendant cet instant. Il arrive souvent que ce soit précisément à ce moment que le coup part. Un tir contrôlé et précis est impossible dans ces conditions.

2. Lorsque l'œil fait la mise au point sur la cible, le mouvement relativement faible du bras paraît amplifié. En revanche, lorsque l'œil fait correctement la mise au point sur le guidon, ce mouvement paraît réduit.

C. Concentration

1. Si les organes de visée sont mal alignés, le résultat est un coup imprécis. La négligence dans l'obtention d'un alignement correct vient généralement de ce que le tireur n'en mesure pas l'importance. Beaucoup de tireurs alignent parfaitement les organes de visée dans la phase initiale de la tenue. Mais à mesure que le tir progresse et que le tireur se concentre sur le départ du coup, il perd souvent l'alignement correct qu'il avait obtenu dans la phase initiale de sa tenue. En général, lorsque le tireur ne parvient pas à une tenue parfaitement immobile, sa concentration sur l'alignement faiblit. Un coup précis est perdu parce que le tireur pense à son arc de mouvement et non à la perfection de l'alignement.

2. Un autre facteur qui contribue à la dégradation de l'alignement est l'inquiétude qui naît de ce que la pression sur la détente semble ne plus progresser au moment de tirer. Il se crée une impulsion à accentuer la pression sur la détente pour que le coup parte. Dès que le tireur pense à augmenter la pression sur la détente, il perd une part de la concentration intense qu'exige le maintien d'un alignement correct. Même si le contrôle de la détente et la tenue sont bons, le résultat sera un mauvais coup. L'alignement des organes de visée doit rester au premier plan de l'esprit du tireur pendant tout le tir du coup. La pression franche sur la détente doit s'exercer de façon involontaire. On obtient des coups régulièrement précis lorsque le tireur maintient une concentration intense sur l'alignement pendant qu'il applique la pression sur la détente, tout en ayant un arc de mouvement minimal. Le contrôle du coup diminue en proportion directe de la perte de concentration sur l'alignement.

3. Le tireur confirmé moyen est probablement limité à une concentration soutenue d'une durée de 3 à 6 secondes. Ce court laps de temps est la période optimale pendant laquelle on peut lâcher un coup contrôlé. Cet intervalle de concentration doit coïncider avec l'obtention d'un arc de mouvement minimal, d'une mise au point, d'un alignement satisfaisant, et avec le déclenchement involontaire d'une pression franche sur la détente. Si l'alignement exact est maintenu et que la pression sur la détente reste franche, le coup partira pendant le temps limité où le tireur est capable de maîtriser sa concentration ininterrompue. Résultat : un coup en plein centre de la cible.

D. L'œil

Les principales difficultés que rencontre le tireur pendant la visée sont dans une large mesure déterminées par les caractéristiques propres de l'œil et par son fonctionnement en tant qu'appareil optique. Tous les tireurs devraient se familiariser avec les propriétés optiques de l'œil humain, exposées à l'annexe II intitulée « Propriétés optiques de l'œil humain utiles à l'alignement des organes de visée ».

N.d.T. L'annexe II n'est pas reprise ici ; ses sujets sont traités dans l'article « L'œil et la visée » du wiki.