Table des matières
Fiches de vérification — Technique
Fiches de traçabilité des articles de la rubrique Technique. Voir la méthode et l'index général.
C'est la rubrique la plus exposée : les pages y portent des formules, des tableaux et des seuils sur lesquels un tireur règle son matériel ou corrige son tir. Une erreur y coûte plus qu'ailleurs.
Le dossier C.I.P.
Deux pages, contrôlées ensemble — et c'est cela qui a payé. La page de référence du rechargeur posait la pression d'épreuve à 1,25 × P_max pour toutes les armes, alors que la C.I.P. exige 1,30 pour les armes de poing et la percussion annulaire ; sa page compagnon, elle, portait la bonne distinction depuis toujours. Les deux se contredisaient sans que personne le voie, et le code du calculateur partageait l'erreur. Voir la fiche.
Le dossier tuners
Les trois premières pages forment un ensemble : elles décrivent le même modèle, et une valeur qui change dans l'une doit changer dans les autres. C'est aussi le dossier qui a produit les enseignements les plus durables de cette passe — exécuter le code plutôt que lire ce qu'on en a écrit, et se méfier d'un garde-fou dont on n'a pas vérifié la date. Le récit complet est dans la fiche de tuners_vibration.
Les scripts publiés sont en phase avec ceux qu'on exécute
Plusieurs fiches de cette rubrique appuient leurs conclusions sur l'exécution d'un modèle Julia, alors que les articles renvoient le lecteur vers le dépôt public. Ce sont deux copies distinctes, qui pourraient avoir divergé en silence.
Comparaison faite le 2026-07-30 : simulation.jl, variability.jl, pcp_vs_firearm.jl, pcp_tuner.jl et harral_a22lr.jl sont identiques octet pour octet entre tuners/ et le dépôt publié. Ce qui a été exécuté est bien ce que le lecteur peut lire. Contrôle à refaire chaque fois qu'une fiche invoque une exécution — voir le détail.
Les figures mentent aussi, et personne ne les relit
Le dossier optique du 2026-07-30 a produit l'enseignement le plus net de la rubrique. Une page renvoyait à un schéma qui n'a jamais existé — un <img> en 404 servi à tous les lecteurs — et les deux autres schémas, qui existaient, portaient des étiquettes de grossissement incompatibles avec ce qu'ils dessinaient, désignaient deux cibles différentes, et démentaient le texte de leur propre article.
Trois leçons en découlent, désormais appliquées :
- un média référencé doit exister — c'est une règle du linter depuis, le cas ne se reproduira plus en silence ;
- une figure se mesure dans sa source, comme les cercles de Rayleigh de probabilites_statistiques ;
- et elle se regarde. Convertir le SVG en image a révélé deux défauts qu'aucune lecture du code n'avait montrés. « Valide » n'est pas « lisible » : le XML était correct dans les versions fausses.
Le dossier entretien, ou la source qui contredit celui qui la cite
Trois pages décrivent le même geste d'atelier, et elles en donnaient trois versions incompatibles — dont une que réfute explicitement l'essai que le site donne lui-même en référence, sur la page voisine. Personne ne l'avait vu parce que personne n'avait ouvert la référence de l'autre page.
Le dossier a aussi produit le cas le plus retors de la passe : une notice fabricant citée mot pour mot et pourtant renversée, faute d'avoir repris la ligne suivante qui posait la condition. Voir la fiche.
Le dossier balistique interne, ou la correction qu'on oublie de propager
Le dossier C.I.P. avait établi que la pression d'épreuve a deux coefficients selon le type d'arme. Deux pages et le code avaient été corrigés — mais une troisième page portait la même erreur, et c'était celle qui s'adresse au rechargeur. Corriger une valeur ne suffit pas : il faut la re-chercher dans tout l'espace de noms.
Le dossier a aussi produit un tableau de physique dont on a pu retrouver l'origine exacte : ses quatre valeurs sont celles d'un projectile sans traînée lancé à 560 m/s, dans une page de tir à 1 000 mètres. Et un contrôle qui a failli produire une fausse correction, sauvé par le choix de la bonne statistique. Voir la fiche.
Le dossier visée, ou la page qui se contredit avant qu'on ouvre le code
Une chute de balle annoncée cent fois trop faible, et qualifiée de « négligeable » sur une cible dont le visuel dix mesure un demi-millimètre. Ce qui a permis de la trouver n'est pas le code, c'est la page elle-même : deux sections plus bas, le paradoxe du cant donne un chiffre incompatible avec la chute annoncée. Le code n'a fait que confirmer.
Le dossier a aussi montré l'inverse du réflexe habituel : trois schémas dont la construction paraît fausse au premier coup d'œil — même foyer dans les trois — et qui sont en réalité exacts. Voir la fiche.
Le dossier dioptre, ou l'arithmétique juste au service d'une convention fausse
La page sur le dioptre avait été survolée au lancement de la passe, avec cette conclusion : « aucune correction nécessaire ». Tous ses nombres étaient en effet justes. L'erreur était ailleurs : la formule d'ouverture optimale comparait un diamètre de flou à un rayon d'Airy, et le minimum dessiné par la figure héritait du facteur 2 — l'optimum réel est √2 plus grand. Un contrôle arithmétique ne voit jamais ce défaut ; il faut contrôler ce que les formules comparent, pas seulement ce qu'elles calculent. Voir la fiche.
La rubrique est terminée
Les 37 articles de la rubrique Technique ont été passés en revue, du 2026-07-26 au 2026-08-24 : 31 portent une fiche, les 6 autres ont été contrôlés avant que le dispositif de fiches n'existe et figurent au tableau ci-dessus. C'était la rubrique la plus exposée : celle où une erreur change un réglage, un geste d'atelier ou une conformité en compétition.
Le dernier dossier a produit un cas instructif à lui seul : un test de reconnaissance d'étui dont le sens était inversé par un seul mot de liaison, alors que tous les nombres de la phrase étaient exacts. Recalculer ne suffisait pas — il fallait lire ce que la phrase affirmait de ses propres nombres. Voir la fiche.
Une page neuve, contrôlée le jour même
Le 2026-08-09, un article sur le tir en pente est venu s'ajouter à la rubrique close. Il a été contrôlé avant qu'un lecteur ait pu régler quoi que ce soit dessus, et il a produit deux enseignements que la passe n'avait pas encore rencontrés.
Le premier tient à la comparaison qui ne convoque jamais l'arbitre. La page opposait deux méthodes de correction et désignait une gagnante — sans jamais calculer la valeur exacte. Or les deux se trompent de la même quantité, en sens contraires, et celle qui était présentée comme la formule de référence est en réalité la plus biaisée des deux : appliquée à une trajectoire sans traînée, où le résultat exact se calcule à la main, c'est la règle « approchée » qui tombe juste. Comparer deux approximations l'une à l'autre ne dit rien de leur justesse.
Le second est un défaut de rendu qui ne laisse aucune trace : le signe % disparaît de toute expression mathématique, l'antislash qui devait le protéger étant consommé par l'analyseur Markdown avant que le moteur mathématique ne lise le % restant comme un début de commentaire. Une colonne entière de pourcentages s'affichait sans unité — et une autre page de la rubrique en souffre depuis toujours. Le linter ne le voit pas. Voir la fiche.